PAR LA CIRCULATION CAPILLAIRE
tion et d'absorption. L'hydrémie, c'est-à-dire l'accroisseaientdes quantités d'eau dans le sang, ne peut jamais produire l'hydropisie. On devra donc supposer l'existence d'une autre cause morbifique lorsque ce symptôme paraîtra dans la chlorose ou l'anémie.
L'hydropisie réprésente dans quelques cas rares et encore mal déterminés un flux idiopathique de sérosité, une hypercrinie, une lésion de sécrétion tantôt essentielle, tantôt supplémentaire de quelque flux supprimé ou diminué. L'œdème des nouveau-nés, les hydropisies métastatiques et par trouble de l'innervation appartiennent à cette classe d'hydropisies. (Voyez t. II, p. Zi99,)
Gaiis^rènc. C'est encore dans les capillaires que se Gangrène, passe le travail morbide qui produit la gangrène ; mais tandis que l'hydropisie paraît avoir son siège plus spécial dans la partie veineuse du système capillaire et porte h croire que la cause morbifique agit plus spécialement sur elle, la gangrène, au contraire, semble être sous l'empire d'une lésion de la partie artérielle du système capillaire. L'artérite en est la cause la plus fréquente. (Voyez Gangrène, t. II, p. 555.) On peut considérer comme problématique l'existence de la gangrène par oblitération veineuse. Gangrène uniciuo Quand les gangrènes sont multiples, elles se rattachent à muinpie. une cause générale et ne sont que les effets d'une maladie qu'il faut placer dans le sang ou dans une intoxication spécifique (/oc. cit., p. 557).
La gangrène partielle limitée à un tissu est le sym- Gangrène limitée ptôme de la phlegmasie oblitératrice ou spécifique d'une artère ou d'une lésion qui porte obstacle à la libre circulation du sang artériel, comme un anévrisme ou la compression exercée par une tumeur, et par la ligature des vaisseaux. Les gangrènes exteBsiyes (phagédénisme) ou ni. 24
disséminées, et surtout celles qui gagnent de proche en proche ou se multiplient , en différents points, ne peuvent tenir qu'à une cause générale (typhus, fièvre typhoïde et puerpuérale, pourriture d'hôpital, gangrène delà bouche, diphthérie, scarlatine, rougeole maligne, peste). Cependant un agent spécifique inséré dans les tissus peut également déterminer une gangrène extensive ; C'est ce qu'on observe dans le charbon, la pustule maligne, le chancre phagédéniqué.
Gangrène sèche On reconnaît la gangrène à la lésion des propriétés el humide, pjjygiq^gg ([q l*organe mortifié, telle que la couleur, l'odeur, le degré d'humidité et surtout le ramollissement porté parfois jusqu'à la liquéfaction du solide. On a distingué une gangrène humide et une sèche ou momlfique (gangrène par artérite, sénile) ; une gangrène blanche qui frappe spécialement la peau (voyez t. II, p. 540). Ces distinctions n'ont point d'importance au point de vue du diagnostic; elles Se rencontrent dans les mômes conditions pathologiques. Quelquefois les organes sont rouges, infdtrés de sang, et il est difficile de dire si la lésion est une gangrène ou une hémorrhagie. Ordinairement c'est la gangrène qui s'est développée d'abord et qui entretient l'épanchement du sang (gangrène pulmonaire, scorbutique, diphthéritique, etc.). Dans plusieurs maladies la mortification se trouve associée à la formation de fausses membranes comme dans les angines maligne et croupale , dans la diphthérie. Nous avons présenté l'histoire complète de toutes ces conditions morbides dans une autre partie de ce;iivre (t. II, p. 539); nous devrions seulement marquer ici la place de la gangrène comme symptôme.