TROUBLES DE LA RESPIRATION
Dans les états de dépression, la respiration est superficielle et lente: on voit quelquefois se produire des inspirations amples et bruyantes qui ont pour but de compenser l'insuflisancc des inspirations ordinaires; le bâillement est fréquent(*). Dans la stupeur, les mouvements respiratoires sont quelquefois tellement faibles qu'il ne se produit dans la poitrine aucun bruit accessible à l'oreille et que les changements de volume du thorax ne peuvent être perçus qu'à l'aide d'instruments spéciaux. Dans les états d'excitation, les mouvements respiratoires deviennent temporairement plus amples, mais dans les moments de calme on peut constater que la capacité respiratoire est diminuée aussi bien chez les maniaques que chez les mélancoliques. On observe quelquefois dans les états de stupeur la respiration périodique; quant à la respiration de Cheyne-
;'j Ch. Férè, BAillcmcnts chei un épilepliqiie. Nouv, Icon, de la Saii>étrière, 1888, p. 169.