‹ Traité de pathologie générale v. 1 (volume 2)Chapitre 14 sur 185 · LES IDEES FAUSSES · texte numérisé non relu

LES IDEES FAUSSES

Les idées fausses (delusions des Anglais), conti*ai rement aux hallucinations, ne sont pas nécessairement des phénomènes morbides. Il n'y a guère d'idées assez absurdes pour ne pouvoir pas trouver accès dans l'esprit d'un ignorant, principalement si elles ont un rapport avec la religion. Une idée tout à fait inacceptable dans un milieu sera reçue sans hésitation dans un autre. Une idée fausse ne peut être considérée conmio morbide qu'autant (pi'elle est sans contestation en contradiction avec l'éducation du sujet et surtout avec sa manière d'être habituelle. Les idées fausses des gens sains ont ordinairement une origine externe : on trouve leur cause dans une impression venue du dehors; l'idée fausse morbide est un produit d'un cerveau malade. Tandis que la première peut être modifiée par d(»s arguments, les preuves les plus patentes sont impuissantes sur les. secondes, qui ne changent que quand l'état morbide du cerveau s'est modifié. L'idée fausse est une idée qui ne repose sur aucun fait, ne peut être partagée par aucun individu sain de même race, de même classe, de même éducation ((Houston), et est en contradic-

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