‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 71 sur 232 · POULS VEINEUX · texte numérisé non relu

POULS VEINEUX

qui donne passage au sang, et fournit un moyen précieux de reconnaître l'étendue et le siège réel de la maladie qui fait obstacle à la circulation veineuse.

Pouls veineux. Les veines présentent des pulsations pouIs veineux, auxquelles on a donné le nom de pouls veineux. Ce symptôme n'offre avec le pouls artériel qu'une ressemblance éloignée. Il se montre ordinairement dans les veines du son siège, cou, les deux jugulaires et la sous-clavière. Quelquefois il se manifeste dans les veines des membres ou du crâne qui communiquent avec une artère malade (anévrisme artérioso-veineux).

La veine affectée présente une série de soulèvements ses caractères, ou mieux encore d'ondulations qui, en général, n'ont pas Je rhythme du pouls artériel. Ces ondulations se succèdent ;\ des intervalles souvent inégaux , et dans tous les cas il est rare que la diastole veineuse soit toujours égale à ellemême: tantôt elle augmente et tantôt s'afiaiblit graduellement, semblable à la vague qui s'abaisse et disparaît. On s'aperçoit facilement que ces variations d'intensité de l'onde tiennent à deux causes, aux mouvements de la respiration et à ceux du cœur. S'ils agissent parfois dans le même sens, ils se contrarient dans d'autres : de là l'accroissement ou la diminution du pouls veineux.

Ce symptôme est rarement continu et persistant ; toutefois il peut exister pendant plusieurs jours. Il est plus fréquent à droite qu'à gauche : ce qui tient siirement à ce que les veines jugulaires de ce côté sont plus rapprochées de la veine cave supérieure et situées dans la direction du courant qui parcourt le tronc brachio-céphalique. On doit chercher à déterminer si la diastole veineuse est isochrone au premier ou au second bruit du cœur. Cependant il ne faut pas s'attendre à en tirer de signe

Lilalalion

partielle des veines.

Maladies dont la distension partielle des veines est le signe.

1° Maladies des veines.

m SYMPTOMES VEINEUX.

bien certain pour le diagnostic, quoiqu'on ait prétendu que les maladies des valvules tricuspldes et même sygmoïdes de l'artère pulmonaire, qui sont d'ailleurs trèsrares, donnent lieu à ce symptôme. Nous dirons plus loin que les maladies du cœur gauche et du poumon en sont la cause la plus fréquente. Souvent on ne peut découvrir aucun synchronisme entre le pouls veineux et le pouls artériel, non plus qu'avec le bruit cardiaque et les mouvements respiratoires. Il nous paraît être, comme les bruits veineux dont nous parlerons plus loin, favorisé par les mouvements et la contraction de l'aponévrose cervicale moyenne, qui maintient béantes l'ouverture des veines jugulaire interne et sous-clavière.

La dilolalalion variqueuse parlitlle est un état morbide caractérisé par la dilatation permanente d'une veine avec déformation de son calibre et ralentissement de la circulation dans le vaisseau ainsi altéré. Elle se rattache tantôt à la maladie même des parois a eineuses qui se relâchent et se laissent distendre par le sang, tantôt à un obstacle mécanique qu'il faut chercher dans un point plus ou moins éloigné.

Dire les causes matérielles et dynamiques de la distension partielle des veines, c'est indiquer les maladies dont elle est le symptôme. La réplétion de la veine avec ou sans reflux, le pouls veineux, et les symptômes qui annoncent une oblitération complète ou incomphite des veines, dépendent des maladies telles que : A, la phlébite aiguë, soit simple, soit puerpérale, primitive ou consécutive; B,la dilatation variqueuse ou varice ; G,lesphlôbolithes; D, les concrétions fibrineuses formées dans ces vaisseaux ou apportées par le courant sanguin (embolie f'; E, l'anévrisme artérioso-veineux.

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