‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 97 sur 232 · NOM BUE DES HESPIRATIONS · texte numérisé non relu

NOM BUE DES HESPIRATIONS

peine besoin de rappeler que dans l'agonie le nombre des respirations va diminuant, à chaque minute, jusqu'à ce que la dernière expiration se produise. La respiration est quelquefois ralentie parce que le malade l'arrête volontairement, afin d'empêcher la douleur pleurale ou névralgique de se manifester. On dit alors que la respiration est enchaînée.

Les mouvements du thorax ne sont plus perceptibles Absence

1 1 !• ,1 • 1 1 , 1 • 1) , de mouvements

dans la lipothymie, la syncope, la catalepsie, 1 extase, respiratoires l'asphyxie et dans tous les cas de mort dite apparente. Très-souvent ils ne sont qu'aflaiblis à un degré extrême ou séparés par des intervalles très-éloignés. Peut-on admettre que la respiration est réellement suspendue et que la circulation seule persiste ? Il est impossible de supposer que celle-ci puisse s'effectuer quelque temps si l'hématose pulmonaire a cessé. On sait qu'on peut, chez les animaux, entretenir pendant plusieurs heures la circulation au moyen de respirations artificielles. Si donc la vie n'est point éteinte et si l'on parvient à la rappeler, comme dans le cas d'asphyxie, c'est que la respiration, quoique insensible, continue à avoir lieu.

Il est indispensable d'agiter, en cet endroit, une question Rapport qui a été vivement débattue et l'objet de travaux récents '\veHa^''°" d'une grande importance. Les mouvements respiratoires circulation, éprouvent-ils les mêmes altérations que la circulation? En d'autres termes, le nombre des respirations concordet-il avec celui des pulsations cardiaques? Commençons par reconnaître , avec les physiologistes modernes , que dans l'état normal il existe un rapport très-exact entre l'intensité fonctionnelle du poumon et celle du cœur, nous dirons même de la calorification (voyez Tempêraiure) ; de telle sorte qu'étant connu le nombre qui représente l'une

396 SYMPTOMES RESPIRATOlFxES.

d'elles , on peut en déduire à coup sûr celui qui corres- Défaui de rapport pond aux deux autres fonctions. On a cru, et beaucoup en loi générale, cl'auteurs Soutiennent encore, que la maladie ne change rien à la loi physiologique posée -, nous reviendrons sur ce sujet en parlant de la température; nous voulons seulement établir que la maladie a précisément pour effet de détruire le parallélisme normal qui existe entre les mouvements de la respiration, le pouls et la chaleur animale. Nous citerons comme exemple bien remarquable de ce trouble rhythmique ce qui se passe dans le choléra, où le nombre des pulsations, celui des respirations et le degré de chaleur n'ont aucun rapport exact ; même remarque pour les fièvres éruptives et les phlegmasies. (Voyez Calorification.)

Durée des Durée des inspirations et des expirations. On peut diffi-

iiispiralions et n . i i,- • ^ • i

des expirations, cilement décider, par 1 inspection des parois thoraciques, si l'inspiration et l'expiration ont leur durée normale ; on y parvient plus sûrement par l'auscultation. {Noyez Bruits respiratoires. ) La première est courte, avortée toutes les fois qu'il existe une maladie douloureuse de la plèvre, du poumon ou du ventre (pleurésie, pneumonie, péritonite, colique hépatique, saturnine, rhumatismale, néphrétique, etc.) ; elle est convulsive, saccadée, accompagnée d'un soupir, dans les affections cérébrales ou de forme ataxo - adynamique , dans les maladies du larynx qui mettent obstacle à la libre entrée de l'air (croup, spasme de la glotte, laryngite striduleuse) ; elle offre surtout ce caractère à un très-haut degré dans l'emphysème. (Voyez Dyspnée.) L'inspiration est longue, sifflante, dans l'angine striduleuse, la coqueluche, l'œdème de la glotte, souvent l'emphysème.

L'expiration, à son tour, est plus courte chaque fois

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