‹ Traité de pathologie généraleChapitre 13 sur 112 · XX AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XX AVANT-PROPOS

c'est-à-dire à les épurer par une critique vigilante, à en retirer les faits principaux, à les rapprocher et les coordonner. L'esprit systématique qu'il ne faut pas confondre avec l'esprit de système ainsi que le fait remarquer d'Alembert, se propose de généraliser les faits et de les réduire à un petit nombre de principes, d'établir l'ordre au milieu d'un désordre qui n'est souvent qu'apparent. Ou paraît aujourdhui se soucier fort peu d'un travail de ce genre; on étudie pour soi sans se préoccuper de son voisin, sans chercher si les résultats obtenus de part et d'autre sont concordants ou divergents. En un mot, on cherche isolément sans but bien déterminé ou avec la seule intention de se signaler par la découverte d'un fait nouveau. Cependant les meilleurs esprits reconnaissent que le moment est venu de réunir tous ces détails épars, de constituer des groupes, de les rattacher les uns aux autres par des liens naturels. Tel est précisément le but de la pathologie générale.

Dans les sciences médicales il faut avant tout lester fidèle à l'observation , ne pas s'en écarter un seul iustant; mais une condition non moins essentielle à remplir pour la vivifier, c'est d'appeler à son aide le raisonnement, qui sait découvrir, au milieu du tableau sans cesse changeant des phénomènes , des

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