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geur, la sensiJ3ilité même des tissus , la pulsation arté- des vaisseaux, rielle, la chaleur locale , augmentent , acquièrent une intensité extrême en peu de temps , jusqu'à ce que le liquide sanguin sorte des vaisseaux. La force de la diastole dans l'artère principale et dans les plus petites artères prouve qu'il se passe dans l'hémorrhagie une réaction vitale que les uns ont exagérée, mais que d'au- on ne peut
. J.1X1.J A. r«fi les attribuer qu'à
très ont eu le tort de ne pas reconnaître. Préparé par réaction l'altération du sang, le travail morbide local qui déter-^ vitale, mine l'écoulement sanguin nous paraît être purement vital. Nous avons peine à comprendre qu'on puisse ext pliquer autrement l'hémorrhagie. L'attribuer à la diminution de la fibrine par rapport aux globules , ce n'est point rendre compte de la cause intime qui provoque l'hémorrhagie , dans un lieu plutôt que dans un autre. Il faut qu'il y ait, en dehors de l'altération générale du sang, quelque chose de plus qui fasse, soit la congestion, soit l'hémorrhagie, soit la fièvre, et qui détermine aussi l'élection de domicile de l'acte morbide : ce quelque chose est un trouble purement nerveux, dynamique.
Une fois l'hémorrhagie effectuée, la fièvre, les symp- L'hémorrhagie tômes congestionnels, et même les signes de la pléthore, comtt cduque. disparaissent. L'observation de ces phénomènes, qui se niée qu-ii faut
. -, . . -, • I \ s'c" faire.
passent toujours de la même manière, avait suggéré aux anciens, à Stahl et à son école, la doctrine qu'ils ont soutenue sur les heureux effets des hémorrhagies critiques. Si l'organe vers lequel s'est passée la délerminaiion mor-
ALTÉRATIONS DU SANG
bide de la pléthore est une cavité ouverte au dehors, comme les fosses nasales, les bronches, l'estomac, ou l'intestin, l'issue du sang, sera suivie du retour à la santé. Mais il n'en sera plus de même si la cavité est close et l'organe indispensable à l'entretien de la vie. On n'a qu'à comparer, à ce point de vue , les hémorrhagies par le cerveau , par le tissu pulmonaire et hépatique , avec celles qui se font par les fosses nasales ou le rectum.
Lorsque l'écoulement de sang est peu abondant, lorsque la congestion persiste, à un certain degré, l'hémorrhagie peut se reproduire et enlever dériniti\ ement la congestion. On aexpliquéleseiïels salutaires del'hémorrhagie, en disant qu'elle agit à la manière d'une saignée qui ôte le trop-plein des vaisseaux. L'altération du sang propre à la pléthore doit conduire à une autre théorie. 11 résulte des recherches hémalologiques de M. Andral que la saignée fait tomber rapidement la quantité des globules, et qu'elle est par conséquent le moyen le plus sûr de combattre la pléthore (i). Les hémorrhagies agissent donc exactement comme la saignée. Le praticien ne doit pas les favoriser quand elles menacent de se faire par un organe essentiel et actuellement congestionné. Fièvre Fiévre. On peut prendre une idée assez exacte de cette î piéihoïe ^'^^^^ observant un pléthorique, chez lequel la congestion a lieu vers la tête , le foie ou le rectum. Le mou vement fébrile présente alors tous les symptômes qu'on a rapportés à la fièvre angéioténique ou inflammatoire. L'absence de toute espèce de trouble local et tous les signes généraux de la fièvre, tels que chaleur cutanée, pouls fréquent et fort , suffisent pour caractériser cette fièvre
(1) Andral, Essai d'hématologie, p. 128.
PLÉTHORE
pléthorique. Dans ce cas, elle n'est qu'un degré plus considérable de l'excitation vasculaire à laquelle donne lieu la pléthore. Un écart de régime, une fatigue, une émotion morale , sufTisent pour déterminer chez un pléthorique un accès de fièvre éphémère qui se dissipera après quchpies heures ou quelques jours, à la suite de la diète, d'une sueur abondante ou d'un flux d'urine critique.
