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DE LA CÉPHALALGIE

vropathies, surtout celles qui accompagnent le retour d'âge où elle acquiert une intensité et une durée désespérantes, enfin dans les maladies convulsives, la chorée, le tremblement, le délire des ivrognes, etc.

2° Céplialals;lc sympathique. Il serait absolument céphaïui^iu sans utilité de parcourir le cadre nosologique pour mon- ^^'"P''^''"'"'-'trer que la douleur céphalique est le phénomène le plus commun de tous les accidents sympathiques. Cependant comme elle ne se présente pas de la même manière dans tous les cas, nous en indiquerons sommairement les particularités les plus importantes.

A. On doit placer en première ligne toutes les fièvres, céphalalgie les exanthématiques surtout, comme une des causes les ^'^^ f.^!,'"?

i ' essenlielles ;

plus constantes du symptôme que nous étudions; et comme on l'observe également dans les maladies fébriles telles que la pneumonie, le rhumatisme, les inflammations viscérales, on en peut conclure que la douleur de tête fait partie intégrante de l'état fébrile. On la trouve parmi les prodromes et dans la période d'augment des fièvres essentielles et symptomatiques. On l'a attribuée k une congestion encéphalique dont rien ne prouve l'existence, ou à un trouble de l'innervation ; ce qui est l'hypothèse le plus probable.

Parmi les fièvres qui donnent lieu à cette douleur, des fièvre» nous signalerons plus spécialement : la fièvre typhoïde sympiomauqucs ; dont elle est un symptôme constant, soit pendant la période prodromique, soit pendant celle d'augment.

B. Les fièvres bilieuses simples, les gastriques continues, rémittentes, dans lesquelles la douleur frontale et temporale se développe d'une manière pénible pour le malade et cesse immédiatement après le vomissement.

, 1 T 1 1 3, d'une maladie

C. Viennent ensuite toutes les maladies locales, d a- locaienoiifthriu-

134 SXMPTOMES SENSORIELS.

bord les lésions aiguës puis les chroniques de l'utérus (métrite, métrorrhagie, déviations et flexions), r.éplialalgie D. Tous Ics troublcs dc la digestion gastriquG causés gastrique. ^^^^ flévrose , soit par une lésion organique

(cancer, ulcération, ramollissement) ; ilestpeu demaladies locales qui retentissent plus vite et plus constamment sur l'innervation cérébrale. Un grand nombre de migraines sont i/a.s/rigites (indigestion, dyspepsies); d'autres dépendent de l'utérus ou de l' irritations du gros intestin (diarrhées, constipation surtout).

E. Enfin toute maladie locale peut développer cette douleur sympathique ; mais les conditions qui la favoi'isent particulièrement sont le mouvement fébrile , les désordres nerveux et l'altération du sang. Dans ce dernier cas, l'état anémique qui suit presque toutes les maladies chroniques contribue beaucoup à troubler le système nerveux et à provoquer la céphalalgie. Aucun symptôme ne marque plus souvent et plus sûrement le début des affections internes. On le voit figurer parmi les autres symptômes prodromiques, surtout des maladies générales, des fièvres, des affections virulentes.

3 ' céphaLiigie ,V Céplialalg^ic idSopatliiquc. On doit donner ce m"gJa'ine. "^"^ ^ doulcurs de tête qui viennent chez les sujets nerveux, à l'occasion de la cause la plus légère, d'une émotion morale, d'une fatigue musculaire, de la chaleur atmosphérique. Ces douleurs ou migraines constituent de véritables névroses dont le dérangement fonctionnel d'un organe est la cause la plus commune, mais qui ne peuvent pas toujours être rapportées à une maladie distincte. Ce ne sont ni les moins pénibles, ni les moins rebelles. Elles ne peuvent être caractérisées que par lY-

RACHIALGIE. \

limination diagnostique de toutes les autres aileclions dont la céphalalgie est le symptôme.

