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LÉSION DE LA TONICITÉ

en trouve à peine quelques vestiges sous la peau et qu'ils devient impropre au mouvement. L'atrophie musculaire n'est pas, il est vrai, la seule cause de l'amaigrissement squelettique ; la résorption des graisses y a aussi une grande part.

H. j^ymptômes fournis par le tronlilc ties , , ... .

de l'extensibilile.

propriétés spéciales des muscles. i° Trouble de Vexlensibililé. La propriété qu'ont les muscles de s' allonger sans se rompre pendant qu'on les tire, et celle toute contraire en vertu de laquelle ils tendent continuellement à se raccourcir quand ils sont au repos, sont, à chaque instant lésées, dans les maladies.

Nul doute que les douleurs musculaires qui surviennent dans les muscles des malades condamnés depuis longtemps au repos, ne tiennent à ce que leurs tissus rétractés ne peuvent ensuite se prêter facilement à l'élongation qu'exigent les mouvements. Par contre les muscles des parois du ventre énormément tiraillés par une ascite ou par une tumeur, ainsi que les tuniques musculaires de l'estomac, de l'intestin et de la vessie, peuvent s'étendre et acquérir des dimensions considérables.

2° Lésion de la tonicilé. A cette propriété que les uns Lésion ont appelé rétractililé , les autres contractilité de tissu tomcné. (Bichat) , tiennent la rétraction des chairs divisées, l'occlusion des ouvertures par les sphincters et la résultante des mouvements donnés aux membres en repos par les muscles antagonistes. On pourrait appeler la tonicité la propriété incessante, involontaire et non perçue qu'ont les muscles de se maintenir et de revenir sans cesse au repos. C'est cette force qu'on surmonte quand on cherche à étendre un muscle chez un malade endormi ou privé de son intelligence.

de l'irrilabililé.

Déviation On attribue généralement à cette propriété musculaire de la face. déviation des parties molles du visage frappé d'hémiplégie. Le nez, la joue, les lèvres sont tirés du côté opposé à la paralysie, parce que les muscles sains ont conservé leur tonicité, tandis que les muscles paralysés l'ont perdue. A cette force automatique conservatrice doivent être encore attribuées, suivant nous, la situation des membres dans un grand nombre de paralysies, celle des extenseurs des doigts de la main dans la paralysie saturnine qui porte sur cette partie.

Lésion Lésion de V irritabilité. L'irritabilité, appelée encore

moiilité, peut subir deux lésions principales: elle peut être accrue et pervertie (convulsion), ou diminuée et détruite (paralysie),

Dans le premier cas, le raccourcissement de la fibre musculaire est augmenté au delà de sa limite physiologique, en sorte que le mouvement produit est trop fort et dépasse le but que le malade voulait atteindre ; de plus il est involontaire, c'est-à-dire que le patient ne peut l'empêcher de se produire. Cependant il peut encore, dans quelques cas, continuer à faire mouvoir les muscles lésés, mais incomplètement et mal. L'intensité et la direction des mouvements et par conséquent la sensation d'activité musculaire sont également troublés, comme on le voit surtout dans la chorée et le tremblement des membres.

Définition doune le nom de convulsions aux mouvements

involontaires et anormaux qui ont leur siège dans les organes et appareils pourvus de muscles auxquels se distribuent des nerfs céphaliques, rachidiens ou ganglionnaires, et qui dépendent soit d'une lésion du système nerveux et musculaire soit d'un simple trouble des

de

la convulsion

fonctions propres à ces deux systèmes. (Voyez 1. 1, p. Zi63,) La lésion musculaire, qui consiste dans la diminution ou l'abolition de l'irritabilité, a reçu le nom de paralysie.

Ordre des matières. L'étude des convulsions et de la paralysie ne renferme pas tous les symptômes dont le système musculaire peut être le siège, dans le cours des maladies. D'autres signes diagnostiques essentiels sont fournis par les troubles que peuvent oflrir les mouvements simples, composés ou associés, des dillerentes parties du corps. L'attitude, le décubitus, la situation des membres, l'expression faciale, appartiennent à l'histoire de la motilité, et l'on s'étonne que les auteurs des traités les plus récents de séméiologie leur donnent place dans des chapitres consacrés à des matières toutes différentes. Nous étudierons donc : I. les troubles des mouvements partiels et coordonnés, II. la convulsion, III. la paralysie.

§ I. Troubles des mouvements partiels ou d'ensemble, Troubles ÉTUDIÉS DANS LES DIFFÉRENTES PARTIES DU CORPS. Sans '^^^ ""«"veme

que les muscles soient convulsés ou paralysés, ils donnent à certaines parties du corps des situations qui sont commandées soit par notre intelligence et notre volonté, soit par l'instinct, si l'intelligence est abolie. Le malade atteint d'affection cardiaque a soin de tenir sa poitrine trèsélevée et celui qui a un épanchement pleural se couche sur le côté affecté, etc. De ces mouvements résultent un certain nombre de signes diagnostiques auxquels les anciens devaient attacher plus d'importance que nous, parce qu'ils étaient privés des ressources précieuses que nous trouvons dans les méthodes modernes d'investigation, à l'aide desquelles nous arrivons plus sûrement au diagnostic local. Le praticien cependant doit en tenir un grand compte.

