‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 209 sur 232 · CONSTITUTION MEDICALE · texte numérisé non relu

CONSTITUTION MEDICALE

5° Les circonstances précédentes expliquent la dilï'é- ii" lagravii.^; rence qui existe, sous le rapport du pronostic, entre les maladies suivant qu'elles sont influencées ou non par le génie épidémique. Une aflection bénigne, simple, à marche régulière, sous une constitution médicale déterminée, acquiert une gravité extrême et offre une marche toute différente sous une autre influence épidémique. On conçoit combien il importe au praticien de connaître ces particularités, s'il veut pronostiquer, avec quelque certitude, calculer exactement la mortalité des cas, et mesurer le degré d'efficacité d'une médication. S'il ne tient pas un compte rigoureux de ces conditions diverses, il se trompe lui-même et trompe les autres.

6° Enfin le dernier caractère de l'épidémie stationnaire r," -e iraitemem. est fourni par l'action même des médicaments. Ceux qui réussissent dans les cas ordinaires échouent complètement, et l'on est souvent contraint d'essayer plusieurs remèdes avant de trouver celui qui amène le plus de guérisons. Une pneumonie peut être ainsi traitée avec succès par l'émétique, la saignée ou le quinquina, c'est-à-dire par des remèdes dont les effets sont très-difl'érents, suivant la constitution régnante. C'est donc avec juste raison que les plus célèbres épidémiographes ont recommandé de ne pas s'en tenir à un seul traitement et de le varier suivant les épidémies, et par conséquent d'apprendre à reconnaître l'intervention de ce puissant élément de maladies, afin de lui obéir. Ces traditions de l'antiquité méritent d'être scrupuleusement conservées.

Toutes les maladies sont-elles influencées par la constitution épidémique? le sont-elles au. même degré? On peut établir d'une manière générale qu'aucune maladie n'échappe à cette influence cosmique.

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