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CHAPITRE II

DE LA MARCHE NATURELLE DES MALADIES

On désigne sous le nom de marche naturelle des ma- oénnition. ladies la libre évolution des actes et des phénomènes morbides, qui n'est troublée par aucune cause inhérente, soit à l'organisme, soit au milieu ambiant. Les anciens Les anciens ont saisi et retracé mieux que personne les traits princî- •'«"i étudiée paux de cette étude. Avec les ressources précieuses que ^^^'^ ^"ccès. nous off"re aujourd'hui l'art du diagnostic, nous pourrions la compléter et la rendre plus précise encore ; mais personne aujourd'hui ne tente de faire servir l'observation clinique à élucider tout ce qui concerne la marche naturelle des maladies. Nous ne pouvons donc mettre en œuvre que des matériaux qui appartiennen t à une époque déjà éloignée de nous. Nous puiserons aussi, avec de grandes précautions toutefois, aux sources impures de l'homœopathie.

Là nous apprendrons que les maladies peuvent parcourir, d'une manière heureuse, leurs différentes phases sans que la thérapeutique ait besoin d'intervenir. Aulocralisme Pour que les révolutions naturelles d'une affection puis- .le la nature. ^^^^ s'accomplir librement et se montrer distinctement à l'observateur, il faut que la maladie soit simple, abandonnée à elle-même, qu'elle se développe sur un sujet assez robuste pour que la synergie s'y fasse librement ; et dans un climat tempéré ou chaud où les agents hygiéniques favorisent les mouvements naturels. On objectera que ces conditions se trouvent rarement remplies. Cependant les écrits de l'école grecque et d'un grand nombre d'auteurs qui ont admis et respecté l'autocratisme de la nature, et parmi les modernes, les vitalistes, Stahl, Respecté par un Barthcz, l'école de Montpellier, un très-grand nombre ^(iTméTedtr d'observateurs de notre époque, aussi habiles parleur distingués, expcctatiou que d'autres sont dangereux par leur activité thérapeutique, ont recueilli des documents à l'aide desquels on peut essayer d'écrire sur le cours naturel des maladies. Il nous semble d'autant plus utile de le faire que l'on donne aujourd'hui dans des excès fâcheux. On croit généralement que l'anatomie pathologique nous a révélé la cause de presque toutes les maladies, et que nous possédons dans notre arsenal de médicaments de quoi dissiper l'inflammation, la congestion, le flux, l'hydropisie; de quoi combattre les maladies organiques ; lever les obstacles matériels au cours des liquides ; ôter à ceux-ci les principes nuisibles , leur rendre ceux qui manquent; diminuer ou augmenter à volonté les doses de la stimulation nerveuse. L'esprit enthousiaste desmédecins entrés récemment dans la carrière donne un certain crédit à cette opinion , qui a pris naissance dans un enseignement erroné et

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dangereux. « Il est, dit Boi deu, bien plus ordinaire de trouver des amateurs de remèdes parmi les jeunes médecins, qui n'ont d'autre science que celle des écoles, où l'on a souvent ditqu'on guérissait toutes sortes de maladies (i) . » Ce travers médical, qui prend aujourd'hui des proportions déplorables, est dangereux pour les néophytes, mais ridicule seulement aux yeux des hommes vieillis dans leur art. Il L'aeiiviié rappelle beaucoup l'époque où fleurissait l'école d' Alexan- ihérapemique

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