Décubiius. Décithitm. Dans l'état ordinaire le corps repose en supination; quelques personnes préfèrent à cette position le décubitus latéral droit ou gauche, dans lequel les membres sont à demi fléchis. Il est rare que la maladie ne dérange pas l'attitude du patient. L'adynamie, c'està-dire la diminution extrême des forces générales et de la musculaire en particulier, se reconnaît à ce que le corps est jeté comme une masse inerte , dans la supination , au milieu ou sur les bords du lit, sans que le malade puisse changer de position (fièvre typhoïde, coma, apoplexie, agonie). On le trouve parfois pelotonné sur luimême et tombé aux pieds de son lit. L'immobilité de toutes les parties du corps et des membres, avec un certain degré de contraction volontaire et de demi-flexion, caractérisent assez bien le rhumatisme articulaire. On peut dire que la supination est l'attitude la plus fréquente dans presque toutes les maladies.

Dans les affections douloureuses, quel qu'en soit le siège, le patient change, à chaque minute, de position, et ne se trouve bien dans aucune. Dans certaines coliques violentes , dans celles des peintres , ou celles qui sont occasionnées par une concrétion biliaire ou rénale , le malade courbe fortement son corps en avant , souvent même il le serre fortement avec les mains ou se couche sur le ventre.

Décubiius latéral. Le cUcubUus latéral est souvent observé dans la pleurésie; l'épanchement occupe en général le côté sur lequel se place le malade. Dans les maladies du cœur anciennes, dans la péricardite avec épanchement, la supination et le décubitus latéral gauche sont les deux positions les plus fréquentes.

Décubiius assis. Lorsque les sujets sont forcés de se tenir assis ou la

DECUBIÏUS.

poitrine fortement relevée et soutenue par des oreillers , on peut affirmer que la respiration est gênée, mais rien de plus ; car cette situation peut être commandée : 1° par une affection du cœur ; 2» par une maladie aiguë ou chronique du poumon (pneumonie, tubercule, emphysème) ; 3° par un épanchement simple ou double de la plèvre ; li° par une maladie quelconque du ventre qui repousse le diaphragme et limite ainsi le champ respiratoire (ascite, tumeurs enkystées, grossesse, hypertrophie du foie, ou de la rate, etc.); 5° par une lésion qui met obstacle à la libre pénétration de l'air (angines, croup, œdème de la glotte, etc.

Lorsque le malade prend de lui-même et conserve aisément la position assise c'est que la maladie cesse et que la convalescence commence. Ce signe est précieux dans les hôpitaux plus encore qu'à la ville.

Le décubitus sans cesse changeant que nous présentent les malades atteints de délire, de manie, de démence ou d'une violente douleur physique ou morale, constitue un signe qui a sa valeur.

L'immobilité du corps, pendant plusieurs heures, indique de violentes douleurs rhumatismales musculaires ou articulaires, ou un dérangement de l'esprit. On voit des malades fi-appés de stupidité, de monomanie mélancolique, d'hypocondrie, d'extase, garder invariablement la même attitude et ressembler à des statues. Il faut distinguer de cette immobilité volontaire et cérébrale celle qui tient à ce que les puissances musculaires sont frappées de paralysie ou de contracture (catalepsie, tétanos, tris-

^ Lésion mus) . des mouvemenls

Lésion des mouvements associés, dans difjérentes parties associes

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du corps. Nous ne ferons que signaler les changements parties du corps.

Décubilns variable.

Immobilité du corps.

généraux de situation, parce que leur étude reviendra nécessairement quand nous parlerons des contractions et des paralysies.

lion verticale. L' attitude quc prend le corps pendant la station verticale caractérise souvent la maladie. Les mouvements auxquels se livrent les sujets sont un moyen plus sûr encore de formuler un diagnostic. Sans parler de la paralysie et de la convulsion générale ou des membres, que l'on reconnaît à l'instant môme où le malade cherche à marcher, il est encore d'autres maladies dont le siège et la nature se révèlent aisément.

Tiiubation. La titubatiou indique l'adynamie fébrile, la douleur musculaire, l'alcoolisme, le vertige, la paralysie commençante, quelle qu'en soit la cause. (Voyez Paralysie.) La marche peut être empêchée par la dyspnée qui se manifeste au moindre mouvement. On doit alors songer à une maladie du cœur, des gros vaisseaux on des voies respiratoires (tubercule pulmonaire, emphysème) . L'effort musculaire est même un moyen de faire paraître les signes d'une de ces affections, lorsqu'elle est encore latente.

L'attitude que prend le coi'ps, pendant la station verticale ou la marche, est également en rapport avec certains mouvements que la douleur ou d'autres causes commandent. Le lumbago rhumatismal, les adhérences péritonéales, le prolapus utérin, la névralgie sciatique, donnent à la marche quelque chose qui fait aisément reconnaître la nature et le siège du mal.

Expression Exprcssiou faciaU. A tontes les époques, les médecins faciale. ^^^^ trouvé dans l'examen de la face des signes diagnostiques qu'il importe de ne pas négliger; nous n'avons pas à nous occuper des mouvements des différentes parties du visage. Ils sont presque toujours troublés dans les

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