‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 58 sur 232 · iO SV\]PmMES GAnniAQUES · texte numérisé non relu

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si(jiies ei dans le diagnostic local, nous les recommandons aux praticiens qni n'ont pas tout sacrifié aux dieux du jour.

liée générale Le cœur est tout à la fois le commencement et la fin ''pmidt"^ l' t'Ji cercle que le sang doit parcourir, d'une ma-

dc ces troubles, latale et avec une vitesse déterminée, depuis la naissance jusqu'à la mort de l'homme. Il subit, avec une promptitude extrême, les moindres changements pathologiques qui surviennent dans les organes situés sur le trajet des vaisseaux ainsi que dans la composition du sang. Aussi trouverait-on difficilement un organe plus facile à émouvoir et qui traduise plus vite les soulTrances sympathiques ou directes qui lui arrivent. Les troubles les plus importants portent sur sa motilité^ ses mouvements prennent plus d'énergie ou deviennent plus faibles, s'accélèrent ou se ralentissent, ou présentent des irrégularités extrêmes. Nature et division fj^^^ étudier successivemeut : 1° le siège, 2" l'ac-

des symptômes . "

dynamiques, croissemeut , 3° la diminution, li' l'ataxie ou le désordre A. Troubles contractious du cœur considéré comme un muscle de

de la contraction

cardiaque, la vie de nutritiou, c'est-à dire soustrait à l'empire de la volonté, et offrant comme eux la convulsion, la paralysie et l'ataxie. Aux premiers troubles se rapportent les symptômes fournis par l'étendue et le siège des battements; aux seconds leur degré d'énergie; aux troisièmes leur faiblesse (syncope) ; aux quatrièmes les palpitations et tout ce qui concerne les altérations du rhythme (irrégularité, intermittence, etc.). Une cinquième espèce d'altération des battements consiste en ce que ceuxci sont remplacés par des vibrations tout à fait anormales qui se passent dans le cœur, et qui doivent naissance à des causes pathologiques.

On reconnaît ces modifications pathologiques à l'aide des bruits et de la pulsation thoracique. Aussi les a-t-on

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souvenl étudiés à l'occasion des bruits- mais cette mé' tiiode nous paraît peu philosophique. Elle subordonne l'accessoire au principal, et tend à faire perdre de vue le trouble dynamique en le plaçant sur un plan secondaire, après les bruits qui ne sont en définitive que le résultat de ces troubles sans lesquels ils n'existeraient pas.

La sensibilité du cœur, obscure et nulle dans l'état u. De la sensibinormal, peut s'accroître au point de produire des sensations pénibles et des douleurs violentes.

Causes des troubles dynamiques. Gomme dans toute causes

1 T • , I 1 ^ V T 1 . des sympiômeî

maladie viscérale, les symptômes cardiaques dynami- dynamiques, ques peuvent dépendre : 1" d'une maladie du cœur, de ses annexes ou du sang (phénomène symptomatique) ; 2° de la maladie d'un organe éloigné ou d'une maladie générale (phénomène sympathique); 3" enfin, exister seuls, à titre de maladie ou de phénomènes morbides idiopathiques. Les douleurs, les palpitations, l'angine de poitrine, appartiennent à cette dernière catégorie.

1° Phénomènes cardiaquessymplomaliquesd'unemalailie i" Maladie du cœur ou de ses annexes. Il nous suffit de rappeler que . ^" ^^"^

^ 1 el de ses annexes.

longtemps avant que les signes physiques des maladies du cœur apparaissent, des sensations pénibles, des palpitations, des douleurs et surtout la fréqnence et l'irrégularité des battements avertissent l'observateur qu'il se développe une maladie cardiaque. C'est parce que le i écit des malades est souvent incomplet ou erroné, ou parce qu'on les observe à une période déjà avancée de leur mal , qu'on a pu croire le contraire. Dans le cœur plus que dans tout autre organe, les troubles fonctionnels sont certainement les premiers en date, et souvent même les seuls qui existent pendant toute la durée de la mala-

