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DOULEURS MUSCULAIRES

la dépendance d'une altération du sang, comme dans la chlorose, l'anémie, les intoxications saturnines; peut-être même doit-on rapprocher des troubles gustatifs ainsi provoqués ceux qu'on rencontre si souvent dans les maladies du foie. Nous avons rencontré peud'alTections dans le cours desquelles se soient présentés d'une manière plus constante et plus durable, et à un plus haut degré, les troubles dont nous parlons.

La perte du goût chez quelques chlorotiques , anémiques, hystériques et gastralgiques est telle que rien ne peut la dissiper et que les malades, prenant en horreur les aliments et la boisson, se laisseraient mourir de faim si l'on ne les contraignait pas à accepter quelque nourriture. On peut dire qu'il n'existe pas en séméiologie de phénomène morbide peu important : ceux que nous étudions en sont la preuve.

VI. DcN sensations morbides fournies par les muscles. Les muscles, outre l'extensibilité, la tonicité et l'irritabilité qui sont leurs propriétés spécifiques, possèdent en outre la faculté de sentir la quantité et la direction des mouvements exécutés par les membres ou d'autres parties du corps. On désigne sous le nom de sensation d'activité musculaire celle qui se développe pendant la contraction des muscles et qui nous donne la notion de la forme, du poids, de la consistance, de la résistance des corps. Les nerfs des muscles soumis à l'empire de la volonté en sont le siège.

On parle beaucoup depuis plusieurs années de la sensibilité électro-musculaire, c'est-à-dire développée à ['aide d'un courant électrique. En effet, cet agent de stimulation paraît mieux approprié que tout autre à la sensibilité des systèmes nerveux et musculaire qui s'y montrent

les névroses,

très-accessibles ; mais il ne faut pas croire que la sensation ■ douloureuse ainsi produite soit distincte de celle qu'on excite avec d'autres stimulants.

Hypéresihësie Pervcrsion de la sensation d' aclivité musculaiTe . Il faut '^"muTc^î^i'rr'^ lui rapporter les sensations de courbature, de brisement, Myosaigie, (]e fatiguo extrême, portés souvent jusqu'à la douleur que l'on ressent dans les muscles après un exercice musculaire violent ou prolongé, dans la période prodromique de dans lea fièvres, toutes les maladies fébriles (courbature fébrile) et dans toutes les névroses. Ces douleurs sont tantôt très-vives, comme dans les crampes du choléra et de la cholérine, tantôt faibles comme dans un grand nombre de convulsions toniques et cloniques (trismus, tétanos, chorée, tremblement mercuriel); à peine reste-t-il un sentiment de fatigue après de longues attaques de ces névroses du mouvement. Les hystériques, au contraire, ressentent, après leurs attaques, de la courbature, une forte douleur dans tous les muscles. Il en est de même dans l'épilepsie. Des douleurs souvent très-vives accompagnent les convulsions qui viennent agiter les muscles paralysés chez les malades atteints de cérébrite primitive ou consécutive à une hémorrhagie cérébrale. Dans lamyélite, lesmembres inférieurs ou supérieurs convulsés sont très-douloureux. Môme symptôme lorsque les membranes du cerveau ou de la moelle enflammée produisent la convulsion des membres supérieurs ou inférieurs.

L'hyperesthésie musculaire, ou plutôt l'accroissement du sens d'activité musculaire se développerait singulièrement sous l'empire de l'hypnotisme, si l'on voulait en croire quelques observateurs. Les hypnotisés, ces magnétisés d'une nouvelle espèce, pourraient écrire, enfiler des aiguilles, absolument comme s'ils y voyaient. Nous avons

les alTeclions cérébrales.

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