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I. ûl

TROUBLES DE LA CONTHACTILITE

lies : al^sence de fièvre, intégrité des sens, de l'intellect, lésions anatomiques nulles ou consécutives. Les l'onctions de nutrition ne tardent pas à souHrir, et ce trouble se manifeste le plus ordinairement par des signes de la chloroanémie , par la surexcitation nerveuse , le marasme. Causes Caum dcs convulsions. Nous ne ferons qu'étudier les des convulsions, c^yses déterminantes sous l'empire desquelles la convulsion prend uaissaiice; celles qui y prédisposent ont été examinées ailleurs (voyez Névroses). On ne possède aucune notion bien certaine sur les agents morbifiques qui provoquent manifestement la névrose des muscles. Cependant on peut établir que leur action nuisible porte plus spécialement : i" sur le cerveau et la moelle; 2° sur les nerfs ; 3" sur les muscles et la motilité ; 4° sur les organes sexuels.

Qui résident Toutes les cxcitations iinmodérées qui résultent d'un ''^"ncrveux.^""^ travail soutenu, de veilles prolongées, d'opérations longues et fatigantes de l'esprit, d'émotions morales telles que la frayeur, le chagrin , peuvent être suivies de convulsions. Celles-ci ont une origine exclusivement cérébrale dans l'éclampsie des enfants , la chorée, le trem-' blement.

Dans rappareii On peut leur supposer un tout autre point de départ

musculaire. i ir-i • i x

lorsque le Iroid a agi sur le corps. Le névnlème ou le tissu musculaire en sont plus spécialement affectés. Dans les organes Nul doutc que l'excitation des organes génitaux ne la génération. ^^^^ ^^^^^ ^^^^ convulsious puerpérales et de ces contractures partielles si communes chez les femmes, après l'accouchement. Il faut aussi mettre au nombre des convulsions sympathiques celles qui procèdent de la dentition, du sexe et de l'influence pathogénique exercée par les vers intestinaux.

DES CONVULSIONS

Une des particularités les plus remarquables des con- mnuencedcràge. vulsions est leur fréquence extrême dans la première enfance et plus tard encore. On les voit se développer, nonseulement à titre de convulsions idiopathiques , mais encore comme élément de la plupart des maladies qui se déclarent à cette époque de l'existence. En vertu d'une disposition nerveuse toute spéciale, les aflections des viscères et des autres tissus s'accompagnent, d'une façon presque constante, de convulsions, soit toniques, soit cloiiiques. On les observe encore comme symptôme initial et quelquefois terminal des exanthèmes, des diarrhées, de la dentition , etc. On ne peut comparer à l'influence exercée par l'âge sur ie développement des convulsions que celle qui est due à l'état puerpéral.

iNous venons d'indiquer les causes qui agissent plus spécialement pour produire les spasmes. Si l'on en retranche les causes banales indiquées trop souvent dans l'étiologie des convulsions, ou ce qui est commun à , toutes les névroses , le nombre des influences morbiliques positives &e trouve ainsi fort restreint.

Indkalions ilièrapeuliques. S'il était bien prouvé que indications l'irritation nerveuse , c'est-à-dire que l'excès de stimulus i''é'"-'>peutiqucs. qui accroît la contractiliié fût la seule cause de la convulsion, la principale et môme l'unique indication à remplir, L'irriuiion

... , <■ • ... joue un rôle

consisterait a diminuer et a laire cesser cette irritation . esscmiei. Malheureusement, nous ne pouvons, en clinique, donner à cette vue systématique toute l'importance que lui accordait le fondateur de la doctrine de l'irritation. Cependant il faut dire qu'on abuse, en général , des stimulants de toutes sortes dissimulés sous le titre d'antispasmodiques. Souvent il vaut mieux porter sur les tissus qui sont convulsés ou sur le système nerveux lui-même des sub-

AU

TROUBLES DE LA CONTRACTILITÉ

Stances émollientes , aqueuses, narcotiques, capables de diminuer la contractilité. Telle est la première indication à remplir.

irriter fortement La secoude consiste à modifier la faculté contractile en la surstimulant, d'une manière passagère, soit localement

d'une manière i o '

passagère comme OU peut le faire avec des frictions, le massage, les système'nerveux. i^'^itants, l' électricité, soit en portant sur le système nerveux cérébro-spinal , par l'intermédiaire du sang , quelques substances qui l'excitent plus fortement ou d'une autre manière. Telle est l'action de la strychnine , de la brucine , de la fioix vomique , qui constituent les agents de la médication substitutive. C'est au praticien à bien distinguer les cas avant de risquer cette médication qui offre plus d'un genre de danger.

