‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 98 sur 232 · DURÉE DES RESPIRATIONS · texte numérisé non relu

DURÉE DES RESPIRATIONS

qu'une douleur, une émotion morale arrête les mouvements thoraciques, et daiis le cours des maladies indiquées précédemment. Les respirations sont alors plus nombreuses qu'à l'état normal.

On observe l'expiration prolongée dans les affections nerveuses, dans le délire, toutes les maladies qui enchaînent la respiration comme l'emphysème et l'épanchement séreux de la plèvre.

Il faut aussi tenir compte du mode suivant lequel s'accomplissent l'inspiration et l'expiration. Elles peuvent se faire avec vitesse ou avec lenteur, être larges profondes ou courtes et faibles, égales ou inégales.

La respiration vile est presque toujours en même Respiration vite -, temps accélérée, fréquente, c'est-à-dire que la locomotion thoracique s'effectue à la fois avec rapidité et un plus grand nombre de fois (phlegmasie, fièvres, douleurs thoraciques ou abdominales, névrose). La respiration lenle lonie; est très-souvent rare (névroses commotion et hémorrhagies du cerv'eau , épanchement séreux, coma, etc.).

Quand il se fait une respiration forcée, l'inspiration et profonde; l'expiration sont prolongées, complètes, et portées aussi loin que possible; ce mode de respiration s'observe dans le bâillement et le soupir. On le trouve , chez les sujets dont la circulation ou la respiration sont gênées , dans l'asphyxie commençante, la syncope, la lipothymie, pendant l'attaque d'hystérie et de catalepsie, l'hémorrhagie cérébrale, l'asthme, l'emphysème pulmonaire, certaines affections telles que l'œdème de la glotte, les phlegmasies du larynx, le croup. Ces respirations grandes et forcées annoncent so uvent le déhre et les convulsions (Hippocrate) .

Les respirations courtes, avortées, en même temps vites, entrecoupée, entrecoupées et inégales, sont en général le symptôme

des affections douloureuses du poumoii , de la plèvre , des bronches (pneumonies, pleurésies, bronchites, tubercules du poumon ou des plèvres), du péricarde et de l'endocarde. Elles se rattachent aussi, à titre de phénomènes sympathiques, aux névroses de la sensibilité et du mouvement, aux phlegmasies de l'utérus, à la phlébite, à la fièvre puerpérale, etc. Ces exemples suffisent pour prouver que les fonctions des systèmes nerveux excitomoteur et cérébral ne peuvent être troublées sans qu'aussitôt le centre médullaire qui préside à la respiration ne le soit en même temps. C'est ce qui rendait si difficile, presque impossible même, le diagnostic uniquement fondé sur les signes fonctionnels, avant la découverte de l'auscultation et de la percussion.

Respiration égale Le l'hytlime respiratoire subit encore d'autres modifiou inégale, ç^tions. Au licu dcs mouvemcnts égaux , réguliers et successifs d'inspiration et d'expiration , on voit souvent les respirations se faire d'une façon irrégulière, tantôt vite et par saccade, à des intervalles rapprochés, tantôt très-lentement, puis être remplacés par des mouvements précipités. En un mot, l'inégalité, l'irrégularité des mouvements caractérisent alors les respirations. Une ou plusieurs peuvent manquer.

11 est rare que le rhythme de la respiration ne soit pas troublé dans les maladies du système encéphalo-rachidien , dans l'asphyxie , le choléra et les maladies générales comme la fièvre typhoïde, les exanthèmes, la peste, le typhus, en un mot, chaque fois que le système nerveux est modifié d'une manière primitive ou consécutivement à une autre altération.

Rcfpiraiion La respiration enlrecoiipt e consiste dans une série de

entrecoupée, . ...

interrompue, petites iRspirations courtes, rapprochées, qui se succè-

costale supérieure.

Page 1