‹ Traité de pathologie générale v. 1 (volume 2)Chapitre 45 sur 185 · EXAMEN DIRECT · texte numérisé non relu

EXAMEN DIRECT

Malformations congénitales. — Â la naissance on peut observer un œrtain nombre de malformations qui résultent soit d'arrêts de dévelop- |)einent, soit de lésions inflammatoires développées pendant la période embryonnaire ou fœUile et dont Tune des causes les plus fréquentes |Miraît être la syphilis.

Nous les passerons ra|)idement en revue, car elles ne présentent pas un intérêt diagnostic bien considérable,

Ahlépharie. — L'absence complète des paupières est très rare et Ton n'en cite que quelques observations.

Cryptophtalmie, — Dans la cryptophtalmie la peau du front se conlinut» directement avec celle de la joue et ne présente qu'une rigole ou qiuine dépression comme vestige de la fente palpébrale. Le globe oculaire est habituellement réduit à l'état de moignon. Dans deux faits seulement il nexistait pas de vestiges du globe.

Colobomc palpéhraL — On donne le nom de colobome aux encoches verticales des paupières. Bien que dérivant au dire de certains auteurs dnn processus dilTérent de celui qui donne naissance au bec-dt»-lièvre, on peut étidilir un rapprocbement entre le colobome |)al|)ébral et le bec-delièvro avec lequel il coexiste parfois. L'encoche triangulaire siège plus fréquemment à la paupière supérieure, elle est habituellement oblique avec la bas«» dirigée en dedans et correspondant au bord palpébral. Cette mulfurmation coïncide parfois avec des tumeurs congénitales comme le Jernioule du limbe cornéen, ou avec d'autres malformations oculaires. Suivant qu'il atteint une paupière, les deux paupières du même coté ou qu'il est symétrique le colobome congénital est dit sinq)le, double on iHlatéral.

Le seul intérêt que |)résente le colobome congénital réside dans sa différenciation avec le colobome acquis, c'est-à-dire les plaies verticales 'l»'s paupières. Les cominémoratifs sufiisent habituellement à trancher la question et il ne pourrait y avoir d'hésitation que dans le cas de colobome acquis remontant à la première enlance. Dans les colobomes acquis la

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section est habituellement plus fivinche et les angles qui limitent la base du colobome sont moins arrondis.

Épicanthus. — L'épicanthus consiste dans un repli cutané de forme semi-lunaire qui existe sur les deux faces latérales de la base du nez et qui limite Fangle interne de la fente palpébrale en le recouvrant même * partiellement dans certains cas. Cette malformation s'observe surtout lorsqu'il y a eu un elTondrement de la charpente de la base du nez ou un arrêt de développement de celle-ci. Il est rare que cette difformité entraîne dos troubles fonctionnels.

Ptosis congénital, — Nous ne faisons que signaler ici cette affection congénitale sur la(|uellc nous reviendrons longuement dans la discussion du symptôme ptosis.

Ankyloblépharon congénital. — Cette malformation correspond à la soudure totale des bords palpébraux. Elle est toujours liée à un arrêt de développement du globe oculaire.

Bride coivgénitale. — On a publié quelques faits dans lesquels Tadhérence des paupières était limitée à un point et où il existait un pont cutané, une bride réunissant les deux paupières.

Tumeurs congénitales, — Les tumeurs congénitales des paupières sont rares a Tcxception des tumeurs vasculaires et des naevi. Nous avons, à propos de la région sourcilière, parlé du kyste dermoïde qui est rare à la région palpébrale proprement dite, mais (|ue nous retrouverons dans les affections orbitaires.

On observe les deux formes de tumeurs érectiles artérielles et veineuses.

Les tumeurs érectUes artérielles forment des taches d'un rouge clair siégeant dans l'épaisseur du derme.

Les angiomes veineux sont plus profondément situés et donnent à la |)eau qu'ils soulèvent une teinte bleuâtre.

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