‹ Traité de pathologie générale v. 1 (volume 2)Chapitre 151 sur 185 · AV · texte numérisé non relu

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1" Une faible valeur de -r^ indique la diminution des molécules

excrétées par obstruction glomérulairc ou par stase, d'où la nécessité d'étudier cliniquement l'état du système c^rdio-vasculaire.

^ V 2° Une faible valeur de^ (qui peut descendre à 1000, à 500), car les

lésions épithélialos ont pour conséquence de s'opposer aux échanjçes moléculaires, indique une diminution de l'épuration rénale; à ces luinima correspondent cliniquement les accidents graves d'auto-intoxication. La diminution prononcée de ce nq)port indique l'imminence des accidents urémiques, et peut faire baser le pronostic des afTeclions rénales.

3** Un accroissement de -i; montre c|ue la diurèse des molécules élaborées s'effectue dans des conditions beaucoup pins désavantageuses que la diurèse totale : o diminue dans des proportions plus considérables que le comporterait la variation de A. Cet accroissement traduit donc Vobslacle à Véchange moléculaire et par suite V imperméabilité relative des épilhéliums tubulaires.

Appliquées aux différentes variétés de népbrites, les conclusions des auteui-s sont les suivantes :

Dans les néphrites interstitielles, il y a une diminution constante des éliminations. Mais ces troubles sont intermittents; il existe des phases d'insufiisiuice rénale et des pbases de fonctionnement nonnal ou même exagéré. Dans cette variété de néphrite, l'examen fréquemment répété, plusieurs jours de suite, peut déceler des insuffisances transitoires, h l)eine révélées par l'examen clinique.

Dans les néphrites aiguës les résultats sont moins nets, car Tinfection ou l'intoxication agit sur les échanges moléculaires: on peut cependant constater les phases alternatives d^insufflsance rénale et de fonction- ' nement normal ou exagéré. Dans la fièvre typhoïde, dans la diphtérie, l'examen cryoscopique peut renseigner sur les couq)lications c;u*dia(|ues ou rénales en les différenciant, et de ce fait a une valeur séméiologique importante.

Dans les néphrites diffuses subaiguës et chroniques, Claude et Baltlia/ard ont pu distinguer deux types cpi'on peut superposer aux formes anatomo-|)athologiques fixées piu* Clumffard : l'un répondant à la néphrite subaiguë, l'autre à une néphrite plus lente ressemblant d'abord à la précédente puis prenant les caractères des scléroses rénales,

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Dans le premier cas, l'évolution est progressive, les valeurs de -jr-

s'abaissent de plus en plus.

Dans le second cas, la cryoscopie montre que la dépuration urinaire se fait par périodes, intermittentes alternant avec des périodes d^insuffisiince rénale.

[F WIDAL H E. LB8NÉ.}

D'une façon générale donc, les résultats que fournit la crjoscopic dans les néplirites ne peuvent être interprétés justement qu'en s appuyant sur un examen soigneux du malade. Elle n'est certes pas utile au clinicien pour cataloguer une variété de néphrite, mais permet de déceler, d'une façon plus siire que les autres procédés, rinsuflisance rénale, souvent même avant l'apparition des signes cliniques, et, de ce fait, fournit un moyen de pronostic et de diagnostic. Enfin, comparant les données de In crjM)scopie au cours des cardiopathies et des néphrites, on peut ainsi distinguer ce qui est stase rénale de ce qui est lésion du rein.

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