MODE DE RESPIRATION
dent sans intemiption jusqu'à l'expiration suivante , comme dans le sanglot et les affections douloureureuses en général. On appelle respiration interrompue celle dans laquelle l'inspiration ou l'expiration est arrêtée avant qu'elle ait eu le temps de s'accomplir d'une manière complète.
On distingue, en physiologie, plusieurs modes de res- Des différentes piration, suivant la prédominance fonctionnelle de cer-
r ^ L de respirations.
tains leviers qui servent à effectuer la locomotion thoracique. On retrouve ces différents modes dans l'état morbide. La respiration est dite costale supérieure, quand Respiration elle a lieu par le mouvement plus spécial d'élévation des clavicules, du sternum et des côtes supérieures, comme chez les femmes, qu'elles soient serrées ou non par un corset ; elle constitue chez elles la respiration normale. On l'observe portée au maximum toutes les fois que la respiration est fortement gênée (orthopnée, dyspnée). On voit alors les régions sus et sous-claviculaires se creuser et se gonfler tour à tour. Il en est de même du creux sus-sternal. Toutes les maladies cpii produisent la dyspnée s'accompagnent de cette respiration , spécialement l'hypertrophie et les lésions valvulaires du cœur, la pleurésie aiguë, surtout celle qui a son siège sur le diaphragme,
Le même symptôme se retrouve toutes les fois que le diaphragme est refoulé dans la cavité thoracique ou immobilisé par des tumeurs considérables du ventre , par un épanchement de liquide dans cette cavité, par le météorisme , par des kystes de l'ovaire, l'hypertrophie de la rate, ou la péritonite chronique.
Les mouvements thoraciques supérieurs cessent ou sont réduits à leur minimum chez les phtliisiques, lors-
que les adhérences de la plèvre avec le poumon creusé de cavernes ont immobilisé, en quelque sorte, les pièces supérieures du thorax. Cette immobilité se remarque ordinairement, en avant, sous les deux clavicules, au niveau des trois ou quatre premières côtes ou dans une étendue plus considérable d'un seul côté.- Cet état pathologique peut faire reconnaître l'existence de la tuberculisation pulmonaire.
Respiration Dans la respiration costale inférieure^ les mouvements
cosiaieiDférieure, respiratoires se passent surtout dans les sept dernières côtes, et le malade respire par la partie inférieure du thorax. C'est ce qu'on observe dans la phthisie pulmonaire , la pneumonie des lobes supérieurs , dans la péricardite. Cette respiration est au contraire diminuée ou suspendue par la pleurésie pectorale ou diaphragmatique, par les épanchements de liquide ou d'air dans la cavité des plèvres, par les affections du foie et la péritonite diaphragmatique.
Respiration Chez les cufauts des deux sexes, jusqu'à l'âge de deux
diaphragmatique. euvirou , la respiration est abdominale, c'est-à-dire qu'à chaque inspiration le ventre devient saillant, les flancs se dilatent, et des mouvements opposés se manifestent lorsque l'expiration a lieu. Les malades qui respirent ainsi par le ventre sont ordinairement en proie à des maladies du poumon et de la plèvre qui arrêtent le mouvement des côtes ( pneumonie , pleurésie , phthisie), à des douleurs névralgiques ou rhumatismales de la paroi pectorale. Dans les différents espèces d'asphyxie, on retrouve la respiration abdominale.
La diminution de l'amplitude des mouvements , et même l'immobilité qu'on observe dans certaines régions du thorax , indiquent souvent une lésion correspondante
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du poumon et de la plèvre. Les pleurésies partielles ou la tLiberculisation étendue d'un poumon donnent lieu à ce symptôme.
Quelquefois l'inspiration ou l'expiration se fait par un mouvement brusque, convulsif et en totalité de la poitrine , par exemple dans l'agonie et dans la dernière période d'une pneumonie ou d'une pleurésie avec épanchement considérable. La poitrine est soulevée convulsivement tout d'une pièce, puis elle retombe de même, et un temps de repos assez prolongé sépare ainsi chaque locomotion thoracique. Ce signe se manifeste aussi dans la pneumonie des enfants du premier âge et dans les maladies du cerveau et des méninges.
Dinicuité <le respirer, dyspuée (essoufflement, Dyspnée, anhélation (de ouarcvoia difficulté de respirer.) La dys- ^ennuiou. pnée , ou la difficulté de respirer, est un trouble de la respiration marqué par l'accroissement du besoin de respirer et par la contraction plus énergique et pénible de tous les muscles qui servent à la respiration normale et forcée. Il faut retracer les caractères propres de la dyspnée , afin de donner à cette expression médicale un sens bien déterminé.
Parlons d'abord de l'élément le plus essentiel qui est Trouble le trouble de l'innervation marqué par le besoin de res- ^^^^ pirer. Ainsi que le fait si bien remarquer Laennec, il de respirer, varie suivant chaque individu comme les autres sensations internes. 11 a en général plus d'intensité chez les femmes, les jeunes gens et les individus dont le système nerveux est facile à émouvoir. Souvent on est surpris de rencontrer ce sympt(3me, porté à son maximum pour une lésion légère ou une simple névrose, tandis qu'il manque ou n'est que fort léger chez des malndes