‹ Traité de pathologie généraleChapitre 14 sur 112 · AVANT-PROPOS. XXI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XXI

lésions et des causes, un certain nombre de lois générales. L'esprit aime à s'y reposer et se plaît ensuite à descendre dans l'analyse des faits particuliers. Jamais la méthode synthétique n'a été plus nécessaire qu'aujourd'hui, et si l'on ne parvient pas à la faire accepter de nos contemporains et de ceux qui enseignent, on verra les études s'affaiblir et le niveau des connaissances s'abaisser. Ceux qui apprennent la médecine, obligés de faire des efforts considérables de mémoire pour retenir un nombre prodigieux de descriptions et de faits de toute espèce, les oublient bientôt, parce qu'ils ne sont représentés, dans leur esprit, par aucune formule, par aucun de ces signes intelligents qui restent, lors même qu'on a perdu le souvenir des détails. On peut faire ainsi des hommes à mémoire, mais non des hommes capables de réfléchir, de raisonner et de prendre, dans les occasions critiques, un point d'appui solide sur la méthode d'induction. Il arrive dans la vie une époque où les faits particuliers s'effacent, et alors il ne reste plus rien dans l'intelligence parce qu'on ne possède pas une bonne méthode, et qu'au lieu de coordonner, d'utiliser par la synthèse et la méditation tous ces faits, on se contente de les apprendre par cœur.

Nous venons de signaler un vice radical trèscommun dans la médecine contemporaine, l'absence

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