‹ Traité de pathologie généraleChapitre 44 sur 112 · DE LA CONTINUITÉ · texte numérisé non relu

DE LA CONTINUITÉ

s'il n'existe pas quelque part une congestion permanente ou une phlegmasie qui entretient les phénomènes rémittents.

§ TII. De la continuité. Il n'existe pas de continuité Des maladies

1 1T ... , . 11 . conlinues,

parfaite dans les maladies aiguës, à moins que celles-ci ne soient tellement courtes qu'elles fassent périr les malades en quelques heures ou dans un petit nombre de jours. Ces cas exceptés , ce qui distingue la maladie continue des autres, c'est moins son intensité toujours égale (maladie continente proprement dite), qui ne se rencontre guère que dans les livres , que la persistance , pendant plusieurs jours, des mêmes symptômes, groupés à peu près de la même manière et correspondant à des changements organiques et fonctionnels qu'on appelle période des maladies. A tous les points de vue la continuité n'existe pas, nous avons besoin de le redire. Prenez un symptôme depuis son apparition jusqu'au moment où il cesse, prenez la maladie elle-même, et toujours vous leur verrez parcourir des lignes à courbes inégales qui vous représenteront l'invasion, l'augment, l'état, le déclin du symptôme aussi bien que de la maladie. On peut ainsi étudier et analyser chaque symptôme; on trouvera qu'il n'est pas plus continu que la période même à laquelle il appartient.

Nous n'avons pas besoin de dire que dans les maladies chroniques, l'intermittence et même la suspension momentanée de quelques-uns de leurs symptômes en constituent le caractère essentiel.

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