‹ Traité de pathologie généraleChapitre 5 sur 112 · AVANT-PROPOS. VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. VII

nos déductions les plus importantes et qui sont la fortune réelle de la médecine (1). Ils nous viennent tantôt de quelques hommes illustres dont l'histoire nous a conservé les noms, tantôt de cette phalange de travailleurs ignorés dont la trace est entièrement perdue.

La pathologie générale, comme tous les travaux d'ensemble, exige une grande méthode. Elle ne doit renfermer pour ainsi dire que les faits-principes et joindre la précision à la clarté. Ces conditions sont difficiles à remplir, j'en fais juges ceux qui travaillent avec ardeur à l'avancement de la médecine et qui l'aiment sans partage. Reconnaissance à tous les hommes qui , restés obscurs ou devenus illustres, ont apporté à l'œuvre commune le fruit de leur méditation ; c'est sous leur patronage que je place mon livre. Pour qu'il mérite leur entière approbation , il faut qu'il soit honnête et utile, qu'il inspire à tous le respect des grandes traditions et l'amour du travail, qui peut seul nous rendre matires de l'avenir. Essavons maintenant de dire dans quel esprit il a été composé.

Si l'on disait à un médecin de notre époque : « Êtes- vous empirique, dogmatique, observateur, anatomiste ou chimiste, il répondrait avec Bordeu :

(1) Nouvel organe, § cnr.

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