COULEUR DU SANG
tQut dans la chlorose, l'anémie, les cachexies, les névroses, la convalescence, la leucémie, l'albuminurie, etc. On peut reconnaître l'état chlorotique chez la femme, à la diminution de quantité du sang menstruel, à la décoloration de ce liquide qui ressemble à de l'eau rougie, aux anneaux d'un rouge sale qu'on aperçoit sur les linges imprégnés de ce sang. 6° Telle est encore sa couleur dans les pyrexies, dans la fièvre typhoïde, le typhus, les exanthèmes graves, les affections gangréneuses, le croup, la diphthérie ; dans tous ces cas le sang hémorrhagique menstruel et de la saignée est diflluent, très-pâle QU d'un rose vermeil. 7° Nous signalerons encore ces mêmes phénomènes à l'époque de la puberté chez la femme et chez l'homme ; dans ce cas c'est surtout par les fosses nasales ou par la bouche que se fait l'écoulement d'un sang séreux (épistaxis, hémoptysie) .
On peut étabhr que le sang est pauvre lorsqu'il est sang pauvre, d'un rouge vermeil, d'un rose clair ou d'une teinte sale qui le fait re^embler à une eau faiblement rougie ou violacée; lorsqu'on même temps il est diflluent, aqueux, c'est-à-dire semblable à du sérum à peine coloré. 11 reste quelquefois fluide, parfois aussi se coagule très-vite et le caillot s'entoure d'une couche jaune de sérum. A la vue d'un sang altéré de cette manière, on doit aflirmer qu'il existe une maladie générale.
Le sang noir, épais, poisseux, consistant se voit lors- c^'o^uon
° ' ^ noirAlrc du sang.
qu'une cause empêche le sang d'échanger son gaz acide carbonique avec l'air atmosphérique et de recevoir l'oxygène qui doit l'artérialiser ; or, c'est ce qui a lieu dans toutes les maladies des voies respiratoires ou circulatoires qui altèrent l'hématose et gênent la circulation du gang. L'asphyxie, l'emphysème, la bronchite généralisée, les pîoduislni.
capilLaire surtout, la pneumonie lobulaire étendue et les lésions des orifices cardiaques sont les causes ordinaires de cette coloration du sang. Rappelons qu'on l'observe aussi lorsqu'un trouble de l'innervation, du trisplanchnique ou dupneumo-gastrique altère brusquement ou lentement les fonctions d'hématose (liémorrhagie cérébrale, myélite, foudroiement). Rien de plus commun que cette coloration noire du sang dans la fièvre intermittente pernicieuse, la diphthérie, le typhus, le charbon, la peste, la fièvre jaune, les épizooties et surtout dans le choléramorbus. Il offre dans cette dernière affection une couleur d'un noir foncé qui constitue un des meilleurs signes de la maladie. Nous ne connaissons pas la cause chimicophysique de ce changement de couleur, et en disant que le sang n'est ni oxygéné ni décarbonisé, nous ne fournissons pas une explication bien claire du phénomène. On sait seulement que la proportion des globules rouges n'est pas augmentée; celle des sels est diminuée dans le choléra.
sanp blanc, La coloratiou grisâtre, laiteuse, blanchâtre ou opaline laiteux. g^j^g s'écoule par une veine, ou plutôt de son
sérum, est due, non pas à la présence du lait comme on l'avait supposé, mais à des matières grasses, en plus forte proportion qu'à l'état normal (Ghristison). On l'a cependant rencontrée, surtout dans la maladie de Bright, la chlorose, les cachexies, dans le sang de la digestion.
Tempéraiurc. C. Température. On sait aujourd'hui , d'une manière positive, que la température du sang n'est pas la même dans toutes les parties du corps. MM. Cl. Bernard et Walferdin ont trouvé qu'elle atteint son maximum dans la veine cave inférieure au confluent des veines sus-hépatiques, et qu'elle est plus élevée dans le ventricule droit