ALIMENTS
Il n'en est plus de môme chez l'homme en santé; il faut pour provoquer le diabète une tout autre cause que le régime alimentaire, et la meilleure preuve qu'on puisse en Iburnir, c'est qu'on ne guérit pas les diabétiques en leur ôtant tous les aliments qui contiennent de la fécule.
Une autre espèce d'alimentation nuisible consiste dans rrivaiiois l'emploi habituel et exclusif de viandes salées ou conser- ^^o^iaux nais vées par d'autres méthodes. En même temps la privation de légumes frais et de fruits , expose ceux qui sont soumis à cette mauvaise nourriture, comme les marins et les soldats assiégés , à un très-grand nombre de maladies et surtout à l'affection scorbutique , à la dysenterie et à la diarrhée. Cependant il faut encore , en pareil cas , que ' d'autres causes interviennent. L'humidité el le froid , dans quelques parages, le même agent et la chaleur dans d'autres, sont les causes occasionnelles qui déterminent l'invasion du scorbut.
On a été témoin en 1817. en France et en Orient, des effets terribles occasionnés par l'emploi exclusif de plantes de toutes espèces dont les malheureux étaient contraints de faire leur nourriture ; ils devenaient hydropiques (Gaspard, Guillaumon). Il y aurait beaucoup à dire sur la cause de cette maladie, dont on continue cependant à enregistrer l'histoire.
C'est encore à une cause du même genre, l'insuffisance des aliments, qu'il faut attribuer les maladies auxquelles donnent lieu les céréales altérées par les pluies, les inondations, l'inclémence des saisons ou par le mauvais état de la culture, quelle qu'en soit la cause (guerre, épidémie) . Sans parler de l'accroissement de la morlalité pendant les années calainiteuses et pendant celles qui les suivent, ni delà morlalité moyenne qui s'é-
Usage exclusif d'aliments insuffisants.
Altération des céréales ,
Ergotisme.
Pellagre.
Maladies de la pomme de terre.
Boissons fermenlées.
Ses funestes elTtls.
lève ou s'abaisse avec le prix du blé, rappelons que l'influence des disettes se fait sentir sur les jeunes gens appelés par le recrutement, qui offre toujours un déficit correspondant à l'année de famine.
Nous ne ferons que mentionner les terribles efiets devenus très-rares, des farines qui contiennent une forte proportion d'ergot de seigle. Les deux formes principales de la maladie qu'elles occasionnent sont connues sous le nom d'ergolisme convulsif et gangrèneux.
On a prétendu rapporter à l'usage exclusif de la farine du maïs, soit qu'il ait été recueilli dans un état de maturité incomplète , soit qu'il contienne un champignon nuisible appelé le verderame , la maladie qui a reçu le nom de pellagre. D'autres la considèrent comme une affection due à des causes endémiques.
Depuis quelques années les fréquentes altérations que produit le développement d'un champignon (oïdium) sur la pomme de terre, le raisin et tous les fruits en général, n'ont point paru avoir d'action bien nuisible sur la santé de ceux qui en ont fait usage.
Boissons ferment ces. Nous voici en présence d'une cause bien autrement sûre de maladie que ne le sont les substances alimentaires : nous voulons parler des boissons fermentées. On doit considérer le vin comme un véritable aliment, surtout pour les malades. Quand il est pris en excès, de manière à provoquer les effets de l'ivresse ou de l'empoisonnement chronique, il devient alors la source de nombreuses maladies qui frappent non-seulement le malheureux adonné à cette funeste passion, mais, ce qui est plus terrible encore, ses descendants. Indiquons en cpielques mots l'ensemble des maladies auxquelles les uns et les autres se trouvent exposés.