ÉPIDÉMIE
tement du lieu qu'elles avaient envahi d'abord, s'y njontrer de nouveau une seconde et même une troisième fois. En général, ces réapparitions ont lieu peu de temps après la première attaque, et lorsque le génie épidémique n'a pas épuisé, en quelque sorte, toute son action.
Les épidémies éventuelles n'ont rien de fixe dans leurs Marche
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apparitions. Si 1 on a avancé le contraire c est parce qu on parmi les peuples; a confondu avec elles les maladies endémiques et les constitutions saisonnières et annuelles. Elles visitent souvent d'immenses étendues de pays, connue le choléra qui, sorti de l'Inde, a parcouru l'Asie, l'Afrique et l'Europe entière; comme la peste, la grippe, la peste noire du moyen âge. D'autres fois la maladie s'arrête dans une contrée, ou borne ses ravages à une seule ville, à une prison, ou à un établissement public. Souvent on suit les traces de son passage à travers de vastes pays; elle marque ses étapes et n'a- Régulière, vance que lentement à travers les villes, les villages et les '[^^prévte'' routes frayées. Plus souvent encore, elle affecte une marche irrégulière et désordonnée. Elle s'arrête dans une ville ou une région de petite étendue, puis reprend tout à coup une marche rapide et traverse, sans direction aucune , des portions considérables de pays ; elle saute par-dessus des lieux qu'elle devait visiter, et, au contraire, s'écarte et revient pour saisir inopinément une population qui croyait lui échapper. Il suffit de jeter les yeux sur Titinéraire suivi par le choléra, la peste, les épidémies de petite vérole ou de grippe, pour demeurer convaincu que ces maladies déjouent toutes les prévisions humaines et les calculs qu'on voudrait établir sur leur marche probable. On en a vu occuper, en même temps, une très-vaste contrée et se disséminer ainsi par foyers multiples très-nombreux, très-distants les uns des autres.
Uireclion des épidémieF;
Leur origine dans corlaines contrées.
EfTelS de l'épidémie sur la sanlé.
On a cru qu'elles se dirigeaient de préférence de l'est à l'ouest (Pline, Sims), mais cette opinion n'est juste que pour les maladies épidémiques qui vont d'Asie en Europe. Cependant quelques-unes affectent une marche régulière et dans une direction constante. La plupart dévient de leur route. On en a vu qui suivaient le cours des rivières (choléra) , le littoral des mers, la route parcourue parles caravanes. Il y a, dit-on, des limites que ces épidémies ne franchissent pas. Nous croyons, en pareil cas, qu'on a encore confondu avec elles les maladies endémiques, comme la fièvre jaune et la peste.
Les épidémies ont fréquemment leur source dans les contrées méridionales et orientales. Nos épidémies indigènes de fièvres exanthématiques , de typhus , de fièvre typhoïde , de grippe , se développent évidemment sous l'empire de causes assez limitées. On ignore entièrement pourquoi, dans des localités saines, et où la population est loin d'être agglomérée, il survient des épidémies si violentes de fièvres typhoïdes , de coqueluches , d'oreillons, etc.
De tinfluence exercée par ïèindèmie sur Vorganisme sain et malade el sur les autres maladies. Un des effets les plus caractéristiques et les plus constants de l'épidémie, est d'influencer, à des degrés différents, les hommes sains ([ui se trouvent placés dans sa sphère d'action. Pendant que le choléra sévissait à Paris , il a été facile de s'assurer qu'un grand nombre d'individus éprouvaient quel- ([ue dérangement dans leur santé. Les uns digéraient mal, avaient, après le repas , des coliques, des flatuosités, et finissaient par contracter de la diarrhée ; les autres, des crampes et de la disposition au refroidissement. Il est vrai qu'il fiiut tenir compte de l'influence morale que les