2i8 SYMPTOMES CARDIAQUES.

die. Combien de sujets qui ne présentent actuellement aucun signe physique d'aflection cardiaque, mais seu- Jement quelques palpitations, et qui succombent tout à coup avec une rupture du cœur ou d'un gros vaisseau! On reconnaîtrait, plus sûrement et de meilleure heure, les maladies si l'on négligeait moins les symptômes dynamiques; souvent alors on pourrait instituer une thérapeutique efficace et prévenir le développement de lésions qu'on ne découvre qu'à une période trop avancée pour qu'elles soient curables. L'hypertrophie du cœur, liée aux lésions des valvules, s'accompagne toujours de l'accroissement des contractions musculaires ; celles-ci doivent être considérées comme proportionnelles à l'hypertrophie et à l'intensité de la gêne circulatoire qu'elles sont destinées à combattre. L'endocardite rhumatismale, la péricardite, une communication entre les deux cœ.urs produisent le même symptôme.

2" Maia iies 2° Phénomènes cardiaques sywptomatiques d'une maladu sang. ^.^ sang. Le sang ne peut s'altérer dans ses quantités ou ses qualités, ou physiquement et chimiquement, sans qu'aussitôt les fonctions du cœur se troublent. Gomment pourrait-il en être autrement? Ce liquide n'est-il pas le stimulant normal qui entretient la contractilité des muscles cardiaques? Supposez-le altéré spontanément comme dans l'anémie et la pléthore, ou modifié par la pénétration d'un agent spécial, comme dans les maladies virulentes, aussitôt les mouvements du cœur s'accélèrent : on observe la fièvre, des palpitations, etc. ^"locaifs" ^" Phénomène.^ cardiaques sympathiqyes d'une maladie Cl f^ncraie?. d'iui ovgane éloigné ou d'une maladie générale. Pour bien comprendre le mode de production des signes fonctionnels sympathiques et en donner la formule générale, il

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faut d'abord rappeler en quelques mots les faits physiologiques qui doivent servir de base à la séméiologie. Le cœur est en communication nerveuse avec la protubérance cérébrale par le pneumo-gastrique , et avec la moelle épinière par la portion cervicale et dorsale supérieure du grand sympathique. x\ucune partie de la physiologie n'a donné lieu à plus de controverses que celle qui a pour but de préciser l'action de chaque partie du système nerveux sur les mouvements du cœur. On en a nié et admis tour à tour l'influence exclusive, et cependant les faits pathologiques ne laissent aucun doute à cet égard. Toutes les lésions cérébrales, les névroses du sen- AcUon timent et du mouvement (hystérie, chorée, épilepsie, etc.) , i''^'s-d'fférentedes

^ f 5 i r ' J* jg^ij systèmes

les passions troublent à différents degrés, d' une manière nerveux sur continue ou intermittente, le rhythme des battements du «Tcuiation. cœur. 11 en est de même de toutes les lésions qui peuvent exciter l'action réflexe de la moelle épinière; elles n'agissent sur le cœur qu'au moyen du grand sympathique. Ce qui est digne de remarque, c'est que les maladies des viscères qui en reçoivent directement leurs nerfs comme le foie , l'estomac, les reins , la vessie et l'utérus, sont loin de troubler aussi fréquemment et avec autant d'intensité la motilité et la sensibilité du cœur que les maladies des organes animés par le système nerveux cérébro-spinal. Il existe sous ce rapport de très-grandes différences que le praticien ne doit pas oublier parce qu'il resterait dans une sécurité dangereuse s'il attendait que les troubles cardiaques se manifestassent, pour diagnostiquer une affection viscérale. Les maladies de l'uténis font exception à cette règle ; elles excitent très-souvent les troubles sympathiques du cœur (palpitations, irrégularité des battements, douleurs). Lorsque la physiologie

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