Z. — De la paralysie.

De la paralysie. Le mot paralysie est dérivé de Ttapà, et de Xuetv, c'est-àdire délier, résoudre incomplétemenl ; àTroTrXr.^ta , rApzvu;^ TrapaTTOTrX-riÇîa , àyavTjdîa. Lcs motifsque nous avous déjà produits en traitant des convulsions nous engage à réunir, dans une description commune, les paralysies qui appartiennent aux organes de la vie de relation et de nutrition. Définition. 1° La paralysie est la diminution ou l'abolition de la contraction , soit volontaire , soit involontaire , dans les tissus, qui cessent alors d'obéir à l'excitation spontanée qu'ils t du système nerveux cérébro-spinal ou

du ganglionnaire.

Paralysie Divisions. 11 faut d'abord distinguer trois sortes de pa-

sjmpiomaiique. j.^|ygjgg^ paralysie symplomatique qui dépend d'une maladie : i° du cerveau ( paralysie cérébrale , hémorrhagie, congestion, ramollissement, hémorrhagies mé-

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ningées , hydrocéphale , tumeurs et produits morbides intra-craniens , ligature de la carotide primitive, etc.); 2° de la moelle (paralysie spinale, congestion, hémorrhagie , etc.); 5° des nerfs moteurs (névrilémite , névrite, tumeurs); 4° des muscles (myosite, induration , etc.) (paralysie musculaire) ; 5° des nerfs seiisitifs qui se distribuent aux parties paralysées ; 6° d\ine lésion des vaisseaux qui se rendent à ces mêmes parties ; •/ des altéralions du sang, dues à l'intoxication saturnine, à l'anémie, à la syphilis.

2° La paralysie sympathique dans laquelle le perte du paralysie mouvement est l'eiret de la maladie d'un organe autre ^^^p^^^'I"^* que le système nerveux.

3° Les paralysies idiopathiques ou essentielles. Elles paralysie consistent dans un simple trouble fonctionnel des or- ''•'^P^ihique

J- ou névroses,

ganes qui servent au mouvement. Or ces organes sont : (A) les parties motrices du cerveau ; (B) les cordons antérieurs de la moelle; (C) les nerfs moteurs; (D) les muscles. Tout porte donc à croire que la maladie peut s'attaquer à chacune de ces parties, et qu'il en résulte des paralysies idiopathiques ; i° cérébrales; 2° spinales; 5° des nerfs moteurs; 4° des muscles. Ces paralysies idiopathiques sont les névroses des organes du mouvement, dont nous devons nous occuper exclusivement. La paralysie progressive sans aliénation mentale , celle des femmes hystériques, des épileptiques est une névrose cérébrale; quelques paraplégies et paralysies des membres supérieurs sont des nôvi-oses des cordons spinaux ; celles du moteur oculaire commun, du nerf facial, du spinal ou de l'hypoglosse doivent être rapportées à des maladies sans matière des cordons conducteurs de la volilion. Enfin quelques paralysies limitées à un ou plusieurs muscles, celle

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Élude géncrale des paralysies.

Symptômes.

Impuissjincc de la vol! lion.

La contractililc

peut être conservée , exallée même.

des enfants, cellf qili résulte de l'inactivité ou de l'itsage excessif d'un membre, de l'action localisée du froid, tiennent très -probablement à la simple lésion de l'irritabilité musculaire.

L'atrophie progressive, dont on doit la découverte et la description à M. Cruveilhier, nous paraît être sous la dépendance d'une lésion delafaculté motrice du tissu musculaire, et offrir tous les caractères d'une névrose de l'organe da mouvement. L'atrophie des cordons antérieurs de la moelle et des muscles n'est qu'un effet de cette lésion.

Description générale. Le caractère le plus important de la paralysie consiste dans la diminution ou l'abolition de la propriété que possède le tissu contractile de se contracter, et de produire ainsi un mouvement sous l'empire de la volonté ou d'une excitation toute spontanée partie de la moelle ou des nerfs ganglionnaires. La volition n'est qu'un mode d'excitation propre aux muscles striés et qui y détermine les mouvements qui ont reçu le nom de volontaires. Ceux des viscères cessent d'obéir à l'excitation qui leur vient du nerf ganglionnaire et aux stimulants qui la produisent normalement (sang, sperme, bile, lait, etc., etc.) (i).

