ATROPHIES
L'atrophie de la peau peut porter sur toutes ses parties constituantes, même sur ses annexes.
Je mentionne seulement Y atrophie des poils et des bulbes pileux, qui caractérise la calvitie et toutes les formes d'alopckries, notamment la pelade. Il y a aussi des troubles de nutrition des poils, qui aboutissent à des atrophies partielles. Ces troubles tropliiques présentent diflërents aspects, dont les princi|)aux ont reçu les noms (Vaplasie mon ili forme. de trichorrexis nodosa, de trichoptilose (*).
Vaplasie moniliforme atteint surtout les cheveux, qui sont atrophiés, secs, lanugineux et présentent une série de renflements, qui les font ressembler à une sorte de chapelet. Les renflements moniliformes représentent les parties restées normales du cheveu, tandis que les parties intermédiaires, rétrécies, résultent de Tatropbie du poil.
La trichorrhexis nodosa siège dans la barbe; eUe est aussi caractérisée par des renflements des poils; mais ces renflements sont dus à un gonflement localisé, produit par Técartement des Gbrilles du poil. Le poil se casse au niveau du renflement et ses deux tronçons ressemblent à un pinceau, constitué par Tépanouissement des libres.
La trichoptilose est également un trouble trophique des poils. Ceux-ci sont fendus à leur extrémité ou dans une j^artie de leur longueur ou latéralement.
V atrophie cutanée i^rofvemcni dite peui Hre généralisée cl en rapport avec la vieillesse; c'est ce qu'on appelle Vatrophie sénile. On sait, en effet, que, chez les vieillards, la peau est amincie, grisâtre, sèche et squameuse; (prdle se ride facilement et a penlu son élasticité.
L'atrophie cutiinée est parfois secondaire à un état pathologique antérieur de la peau. On l'observe dans un certain nombre de dermatoses, notamment dans le xeroderma pigmentosum.
Il y a aussi des atrophies cutanées par rétraction libriMise, consécutive à Fhyperplasie conjonctive du derme; cVst ce qu'on observe dans toutes les formes de la sclérodermie, dans laquelle, î\ une période avancée, l'atrophie du derme succède toujours à l'hypertrophie primitive.
Enfln, il y a des atrophies cutanées localisées, par exemple celle qu'on constate sur les plaques de pelade, (pii sont blanches, lisses, déprimées, et sur lesquelles on observe, à la fois, un amincissement du derme et une atrophie du pigment.
L'atrophie peut porter seulement sur un des éléments constitutifs du derme. Dans les vergetures. c'est le tissu élastique seul qui est distendu, rompu et atrophié (*).
■•; E. Gaccher, Traité dr$ maladie* de la peau, I. Il, p. Il j«| siiiv. — GArcHER cl Ijicai-ÈRE, Trichnrrhexi» nodwa. Soc. «le dermal,. juillet lîH>l.
»; Troisier cl yÉ5ÉTRiER. Hislologie dett rergrlnre*. janvier 1889.