Causes. Commençons d'abord par établir que la plé- Étiologie. thore est une diathèse, c'est-à-dire uu état corporel gé- '-^ pléthore est le
'■ '-' plus souvent un
néral, qui se caractérise plus particulièrement, après état congénital, l'époque de la puberté , augmente de vingt à quarante, et cesse dans la vieillesse, mais qui dépend presque toujours d'une disposition héréditaire ou tout au moins congénitale. La femme, malgré la déperdition mensuelle, est aussi exposée aux accidents de la pléthore; ceux-ci augmentent surtout après la cessation des règles. 11 faut Ei'eestdue
" / ... probablement
bien que la pléthore tienne à une disposition congénitale, à la constitution soit du solide, soit même du fluide sanguin, car il est rare pr'muive
' . , sang.
que le régime ou le genre de vie puissent la produire ou la faire cesser à eux seuls C'est en vain que vous prodiguez à un individu nerveux ou d'une constitution toute contraire au tempérament sanguin, les aliments les plus succulents, les plus azotés, les boissons les plus stimulantes, vous n'arrivez pas à le rendre pléthorique. Remarquons , en outre, que cet état constitutionnel diminue et cesse par les progrès de l'âge, à mesure que les liquides et les solides perdent de leurs propriétés stimulantes. fonc^ionlent de Ces données éliologiques une fois connues, on cora- contins organes prend pourquoi les congestions et les hémorrhagies plé- pourquoi thoriques s'eflectuent de préférence vers les parties qui l'i'émorrhagie
^ . . T j 1 • se fait par ces
jouissent d'une activité plus grande, à certaines époques mêmes organes.
mi ALTÉRATfb^^â DU SANG.
de la vie; vers les fosses nasales, chez les jeunes sujets ; l'utérus, le poumon, le cerveau, le cœur, dans l'âge moyen, et plus tard vers l'intestin, le rectum et le cerveau. Du reste , il ne faut pas accepter comme invariables ces sortes de prédilection de la pléthore pour les organes indiqués. Les vieilles croyances, qui ont cours, à ce sujet, dans la science, ont besoin d'être examinées de nouveau.
De la plc'lhore IJe tinfluence palhogènique de la pléthore sUr les autres comme élément j^Qjffj^jp^, ]Xous avons VU précédemment les elfets de la
de maladie. ^
pléthore seule; il nous reste à étudier ceux qu elle provoque quand elle devient élément des autres maladies. Dans ce cas, quoique antérieure en date à la maladie intercurrente , la pléthore est souvent considérée comme une complication. On trouve indiquée, à chaque instant, la forme pléthorique dans la description d'un très-grand nombre de maladies, de la fièvre typhoïde, puerpérale des hydropisies , des hémorrhagies , des inflamma- Eiie accroît tious , etc. En analysant avec soin les symptômes surl'iniensiié ajoutés par la pléthore à l'alfection urincipale, on ne
des sym[Hômes j x i ^
de réaclion. tarde pas à s'apercevoir qu'ils sont dus entièrement à la prédominance de l'élément globulaire. Prenons pour exempleles fièvres typhoïde etpuerpérale qui surprennent les malades au milieu de la santé la plus parfaite. Ceuxci présentent, dans les premiers jours, une fièvre violente, marquée par la rougeur, le gonflement du visage, la force, l'ampleur du pouls, l'excitation cérébrale, les hémorrhagies. Lé sang est celui de la pléthore; ses symptômes s'ajoutent à ceux de la maladie, qui prend alors une intensité très-grande, surtout si la maladie est fébrile et le sujet robuste. Les symptômes de réaction liés à une phlegmasie ou à une pyrexie compliquées de pléthore,
PLÉTHORE. 575
Sont beaucoup plus violents que si ces affections étaient simples. Ordinairement ce n'est que dans la première période de la maladie que cette forme se dessine avec ses caractères tranchés; elle va s' affaiblissant avec une rapidité extrême, et l'on n'en trouve plus trace quand les symptômes ataxo-adynamiques se sont développés.
Quelquefois des maladies locales bien déterminées La pléthore s'accompagnent des signes de la pléthore. 11 est facile de gTa^nTnombre les dégager les uns des autres. Les premiers signes de maladies tubercule pulmonaire, et l'hémoptysie qui en est la conséquence , venant à se déclarer chez un homme pléthorique , on verra paraître une lièvre ardente et un ensemble de symptômes qui pourront donner le change et faire croire à une hémoptysie idiopathique oU à une phlegmasie des voies respiratoires. Un très-grand nombre de ma- Eiie