11. Rachialgie. Ladouleur ressentie le long de la colonne r.aciiiaigie. \ ertébrale, et qui a son siège dans ses différentes parties constituantes, doit porterie nom de rachialgie. Symptôme de maladie très-dissemblable comme la céphalalgie, cette douleur peut exister dans la peau, les muscles, les parties fibreuses, les os, la moelle épinière et ses enveloppes membraneuses.

L'hyperesthésie bornée à la peau détermine une vive p.aciiiaigie douleur rarement spontanée, mais que le plus léger at- '^^i"'"'f. touchement ou la pression opérée par le poids du corps, provoque surtout au niveau des apophyses épineuses et dans la région dorsale et cervicale. Elle est le signe ordinaire de l'hystérie, de la névrosthônie et de la chloroanémie.

Les muscles sacro-lombaires, le trapèze, le grand r.achiaigie

•11 «.fi-ii .^- A musculaire.

dorsal sont souvent affectes de douleurs qu on fait paraître en appuyant sur les apophyses et dans les gouttières vertébrales, au niveau de l'origine des nerfs rachidiens : elles se montrent aussi pendant les moindres mouvements du rachis.

Les caractères de la rachialgie hystérique sont telle- r.achiaigie ment tranchés qu'ils peuvent être un signe diagnostique de l'affection. Elle manque très-rarement : on la trouve au niveau des huit premières vertèbres dorsales, puis des dernières dorsales et des lombaires, et enfin des cervicales, beaucoup plus souvent dans la gouttière vertébrale gauche que dans la droite (97:20, Briquet), sur les apophyses et les côtes de la poitrine. Rarement spontanée, elle ne se manifeste que lorsqu'on vient à presser sur les points indiqués; il en résulte des phé-

liyslérique,

iiomènes réflexes, fort singuliers et qui diffèrent, suivant la hauteur à laquelle la pression est exercée ; si c'est dans la région cervicale, on fait paraître un sentiment de strangulation et de constriction au larynx ; dans la région dorsale, de la dyspnée, un serrement de poitrine et des battements de cœur; plus bas encore, de la gêne et de la constriction épigastrique. On a attribué, à tort, cette douleur à la fatigue musculaire qui suit les attaques souvent fréquentes et intenses d'hystérie. Une jeune fille qui n'a plus de ces accès depuis six mois, présente cependant cette hyperesthésie musculaire au plus haut degré.

nachiaigie C'est aussi daus les muscles du cou, du dos et princi- A. nhumiiîîmaïc P^^^'^^'^^ région lombaire que vient se fixer le

{lumbago rhumatisiue et qu'il y provoque une rachialgie marquée,

rhumatismale). ,,, , ,

surtout par 1 impossibilité de contracter les muscles, sans qu'aussitôt il se développe une violente douleur. Un effort énergique, en causant la rupture de plusieurs fibrilles musculaires, est immédiatement suivi d'une douleur semblable, vive, lombaire, unilatérale gauche principalement, quelquefois droite, et que le moindre mouvement exaspère. Elle est souvent confondue avec le lumbago rhumatismal dont elle diffère cependant par sa cause.

Les parties fibreuses, les téguments et les aponévroses insensibles dans l'état normal, deviennent le siège de douleurs profondes et très-fortes lorsque le rhumatisme vient à s'y fixer.

INul doute que la rachialgie spontanée ne soit le symptôme fréquent qui marque le début et toute la durée des affections du système osseux (carie, rachitisme et scoliose vertébrale, mal de Pott).

RACH[ALG[E.

Douleurs Ihoraciques.

Enfin la méningite racliiclienne aiguë, la myélite, le sympiomaiique. ramollissement non inflammatoire de la moelle , sont annoncés par une rachialgie obscure, spontajiée, ou, ce qui est plus ordinaire, provoquée par la pression, la percussion ou l'apposition d'un corps chaud, le long de la colonne vertébrale.

