‹ Traité de pathologie généraleChapitre 18 sur 112 · XXVI AVANT- PROPOS · texte numérisé non relu

XXVI AVANT- PROPOS

grès et qui n'est pas seulement la satisfaction des besoins matériels.

A côté des utilitaires se trouve une classe d'hommes plus dangereux encore , et qui en sont une émanation directe; nous voulons parler des sceptiques. Ils parlent sans cesse du néant des doctrines et de l'importance des faits. Ils relèvent un certain nombre d'erreurs contenues dans les ouvrages des anciens. Ils signalent les difficultés que Ton éprouve à observer, à recueillir des documents précis; ils ne trouvent pas que les recherches de l'antiquité et de leurs contemporains suffisent pour leur faire respecter la médecine; ils en parlent légèrement et déplorent qu'on ne puisse arriver à la certitude, eux qui ne croient à rien. En général , ceux qui professent cette doctrine sont parfaitement accueillis par les ignorants qui trouvent ainsi une raison valable pour ne pas étudier; par les gens du monde, qui éprouvent toujours un secret plaisir à voir dénigrer la médecine. Ils ne mettent aucune ardeur à la défendre contre les attaques dont elle est l'objet ; ils s'accommodent de tout, et représentent assez bien le laisser-faire et le laisser-aller de notre époque.

Ce n'est pas ainsi que la médecine pourra reprendre l'autorité dont elle a toujours joui , et le rang distingué qu'elle doit occuper dans les sciences et dans

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