‹ Traité de pathologie généraleChapitre 64 sur 112 · i LÉSIONS DES PROPRIÉTÉS VITALES · texte numérisé non relu

i LÉSIONS DES PROPRIÉTÉS VITALES

pathie générale d'où découlent ensuite des névroses dont la forme et le siège sont différents, inanition. L'inanition, quelle qu'en soit la cause, est souvent suivie de la manifestation d'une névropathie. Il suffît que la réparation ne soit point proportionnée à la dépense , comme on le voit chez les sujets épuisés par une. alimentation insuffisante, par des pertes séminales, par une lactation trop prolongée , par un flux diarrhéique ou bronchique ancien , pour qu'il se développe une maladie nerveuse. La surexcitation fonctionnelle de certains appareils à l'époque de la puberté chez l'homme et la femme ou pendant la première et la seconde enfance , la dentition , l'âge critique prédisposent fortement aux névropathies. La constitution délicate , molle et efféminée chez l'homme, est une cause du même genre.

2° Causes cosmiques. Elles n'agissent guère qu'à titre cosmiques, de causos déterminantes sur des sujets déjà prédisposés.

Ce sont : la chaleur, l'humidité, l'insolation, un écart de régime. On a dit que les névralgies ganglionnaires appartenaient aux régions tropicales plus spécialement , et celles du système cérébro-spinal aux régions polaires ; mais il ne faut pas prendre cette proposition dans un sens trop absolu. L'entéralgie, désignée sous le nom de colique sèche des contrées méridionales , paraît être sous l'influence presque exclusive d'un brusque abaissement de température. Les convulsions , le tétanos , naissent dans les mêmes conditions atmosphériques. Le délire nerveux, la calenture, les hallucinations du mirage, se développent sous l'empire d'une température excessive. L'humidité est favorable à la production des névralgies. 3» Des maladies 3° Maladies. Elles fournissent à elles seules un nombre '^°névropa"htes'î^' P^"^ grand de névroses quetoutes les autres causes réunies.

DES NÉVROSES EM GÉNÉRAL

Les névroses sympathiques sont dues à des maladies très- it»nucnce différentes par leur nature et par leur siésre. Il serait même assez diiïicile d'épuiser la liste des adections dont sur la proiiupiion les névroses sont le retentissejnent sympathique. r\-Qus indiquerons les principales. Il faut placer en première ligne les névroses qui peavent devenir à leur tour l'origine d'autres névroses. Nous avons déjà signalé l'influence des viscéralgies , et spécialement de la gastralgie, de l'entéralgie , des névroses utérines sur le développement des troubles de la sensibilité et de la motilité. Réciproquement , il faut aller chercher la cause des viscéralgies dans la névrose des organes du mouvement et du sentiment. Il faut souvent une exploration bien attentive pour remonter ainsi jusqu'aux sources premières de la maladie.

Plaçons à côté des maladies précédentes les lésions, Développement soit aiguës , soit chroniques des viscères et les pyrexies. ^ "VomK^e'^^"'* On observe la convulsion , la paralysie , le délire dans le de maladie?, cours ou la convalescence des fièvres typhoïdes , de la variole , de la rougeole , de la scarlatine , de l'érysipèle , pendant le travail de la dentition, de l'accouchement, à la suite des plaies, des brûlures, d'un grand nombre de lésions traumatiques. Les maladies aiguës du thorax , la pneumonie exceptée, développent peu d'accidents nerveux. Les traités de pathologie renferment beaucoup d'exemples de névroses du mouvement, du sentiment et même de l'intelligence , causées par des affections aiguës et surtout chroniques de l'estomac, des intestins, du foie, des reins et des organes génito -urinaires. Un cancer de l'estomac , une désorganisation des reins ou de la vessie peuvent amener une paralysie des membres inférieurs. La présence des vers dans l'intestin est souvent

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