‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 80 sur 232 · PAU LE SYSTÈME CAPILLAIRE. 35V · texte numérisé non relu

PAU LE SYSTÈME CAPILLAIRE. 35V

nose, à la gêne mécanique de la circulation , et de ne pas faire jouer le rôle essentiel à l'altération du sang. E. La cyanose se montre plus fréquement encore dans e. Diminution

. . 1 1 T . T . 1 /. rinlluence

toutes les maladies qui diminuent ou abolissent la lonc- nerveuse, tion des capillaires. On sait que le sang sort des tissus , des glandes principalement, avec une coloration noirâtre, chargé par conséquent d'une forte proportion d'acide carbonique, excepté lorsqu'il traverse rapidement ces organes, auquel cas il est moins noir et presque rutilant. Or toutes les aflections du système nerveux céphalo-rachidien et du trisplanchnique peuvent porter atteinte à la circulation capillaire et amener la cyanose , en diminuant ou en abolissant l'innervation dans une ou plusieurs parties du système glandulaire ou des autres tissus. C'est ce qu'on observe dans l'hémorrhagie cérébrale étendue et grave , dans le ramollissement aigu et chronique, les hémorrhagies méningées, la méningite chronique, l'hydrocéphale congénitale, l'idiotie et l'imbécillité. La teinte livide des pieds et des mains se voit aussi très-fréquemment dans les affections de la moelle épinière. Quelquefois même elle s'établit , avec une telle promptitude , qu'on a lieu de soupçonner que le mal s'étend jusqu'aux racines du nerf pneumo-gastrique. On sait que la section de cé cordon nerveux produit le même effet sur les animaux.

Un très-grand nombre de maladies générales s'accom- p. Maladies pagnent de cyanose , parce qu'elles excitent une pertur- générales, bation profonde dans les deux systèmes nerveux de la vie de relation et de nutrition. Elles suspendent l'influx nerveux dans la plupart des capillaires, sinon dans tous, y rendent le travail de nutrition très-faible, et par conséquent n'y font plus éprouver aussi complètement la com-

bustion dont l'acide carboniqueiix est le produit. Le sang alors stagne dans tous les capillaires. ^ 2° Cyanose 2° Cyauose pciv gêne de la circulation du sang. Une àTa^i^cuia'îon ^es causes les plus fréquentes de la cyanose est sans du sang. contredit l'altération qu'un grand nombre de maladies ne manquent pas d'amener dans les propriétés hydrauliques du sang. Une ligature appliquée sur la veine principale d'un membre fait naître l'ampliation des veines souscutanées, la coloration bleue ou livide et plus tard l'œdème. Même effet dans les capillaires de la face et des membres supérieurs et inférieurs, lorsqu'une altération, capable de gêner le mouvement du sang, vient à se développer sur un des orifices du cœur, à l'embouchure d'une grosse artère ou d'une veine importante. Nous avons déjà montré que le système capillaire , quoique doué d'une contractilité propre , ne peut se débarrasser du sang qui y circule si la propulsion cardiaque ne vient l'aider à surmonter l'obstacle, situé sur un point quelconque du cercle Maladies du artérioso-veiueux. Toutes les maladies du cœur, à une période avancée, ont pour symptômes la cyanose partielle ou générale. C'est pour remédier à la gêne de la circulation que le cœ,ur s'hypertrophie et redouble de vigueur. Lorsque l'artère principale d'un membre cesse de livrer passage au sang, les capillaires ne peuvent plus se débarrasser de ce liquide ; de là une cyanose intense , et bientôt une couleur livide et noire, précurseur de la gangrène. Dans ce cas, l'allaiblissement de la propulsion cardiaque produit le phénomène que nous étudions.

Ainsi, plusieurs genres de causes interviennent pour causer cette coloration : 1° le trouble hydraulique de la circulation du sang; 2" la diminution de la contractilité du cœur ; 3° la stase du sang , qui perd de plus en plus

cœur.

Page 1