‹ Traité de pathologie généraleChapitre 32 sur 112 · NOMENCLATURE · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE

lui

nomenclature.

tirées des symptômes.

doit comprendre , autant que possible, l'indication succincte de la lésion , du phénomène et de la cause morbifique.

NoMENCLATUiiE. On appelle ainsi la partie de la noso- De la logie qui s'occupe de la composition des mots destinés à désigner les maladies et à les faire coimaître. Les idées qui président à la création des mots ne peuvent provenir que, 1° des symptômes; 2° des lésions; 5° des causes; 4° de la nature vraie ou supposée des maladies ; 5° de quelques circonstances extrinsèques.

1° Symptômes. Les anciens se sont attachés à dénom- oénominatious mer les maladies par le symptôme le plus saillant. Privés des lumières fournies par l'anatomie pathologique, ils ne pouvaient mieux faire, et il faut avouer qu'ils ont été, en général , si ])ien inspirés dans le choix des mots qu'ils nous ont laissés, qu'aujourd'hui encore ils méritent d'occuper la première place dans nos nomenclatures. La clarté, la concision, la peinture vive et saisissante des symptômes caractérisent ordinairement les définitions grecques et latines. Les termes suivants , d'origine ancienne ou moderne , remplissent toutes les conditions désirables : fièvre éphémère, intermittente, typhoïde, inflammation , hydropisie , hémorrhagie , phthisie , diabète , suette, scrofule, chorée. Il nous serait impossible de les remplacer par des mots aussi bien appropriés aux choses qu'ils doivent rendre.

2° Altéralions analomiqaes. Il faut, toutes les fois Dénominations

. . - tirées du siéj^e

quon le peut, donner pour base a la dénomination le des maladies, nom du tissu, de l'organe ou de l'appareil lésés. Les expressions de pneumonite, bronchite, pleurite, gastralgie, névralgie, splénotrophie , atrophie musculaire, ne laissent rien à désirer. Quand le siège est inconnu,

NOSOLOGIE

on doit se borner à exprimer le symptôme prédominant et caractéristique : Exemple : fièvre, glucosurie, convulsions , paralysie gérale , etc. Si les altérations sont multiples, on se borne à faire entrer dans la composition des mots celle qui marque le mieux le siège de l'affection (exemple : fièvre à bubon ou peste, fièvre pétéchiale, etc.)

Dénominations 5° Cause. La caw.se d'une maladie peut se trouver tirées de la cause, mentionnée avec avantage dans le mot qui la désigne, soit parce qu'il ne préjuge en rien sa nature qui est encore inconnue ou douteuse, soit parce qu'il l'indique très-clairement. Exemple: salivation mercurielle, colique de cuivre, de plomb, fièvre des marais, carie scrofuleuse, ulcère syphilitique, farcineux, typhus des prisons, scorbut de mer, mal del sole ou pellagre , etc. Dénominations 4° Naturc. L'indicatiou de la nature de la maladie mé- ^"des maladies"'^ '^^^^ d'entrer comme élément essentiel dans la formation des termes médicaux quand elle est bien connue et admise par tous les observateurs. En supposant que les mots inflammations, hémorrhagies, névroses, hydropisies, représentent toujours bien la nature des maladies , ce que nous avons discuté ailleurs (voyez Nature), on peut en tirer des dénominations qui reproduisent l'idée de nature. Exemple : la terminaison ite ou ilis pour les inflammations (pneumonite, pleurite, iritis, méningite) ; algie pour les névroses douloureuses (gastralgie, névralgie faciale , entéralgie) ; rliagie pour les hémorrhagies (pneumorrhagie , gastrorrhagie) ; rhée pour les flux (blénorrhée , bronchorrhée) .

tirées de quelques ^° CirconstancBS exlrinscques. A. La localité où règne circonstances le mal. Exemple : bouton d'Alep, éléphantiasis des

extrinsèques i . i i, -, r \ -, , -.^

de la maladie. Orecs, des Arabes, lèpre des Lombards (pellagre), ty-

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