Les rachialgies précédentes sont le symptôme d'une maladie locale. D'autres se rattachent à une altération du sang : la chlorose, l'empoisonnement par le plomb produisent la rachialgie. On l'observe aussi dans les accès de fièvres intermittentes, pendant le stade de frissons. Elle est sympathique d'une maladie de l'utérus, de la leucorrhée, des pertes séminales, de la masturbation et surtout d'excès vénériens {tabès dorsalis).

III. Pleuralgie : douleurs ihoraciques ou douleurs de côté. On l'observe dans les mêmes conditions morbides que la précédente. Nous ne ferons donc à son sujet que des indications sommaires. On a trop souvent désigné sous cette dénomination la névralgie intercostale. Celle-ci cependant n'en est qu'une espèce et encore la moins fréquente de toutes. La plus commune est la douleur qui réside dans les muscles des parois pectorales et dont le rhumatisme est la cause. Les mouvements du thorax l'exaspèrent, la chaleur et le repos la guérissent. La rupture fibrillaire est rare dans les muscles thoraciques : elle ne peut donc produire cette douleur que chez quelques malades.

Lorsqu'elle s'étend en ceinture, en suivant les côtes depuis la gouttière vertébrale jusque vers le milieu du sternum, ou le creux épigastrique ; lorsqu'elle occupe un seul côté, le gauche spécialement; qu'elle est égale sur tout le trajet des muscles intercostaux ; qu'elle est ex-

Pleuralgie hystérique.

138 SYMPTOMES SENSOUIELS.

citée par la pression ou les mouvements , on reconnaît la douleur hystérique dont on a voulu faire à tort une névralgie intercostale. Celle-ci suit un trajet particulier et a un ou trois points douloureux qui la distinguent de l'autre.

^ymplomalique. Enfin elle pcut dépendre d'une pleurésie, d'une pneumonie, d'une maladie de la côte (carie, nécrose) ou do la phtliisie pulmonaire. La localisation d'une douleur située au-dessous du sein, dans un espace assez circonscrit et s' exaspérant par la respiration, révèle l'existence de la pneumonie; plus étendue et moins douloureuse, la pleurésie. Dans la région précordiale, elle tient à la péricardite, à l'hypertrophie ou à l'endocardite rhumatismale.

Les douleurs musculaires se montrent très-fréquemment chez les sujets atteints de tubercules pulmonaires, au début et dans la seconde période. Elles occupent surtout la région inter-scapulaire et les espaces intercostaux, près du sternum. Elles sont spontanées ou seulement provoquées par la pression; elles dépendent ou de la fréquence de la toux ou de la pleurésie chronique et adhésive qui se développe autour des tubercules.

Nous signalerons encore les douleurs thoraciques qui occupent les régious scapulaires, la droite plus particulièrement dans les maladies du foie; celles qui s'irradient dans le dos et les flancs, dans la gastralgie et les lésions organiques de l'estomac. Ces douleurs sympathiques ont le caractère et le siège des névralgies. Épigasiraigie. IV. lilPiGASTRALGiE. Nous voulons marquer seulement la place des douleurs épigastriques pour rappeler qu'elles ont comme les précédentes leur siège à la peau, dans

rnOUBLES DE LA VISION. 139

les muscles de la partie supérieure de l'abdomen et dans l'estomac. Faut-il mettre dans les muscles la constriction qui empêche les malades de respirer, de dilater la poitrine, qui rend insupportables le moindre contact, la plus faible pression exercée par les vêtements ou les draps du lit. Telle peut être la cause de ces douleurs, dans certains cas, mais dans les autres la contraction spasmodique du diaphragme paraît jouer le rôle principal.

L'épigastralgie est le symptôme presque constant de l'hystérie, des névropathies, de la chlorose, de tous les troubles de la menstruation. Elle est le phénomène sympathique le plus ordinaire de toutes les affections do l'utérus, de l'estomac, du foie, de la rate, de la gastralgie et de la nosomanie.

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