‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 207 sur 232 · II. Ordre des causes cosmiques · texte numérisé non relu

II. Ordre des causes cosmiques

De l'air atmosphérique gomme cause de maladie. 2' ordre Oc l air

almosphenque.

Divisions. L'air peut occasionner des maladies : 1° par ses propriétés physiques; 2" ses propriétés chimiques; 3" par les corps solides, liquides ou gazeux qui y sont tenus en suspension; /i° par l'intermédiaire d'un agent d'origine inconnue qui s'y développe et devient la cause spécifique des épidémies et des constitutions médicales.

I. Propriétés pliysIqsRCs €Ïc l'air. A. Pression 1° l'ression. atmosphérique. 11 est fort douteux qu'on doive attribuer à un accroissement de cette pression, même lorsqu'il est subit et considérable, le développement des congestions et des hémorrhagies cérébrales , à plus forte raison de quelques autres hémorrhagies (hémoptysie, épistaxis).

B. Des vents. Les mouvements de l'air ont une grande 2» venu, importance en étiologie; ils contractent des qualités nuisibles, en traversant certaines contrées : tel est le sirocco qui, en raison de sa sécheresse, de sa température élevée et de sa rapidité, agit sur le système nerveux, brise les forces, etc. D'autres vents se chargent, au contraire, d'humidité, et sont en même temps chauds ou froids. Dans ce cas ils déterminent des effets semblables à ceux de la chaleur et du froid.

Ils servent aussi de moyen de transport, à des miasmes «ervem

, ^ de véhicule aux

contagieux, aux eflluves des marais qu ils transportent miasmes

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à de grandes distances, et avec lesquels ils traversent la mer. C'est ainsi qu'arrive en Angleterre le miasme puludéen dégagé à l'embouchure de l'Escaut. On ne sait pas exactement la limite que peut atteindre le miasme ainsi propagé. Sans parler du transport des semences des plantes dans des contrées fort éloignées, on sait que des corpuscules grossiers et impalpables, les cendres du Vésuve, par exemple, arrivent jusqu'à Venise ou en Grèce, et que la poussière de l'Hécla franchit quelquefois un espace de cinquante lieues.

Quand les vents soufflent en sens contraire et remontent vers les lieux infectés, on peut impunément restera une très-courte distance de ceux-ci. On est sûr alors de ne pas contracter la maladie, sécheresse; Les vents, en raison de leur sécheresse, de leur humihumidiié. clité et de leur température, peuvent occasionner le développement rapide d'un grand nombre de maladies qui correspondent assez bien aux qualités mêmes des vents. Quand ce sont les vents froids et secs qui soufflent, on voit sévir des pneumonies, des pleurésies, des angines ; quand ce sont des vents froids et humides, les affections catarrhales, les coryza, les asthmes, le rhumatisme, se manifestent.

Ils causent souvent une excitation nerveuse fort pénible, réveillent les douleurs rhumatismales assoupies, en produisent de nouvelles, sans qu'on puisse toujours se rendre compte de la nature des accidents par les qualités physiques de l'air en mouvement.

Enfin, c'est au moyen des vents que les épidémies se propagent, à de grandes distances ; mais alors un principe inconnu est la cause de cette transmission'épidémique sur laquelle nous reviendrons plus loin.

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