‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 85 sur 232 · CONSISTANCE DU SANG · texte numérisé non relu

CONSISTANCE DU SANG

que dans le gauche ; dans l'artère d'un membre plus que dans la veine.

On ignore entièrement la cause des modifications que subit la température du sang soit dans les organes malades soit dans les parties plus éloignées du siège de la maladie. 11 faudrait instituer des expériences délicates pour déterminer si le sang est plus chaud ou plus froid qu'à l'état normal dans certaines maladies, telles que l'algidité, le choléra, les inflammations, etc. Ce n'est pas en recevant le sang d'une saignée sur la boule d'un thermomètre, ou en faisant d'autres expériences aussi imparfaites, qu'on peut résoudre une pareille question.

D. Consistance. Le sang qui s'écoule par la veine offre consistance, parfois une diffluence extrême; dans d'autres cas il est épaissi : il ressemble à de l'eau rougie noire et visqueuse, et s'échappe difficilement des vaisseaux. On a beaucoup écrit autrefois sur l'épaississement du sang. La théorie Boerhavienne a joui d'une grande vogue et servi à expliquer l'inflammftition et la fièvre. Les sangs riches en globules ou en fibrine représentent les deux espèces de sang qui pourraient retenir le nom de sang épais, visqueux. Celui qui est diflluent et séreux ne renferme qu'une mi- Augmentée, nime proportion de fibrine ou de globules. On trouve l'épaississement du sang porté à un haut degré dans le choléra, l'asphyxie, dans les affections qui gênent l'hématose' pulmonaire (emphysème, maladies du cœur) , à la suite d'une déperdition grande et rapide du sérum du sang, dans le typhus, les fièvres paludéennes, et surtout dans les inflammations. L'augmentation de consistance du sang, surtout lorsqu'elle se rattache à l'inflammation, peut-elle donner lieu à la formation de caillots dans le cœur et les veines , peut-elle aller jusqu'à la provoquer pendant la

SYMPTOMES SA\GUINS.

vie OU dans les heures qui précèdent la mort? Cette em- ■ bolie dont on a composé une histoire si fantastique est encore à démontrer : mais ce n'est pas le lieu d'agiter cette question.

Diminuée. La fluidité plus grande du sang se remarque dans toutes les maladies qui s'attaquent à l'élément fibrineux ou globulaire, telles que le purpura, le scorbut, la fièvre intermittente, la fièvre jaune et la cachexie, dont on pourrait presque affirmer l'existence lorsqu'on voit le sang sortir vermeil et liquide par l'ouverture d'une veine, par le nez, par les capillaires divisés accidentellement ou brisés par l'hémorrhagie.

Nous ne faisons que mentionner la saveur et V odeur du sang, parce qu'il est impossible d'en retirer aucune espèce de donnée importante pour la séméiotique. coagulation E. Coagulaiion du sang. Les recherches récentes dont la du sang. composition chimique du sang a été le sujet, sans dissiper entièrement l'obscurité qui couvre encore plusieurs points de la séméiologie hématologique, ont cependant révélé la cause d'un grand nombre de phénomènes mal connus jusqu'à ce jour et spécialement de la coagulation du sang. Bornons-nous à étudier ce qui a un rapport direct avec la séméiologie. Nous avons exposé ailleurs les phénomènes propres à cette coagulation du sang (t. 1, p. 545). uiiiiiè des études Quoiquo la valeur des propriétés physiques du sang ait été réduite dans ces derniers temps à de faibles proportions, elle mérite cependant d'être prise en sérieuse considération par le praticien, qui y trouvera un moyen rapide et commode de découvrir les altérations du sang qu'une analyse chimique fort délicate et toujours longue pourrait seule lui faire connaître. S'il sait se mettre à l'abri des causes d'erreur que nous avons signalées (t. I, p. 550),

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