NOMBRE DES RESPIRATIONS
concourent à former le thorax entrent fortement en action pendant l'inspiration et se reposent presque pendant l'expiration.
On doit admettre, d'après les recherches les plus récentes et les plus précises (1), qu'il existe 20 respirations et 72 pulsations par minute chez l'adulte; ce qui
donne ^ = 3,60, ou un peu plus de trois pulsations
pour une respiration. 11 faut toujours compter avec la montre à seconde le pouls et la respiration ; afin d'avoir leur rapport exact. Pendant que le médecin observe l'état du pouls, une personne présente et attentive peut calculer le nombre des respirations.
La durée de l'inspiration est trois fois plus grande que celle de l'expiration (ou :: 3 : 1). La maladie altère, à différents degrés, le nombre et la durée des respirations.
V accélération des mouvements respiratoires peut offrir Accélération de divers degrés d'intensité. On compte depuis 36 jusqu'à respiration. 72 ^et 96 respiràtions par minute , et ce qui est digne de remarque, c'est que les maladies de l'appareil respiratoire et du cœur ne précipitent pas autant la respiration que les névroses et les maladies générales. Il n'est pas rare a. sympathique, de trouver 50 ou 60 respirations dans l'hystérie, la chorée, l'hypocondrie, la chlorose, ou après les hémorrhagies copieuses, dans la période d'invasion des exanthèmes, dans la fièvre typhoïde, dans quelques maladies du cerveau, telles que le ramollissement aigu ou chronique dans diverses formes de délire, etc. Toutes les fois qu'il
(1) Marcé, Recherches sur les rapports numériques qui existent entre le pouls et la respiration^ Archives générales de médecine, juillet, 1855. — Hardy, De la température animale dans quelques états pathologiques, thèse, mars, Paris 1859.
394 SYMPTOMES HESPIRAÏOlliES.
se développe un état ataxo-adyiiamique, une vive douleur, une émotion morale, les mouvements respiratoires s'accélèrent.
BSympiomaiique Qettc fréquence des respirations est le symptôme de toutes les maladies des bronches, des poumons, de la plèvre et du cœur. Il est peu de lésions qui la provoquent à un plus haut degré que la bronchite capillaire , que les tubercules lorsqu'ils sont nombreux, crus et disséminés, que la pneumonie lobulah-e ; celle qui est lobaire n'excite trèssouvent qu'une faible augmentation du nombre des res pirations. Au contraire la pleurésie, surtout diaphragmatique, la péricardite, la péritonite, soit générale, soit limitée à la face inférieuj'e du diaphragme, accroissent les respirations, ainsi que toutes les maladies qui déterminent ces phlegmasies (perforations intestinales, pulmonaires, endocardite rhumatismale, etc.).
Ralentissement Le ralentissement de la respiration est porté quelqueres^fratton ^ degré extj-ôme. On compte trois à quatre respi-
rations par minute, quelquefois môme à peine une seule toutes les cinq minutes, comme dans certaines formes d'hystérie, dans la catalepsie et l'extase. Le ralentissement se voit dans le cas où une fièvre intense subit une rémission "très-prononcée, dans le stade de sueur des fièvres paludéennes, dans les aiïections comateuses, dans le carus, dans les hémorrhagies cérébrales ou méningées qui compriment la substance du cerveau , dans la méningite simple ou tuberculeuse (troisième période) , le ramollissement de la moelle (portion cervicale) , la période ultime du -choléra et l'œdème des nouveau-nés. 11 semble, dans un grand nombre de cas, que les malades n'éprouvent plus le besoin de respirer ou qu'ils oublient d'opérer cette fonction (extase, monomanie, déhre, etc.). Il est à