‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 38 sur 232 · III · texte numérisé non relu

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JG2 SYMPTOMES SENSORIELS.

voir, de se reproduire, et celles qui président à l'expulsion de l'urine et des matières fécales, peuvent être troublées, par la maladie, comme toutes les autres sensations.

Elles le sont de trois manières différentes : augmentées, diminuées ou perverties. L'appétit exagéré ou boulimie, l'anorexie, le pica, sont les trois espèces d'altération que peut subir la faim. Dans les diverses sensations que nous allons étudier, l'irritation des fibres sensilives du grand sympathique ne saurait être contestée. Aussi considérons-nous tous les viscères qui reçoivent ses fil»ts comme capables de fournir des sensations pathologiques souvent accompagnées de mouvements réflexes avec ou sans perception. Les douleurs utérines, ovariques, intestinales, sont très-nettement accusées par les malades et rapportées à leur véritable siège; dans d'autres cas, la perception n'est pas distincte , mais la sensation n'en existe pas moins. C'est ce qui a lieu, par exemple, quand la présence d'un ténia détermine la dilatation des pupilles ou des mouvements convulsifs.

Nous n'avons pas à nous préoccuper de la question de

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internes ; savoirsil'on doit considérer, en bonne philosophie, comme autant de sensations distinctes, celles que nous venons d'énumérer; il nous suflit de constater les altérations qu'elles subissent dans le cours des maladies. Or il est impossible de ne pas reconnaître qu'elles sont fréquentes etdignesde toute l'attention du pathologiste, parce qu'elles se manifestent presque toujours avant les autres troubles. La faim, la soif, sont constamment lésées au débat des fièvres, des maladies générales et locales, souvent même à l'occasion d'une courbature ou d'une maladie éphémère. La rétention d'urine ou des matières fécales peut tenir ou à la paralysie des réservoirs ou à l'abolition

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