La paralysie des tissus contractiles des organes de la vie de relation est marquée par l'impuissance de la volition, et celle dés organes de la vie de nutrition par l'impuissance de l'excitation ganglionnaire propre à ces parties.

Les muscles paralysés qui ne répondent plus à leurs

(I) Borrhàave dit avec raison : « Paralysis est morbus musculi et t)onit » In eo impotontiam cxerocndi mnliis insupcrabilcm una cum musculi ') articiiloruniqiic movendorum Ilexili naccidltate ». De morbis tiercorum, t. Il, p. 566, ih-8°, Francf. etLeip., 1762.

DE LA PARALYSIE

Stimulants naturels, restent encore irritables ; lorsqu'on vient à les exciter par l'électricité oU par des irritants physico-chimiques ils entrent en contraction. On comprend dès lors qu'il faut considérer l'abolition delà motilité volontaire comme le caractère irréfragable de la paralysie, puisque cette motilité peut être conservée, exaltée même , dans certaines paralysies , par l'emploi de la stimulation électrique. Il y a longtemps que Nysten a remarqué que les muscles paralysés d'un apoplectique conservent la faculté de se contracter quand on les irrite avec l'électricité.

Dans ces derniers temps on a repris avec soin l'étude coniraciiiito de ces faits physiologiques et pathologiques. M. Marshall- '^'«'^^'^"i'^*^- Hall et d'autres soutiennent que la contractilité électromusculaire est conservée, accrue même, dans les paralysies de provenance cérébrale, diminuée ou abolie dans celles qui ont leur cause dans une maladie de la moelle ( i ) .

M. Duclienne , qui a porté son investigation sur ce son importance sujet , dit : (. Qu'il faut se garder d'accorder aux signes XgnosTquT » tirés de l'état de la cohtractilité et de la sensibilité a éic exagérée. » électro - musculaire une valeur exagérée et d'en faire » le signe pathoghomonique de telle ou telle espèce de » paralysie (2)». Ses ingénieuses recherches l'ont conduit à modifier la proposition de Marshall-Hall : a La lé- » sion de la moelle produit toujours la perte ou la dimi- «Tiution soit de la sensibilité , soit de la contractilité » électro-musculaire (3). Les paralysies saturnines sont )) suivies des mêmes effets ; au contraire , dans les pa-

( 1 ) On the condition of tlie muscular irritability in the paralytic limbs, 1839-1843, Lond.

(2) De l'électrisation localisée, p. 534, in-S». Paris, 1855.)

(3) Page 429.

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» ralysies consécutives aux lésions cérébrales , rhuma- » tismales, hystériques, la contractilité électro-muscu - )) laire est intacte , et la sensibilité électro-musculaire , ou » augmentée, ou diminuée, ou abolie (i). » Quoique ces propositions ne soient pas à l'abri de toute objection, il faut en tenir compte dans l'étude des paralysies. Etat des tissus La paralysie d'un ou de plusieurs muscles se reconnaît musculaires relâchement, à la mollesse, à la flaccidité, à l'immo-

paralyses.

bilité des faisceaux musculaires dans lesquels on ne sent ni mouvement, ni changement de volume. Pour constater les symptômes de paralysie il faut que le malade jouisse de l'intégrité de son intelligence, et puisse exercer sur les muscles le pouvoir de sa volonté. On cherche aussi à y produire des mouvements en les plaçant dans Leurs uue situatiou telle que la contraction seule puisse les mouvements maintenir. Il faut s'assurer que les muscles sont en

propres abolis. •> ^

état d'exécuter leurs mouvements de flexion, d'extension, d'adduction, d'abduction et de rotation. C'est seulement à l'aide de ces différents modes d'exploration , dirigés avec soin , qu'on arrivera à découvrir les paralysies qui ont leur siège dans un muscle ou un seul de ses faisceaux. On se rappellera qu'une irritation portée sur la peau d'une partie, dont la sensibilité est intacte ou abolie, peut Mouvement déterminer des mouvements par action réflexe de la paraction réflexe. j^Qgljg. niouvements pourraient induire en erreur,

en faisant croire que les mouvements volontaires subsistent encore lorsqu'ils sont cependant tout à fait anéantis.

La paralysie des muscles de la vie de nutrition ne se reconnaît qu'au moyen des troubles de la fonction à la-

(I) De Vélectrisation localisée, page 528.

