EXPRESSION FACIALE
maladies, et ces troubles se traduisent surtout par l'expression faciale. Sans accepter la théorie de Ch. Bell sur les nerfs respirateurs, théorie ruinée par les expériences physiologiques modernes, on ne peut néanmoins se refuser d'admettre qu'un grand nombre de muscles de la Jace prennent part aux mouvements respiratoires, et que si ces derniers deviennent plus énergiques et plus précipités par l'effet d'une gêne apportée à la libre pénétration de l'air, on voit les ailes du nez se dilater et se resserrer avec force, les joues, les lèvres, les paupières se mouvoir synergiquement; il en résulte une expression d'agrandissement facial, de diduction des traits qui est fréquente dans l'emphysème, la pneumonie grave et les alTections caixliaques. Dans la face grippée au contraire les race grippée, traits convergent vers la ligne médiane et y sont ramenés par la contraction synergique des muscles, qui font exprimer au visage la douleur, l'anxiété, la crainte ; quelquefois les traits sont violemment contractés , et leur expression annonce une douleur viscérale profonde, sentie ou non, ordinairement même une lésion grave ou mortelle (péritonite, fièvre puerpérale, perforation intestinale, étranglement interne, etc.).
L'ensemble des traits qui composent la face dite hippo- Expression raciale cratique, dont on a tant parlé, mérite à peine une mention. ^^^^ jî'pjôcraie. On la retrouve dans des maladies si diverses et à une période si avancée qu'on ne peut en tirer aucun parti pour le diagnostic. En voici les principaux signes : front jolissé ; ceil enfoncé dans l'orbite, humide, languissant, caché derrière les paupières entrouvertes; ouvertures nasales blanchâtres, pulvérulentes ; nez pointu, contracté ; oreilles
' froides, relevées en haut et en arrière ; peau glacée, sèche
) ou gluante, grise ou plombée.
Sy.ArPTOMES MUSCULAIRES.
Diverses Nqus ne feroiis qu'appeler l'attention sur d'autres ex- ''^fadaUîs"' p^essions de la physionomie qui décèlent des états morbides beaucoup mieux caractérisés. La figure exprime le contentement; elle est épanouie {faciès erecta) dans les maladies graves du foie, l'ictère liémorrhagique essentiel plus spécialement. Dans un grand nombre de délires aigus et chroniques, le visage respire la gaieté (monomanie gaie, délire alcoolique) ; la tristesse la plus profonde, le découragement (mélancolie, hypocondrie); la fureur (monomanie homicide); le dédain, la hauteur (manie ambitieuse); le ravissement (extase, hallucination) ; la stupidité (idiotie, crétinisme); l'indifférence et la stupeur (fièvre typhoïde, état adynamique) . La figure est grimaçante, mobile dans les fièvres graves ataxiques, et les affections qui déteruiinent de vives douleurs, etc. , etc. Rire sardonique. Le rire sarcloniquo, dont la description appartient aussi à l'histoire du spasme, est marqué par une forte diduction des lèvres qui s'amincissent souvent à un degré extrême et se relèvent vers les joues en laissant voir les dents (crainte de la mort, passions tristes, délire aigu et phlegmasies douloureuses du péritoine, du péricarde, de la matrice). Dans le spasme cynique les lèvres et la bouche sont déviées de l'un ou de l'autre côtés (délire, hystérie). Données Nous pouri'ions cncore examiner de la même manière T^ponlnies' les divers groupes de muscle dont les mouvements asfournies sociés concourent à l'exécution de certains actes et de
par l'élude! t r ^- l^
des mouvemcnis quelquos lonctious. Ils sout tres-fi-équemmeut altérés composés, dans les maladies : le médecin les néglige parce qu'il n'est pas habitué à grouper les phénomènes morbides complexes ; il préfère à tort les étudier séparément. Cependant que de signes utiles au diagnostic il retirerait de ce genre d'exploration! 11 verrait ainsi que le mode