‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 216 sur 232 · BOISSONS · texte numérisé non relu

BOISSONS

Outre les effets immédiats de l'alcoolisme aigu, tels que l'aicooiisme l'ivresse, le délire, les hallucinations, l'apoplexie, les actes '''s^'^^'^''^»"'^'"'cruels auxquels se livre le malade, on voitbientôt paraître, dans les formes chroniques de l'empoisonnement, des maladies très-différentes quoique de même origine. Du Maladies côté du système nerveux, ce sont l'hébétude, l'abolition ^l^Jy^tT des sentiments moraux , des hallucinations ou bien des formes convulsives , telles que le tremblement , les convulsions et l'épilepsie; dans d'autres cas, la paralysie générale et progressive, terminée par la dégradation de l'intelligence et des sentiments, par la démence. Souvent les sujets sont pris de bonne heure de tous les symptômes de la mélancolie, de la monomanie homicide ou suicide. Ces ei des viscère? . maladies sont quelquefois remplacées par des lésions viscérales, des maladies de l'estomac, la cirrhose, les dégénérescences graisseuses du foie, des lésions chroniques du cœur et de l'aorte.

On remarque trop souvent chez les descendants despa- Transmission rents livrés àl'alcoolismechronique, divers troublesdel'in- parvoie d'hérédité

1» /V -1 1 11 ... des maladies

telligence, 1 affaibhssement moral, les mauvais mstmcts, alcooliques, la dipsomanie, le penchant à la paresse ou simplement à des actes excentriques, l'originalité, etc. Chez d'autres on observe un arrêt de développement physique ou de l'intelligence, la folie, la démence et plus souvent encore la paralysie générale. Enfin les médecins, qui se consacrent à l'étude des maladies mentales, se sont attachés, dans ces derniers temps, à nous montrer cette influence de l'alcoolisme se continuant par voie d'hérédité dans plusieurs générations ; triste effet d'une fatalité aveugle et l unesic terrible dont il nous est impossible de pénétrer le mys- -i" f^^aiismc. tère! On voit, en effet, dans les livres qui traitent de l'aliénation mentale, des exemples fréquents de sujets dont

les pères sont morts de maladie ébrieuse et qui, après avoir été atteints eux-mêmes de dipsomanie , d'abrutissement, de folie, ont transmis à leurs enfants, soit des lésions de l'intelligence, soit la paralysie ou la folie. A la troisième génération , les enfants étaient hypocondriaques, lypémaniaques, ou se suicidaient ; à la quatrième, on remarquait une intelligence peu développée, des accès de manie, la stupidité, l'idiotisme, et la race heureusement s'éteignait ainsi (1).

Empoisoniicmeui Nous ue fcrous quo rappeler l'empoisonnement par pari opium, j'^pj^j^, ^ ^^^^ s'accorde à comparer les funestes effets à ceux de l'alcool, et qui menace de faire périr, après l'avoir dégradée, une grande partie des habitants de la Chine. L'intoxication par le hachisch ne produit pas des efl^ets aussi funestes.

Aciioii du café. VacHon du café, pris à haute dose et très-concentré, est suivie de phénomènes morbides très-réels. Il excite fortement la circulation, rend les mouvements du cœur plus énergiques et plus précipités, et donne aussi au cerveau une activité plus grande. Mais il peutallerjusqu'à produire des palpitations, des douleurs au cœur, de l'étouffement; il congestionne le cerveau; il finit par ôter l'appétit, par amener la gastralgie, un tremblement léger dans les membres supérieurs, etc. 11 empêche le sommeil et prédispose aux névroses, à la névralgie, peut-être à la goutte. Du ti.6. Quant au thé, quoique son action soit moins forte que celle du café, on a reconnu qu'il pouvait accélérer la circulation, causer l'insomnie et provoquer la gastralgie et des dyspepsies.

(0 Voyez le livre dfi M. Moiel -. Traité des dégénérescences plujsiques^ intellectuelles et morales de l'espèce humaine, p. 113, 125 cl sparslm in-8", Paris, 1857. '

IINFLUENCE DES LIEUX.

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