DE LA PARALYSIE

Paralysie complète ; iuconiplèle.

quelle ils concourent ou qu'ils sont chargés d'accomplir. On peut dire d'une manière générale que ces muscles , étant disposés autour d'organes creux , à parois flexibles et mobiles, où pénètrent et d'où sortent les matières destinées à être assimilées ou excrétées , la paralysie provoque la rétention ou l'expulsion prématurée des solides, des liquides ou des gaz.

La paralysie est dite complète quand la volonté ou les autres agents excitateurs ne peuvent provoquer le moindre mouvement dans les tissus contractiles; incomplète lorsque ceux-ci sont encore en état d'exécuter quelques mouvements et qu'on y sent quelques contractions fibrillaires et une faible augmentation de volume. L'auscultation fait entendre un bruit sourd, ^aque fois que les muscles se contractent.

Il se manifeste parfois dans les parties paralysées un tremblement ou des mouvements irréguliers, qui dépendent des muscles affectés ou de la prédominance d'action de muscles antagonistes restés sains. Il existe passagèrement un certain degré de roideur ou de contracture musculaire.

On donne le nom de paralysie générale, à celle qui occupe les membres supérieurs et inférieurs et la plus grande partie des muscles du tronc ; cependant il n'existe pas, à vrai dire, de paralysie générale : la vie n'est point compatible avec un pareil état ; quelques parties échappent à la paralysie. On a observé des cas de paralysie générale incomplète et idiopathique chez des sujets frappés de la foudre ou soumis à une forte émotion morale, épuisés par la masturbation, les excès vénériens, les pertes séminales, chez les hystériques, dans l'apoplexie nerveuse. La paralysie générale est toujours suc- ou progressive

Paralysie générale.

Successive

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cessive, c'est-à-dire qu'elle gagne l'une après l'autre les différentes parties du système musculaire, et de plus elle est progressive, comme dans la maladie connue sous le nom de paralysie progressive, avec ou sans aliénation mentale.

Paralysie La parahjsie partieUe se voit très-fréquemment comme parueiie. ^-j^iadie idiopathique et comme symptôme d'une lésion du système nerveux ou d'un autre organe. Tantôt elle occupe très-exactement un côté du corps oU seulement les membres supérieurs et inférieurs du même côté : elle s'appelle alors hémiplégie ; tantôt les deux membres inférieurs (paraplégie) ; ou bien le membre supérieur d'un côté et le membre inférieur du côté opposé ( paralysie croisée ).

Elle peut èire On la rcncontrc encore très-exactement limitée à un à un orpiutieurs ^^^^ visagc (hémiplégie faciale) ; on a un ou plusieurs muscles. muscles, qui donnent alors leur nom à la paralysie (paralysie du moteur oculaire commun, des muscles de la face, du grand dentelé, du deltoïdè). Les muscles des bras, des avant-bras, de la main, ceux de la cuisse et de la jambe, peuvent être affectés isolément de paralysie. Elle consiiiuc Dans CCS différents cas, elle se montre comme maladie touJ^Taïadie. ïdiopathiquc , et tient probablement à la lésion de la motilité ou à quelques troubles des propriétés vitales des nerfs conducteurs de la volition ou des faisceaux antérieurs de la moelle épinière.

L'éieciiisaiion On a employé depuis quelque temps l'électricité pour ^'^"comlâitrJ''''*' fliagnostiquer le siège précis des paralysies musculaires le siège précis partielles. Malgré les signes précis que fournissent la position des membres et l'impossibilité de produire certains mouvements, on est embarrassé parfois pour dire quel est le faisceau musculaire plus spécialement atteint par

DE LA PAUALYSIE.

la paralysie. L'électrisation localisée, dont on doit une étude approfondie à M. Duchenne , permet de découvrir aisément le siège exact de la paralysie. Les courants électriques interrompus qu'on dirige alors, avec des conducteurs humides , sur la région à explorer , font contracter seulement les muscles sains, tandis que les autres restent complètement insensibles à l'électricité. Dans le cas où les muscles paralysés conservent leur aptitude à se contracter sous l'influence de ce fluide, on peut encore en tirer quelque lumière , en stimulant comparativement les muscles sains et malades.

Lorsque la paralysie dure depuis quelque temps, les saillies musculaires sont effacées, la substance charnue présente une flaccidité très-grande, qui ne cesse que lorsqu'on excite le muscle par l'électricité, et encore il arrive très-promptement une époque où celle-ci ne peut plus produire de contraction. La partie paralysée reste immobile ou est entraînée, soit par les muscles antagonistes, comme on le voit à la main, qui est fléchie quand les extenseurs sont paralysés, soit par l'effet de la tonicité des muscles opposés; c'est ce qui a lieu dans l'hémiplégie faciale : le côté sain tire de son côté la portion paralysée du visage.

La paralysie partielle permanente , considérée comme La paralysie névrose, indique très-exactement le siège même de la persilullfic maladie. Si elle est bornée à un seul ou à plusieurs mus- indique une des d'une partie limitée du corps ou d'un membre, on doit ["sLTpaîiidUî! admettre qu'il existe une maladie correspondante des muscles, d'un rameau nerveux ou d'un nerf en totalité. Cependant il faut se rappeler qu'une névrose de tout le système nerveux, l'hystérie , l'épilepsie , la pellagre , par exemple, peuvent donner lieu à une lésion partielle de la

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contractilité , absolument de la même manière qu'un ramollissement du cerveau ou de la moelle s'annonce quelquefois par une paralysie d'abord circonscrite. Elle existe En général, la paralysie qui occupe un côté du visage, '^l fa tl'iadi'c^ moitié du corps ou un membre indique une lésion de du cerveau , ei \q, partie opposée du cerveau. Lorsque la motilité des que'^! m'I.iad'ie d^ux côtés du corps est altérée, la névrose est cérébrale ; delà moelle, cellc-ci a SOU siége dans la moelle épinière quand la paralysie frappe les parties inférieures des deux côtés, les parties supérieures étant intactes. Dans la paralysie, par maladie de la moelle, la perte du mouvement existe du même côté que la maladie , et se trouve toujours placée au-dessous de la portion du système nerveux que celleci occupe. L'étude des lésions anatomiques évidentes, qui caractérisent un grand nombre de maladies du cerveau et de la moelle, doit également conduire à placer le siége des névroses dans les mêmes points. Sous le rapport du siége on peut donc admettre l'existence de névroses du cerveau, de la moelle, des nerfs, et enfin de la propriété spéciale du muscle qu'on appelle la contractilité. Nous nous sommes déjà expliqué sur ce sujet intéressant , au point de vue étiologique et thérapeutique, l'araijsie Phénomènes morbides qui accompagnent la paralyne. duTeniiment. Anesthèsic. En même temps que la motilité est altérée dans une partie, la sensibilité peut y être également abolie ou seulement diminuée. On dit alors qu'il y a paralysie simultanée du mouvement et du sentiment. Elle se rattache à une double lésion qui comprend les parties du système nerveux dévolues au mouvement et au sentiment (voyez Troubles de la sensibililé). Répétons seulement que la motilité se perd plus facilement et plus vite que la sensibilité. La lésion matérielle ne peut nous rendre

DE LA PARALYSIE

compte de cette différence ; à plus forte raison quand il n'existe qu'une névrose.

Température. Il résulte des expériences de MM. Bec- ' a tempérauire querel et Breschet que la température des muscles qui '^^normài!''*' se contractent excède d'un demi-degré centigrade la température des muscles au repos (i). On pourrait donc en conclure à priori que la température des parties paralysées est inférieure à celle des parties saines. Depuis Boerhaave un grand nombre d'auteurs ( Abercrombie, Earle, Frank, Todd, etc.) ont porté leur attention sur ce point, et sont arrivés à des résultats un peu différents. On peut cependant établir, avec Boerhaave, que les membres paralysés se réchauffent ou se refroidissent plus facilement, et que tantôt le thermomètre indique la température de l'état sain, et tantôt une température un peu plus basse (2).

La circulation artérielle ne devient sensiblement lan- Lésion guissante que dans un petit nombre de cas et après un capillaire, temps assez long. C'est alors que des changements essentiels se manifestent dans la nutrition des masses charnues. On sait qu'à l'extrémité capillaire des vaisseaux l'influx nerveux est indispensable pour que les actions dynamico-chimiques qui se passent entre le sang et les tissus puissent s'accomplir. Or, si la stimulation nerveuse est supprimée dans les nerfs organiques ou trophiques, la sécrétion de la fibrine musculaire cesse, et alors les muscles se décolorent, s'amaigrissent.

Cet amaigrissement est surtout manifeste dans l'atro- lésion

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