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CHAPITRE m

SYMPTOMATOLOGIE GÉNÉRALE

Anomalies de randition. — Vanesthésie acoustique, la diminution fie la force auditive normale, constitue un des synq)tomes les plus frt^ (pienls des alVeclions auriculaires. Très variable coujme degré et étendue, la surdité peut être différente pour les vibrations sonores périodi(pies (diapasons) et les vibrations non périodiques (parole, monirr, bruits divers). La surdité peut varier aux dilférentes heures du jour, sous rinfluence du repos ou de Fexercice, de la nuistication et du bâillement, même de la position du corps et de la tête, selon la direction des ondes sonores.

La surdité peut être continue ou intermittente, permanente ou |>asser d'une oreille à Tautre, soit par transfert (Dumontpallier-Gellé), soit même spontanément (Urbantschitsch).

Elle peut être générale ou |)artielle, c'est-à-dire limitée à certains sons, les plus graves ou les plus élevés de rêchelle, ou présenter des lacunes irrégulières. Conformément à ThypoÉlhèse de Uebnholtz, une

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affection des filets du nerf acoustique de la base du limaçon conduirait aux troubles de perception des sons élevés; du sommet du limaçon, des sons graves. La surdité pour les sons les plus élevés est du reste un symptôme sénile assez fréquent.

On désigne sous le nom d'hy pères thés ie acoustique une sensibilité nar'ticulière de Torgane auditif aux impressions sonores, symptôme rela- (j%'€;ment rare. Cette sensibilité est le plus souvent seulement temporaire, ell^ peut être limitée h certaines notes, ou s'étendre à toute espèce de ()j-»aits et de sons. C'est d'ordinaire un symptôme cérébral, rencontré p^B B^fois dans l'hystérie ou la neurasthénie, le surmenage intellectuel, la KBi graine, Tinsomnie, noté dans l'hypnose (Charcot).

Celte perception exagérée s'accompagne quelquefois d'une sensation Ac>tiloureuse.

Parfois l'hyperesthésie précède le dévelo|>pement d'une surdité pro »:rr«ssive.

On appelle autophonie la perception exagérée, soit par une oreille, soit par les deux, de sa propre voix, qui revêt alors habituellement un caractère sourd. On l'observe, la trompe d'Eustache étant largement, anormalement ouverte, la voix pénètre librement dans la cxiisse, et imprime des vibrations plus violentes à la membrane du tympan. Ceci a surtout lieu pendant la prononciation des consonnes nasales.

L'autophonie se produit cependant quelquefois dans des circonstances presque opposées aux précédentes, et notamment lors d'une occlusion soit (le la trompe d'Eustache, soit du conduit auditif externe, par exemple par un bouchon de cérumen.

Dans la majorité des cas, l'autophonie dépend de la résonance exagérée de la colonne d'air enfermée dans l'oreille.

Il y a diplacousle, lors de l'impression d'un son double. L'écart entre les deux sons peut être variable. Ils paraissent quelquefois provenir de répons différentes (ftressler), ou se perçoivent sé|)arés par un intervalle, l'un des sons formant Fécho de lautre (Diplacusis ec/iotica de Kayseri. On entend par paracousie {Diplacusis dysharmonica de Kayscr) faudition altérée qualitativement, c'est l'audition fausse d'un son, l'oreille ^^da entendant une note plus élevée ou plus grave, (pie l'oreille saine. ^^ 'observe rarement poin* la parole.

^ paracousie est le plus souvent consécutive à Totite moyenne aiguë, ^"Ppuraiive ou séreuse, et parait avoir pour cause une modification de la tension des fibres du limaçon.

^^ appelle />aracoM«ie de WilUs une modalité de raudition, présentée

e'a(iv^»ment fréquemment par des malades, surtout atteints d'aiVections

^^*"hales chroniques adhésives de l'oreille moyenne. Ces malad(îs

^*^clent mieux lorsque des sons bruyants viennent frapper leur oreille,

Z^ ^Xemple en chemin de fer, en voiture, au milieu du bruit de la rue.

. 1 ^lîtzer explique ce phénomène par l'ébranlement violent communiqué

^ ^*liaine des osselets, ébranlement (pii la rend plus propre à propager

[C. BENlfïl

41C SÉMIOLOGIE DE L'APPAREIL ADDITIF.

les ondes sonores que lorsqu'elle est en étiit de repos. Gellé, Loewenberg, Urbantschilsch cherchent rcxplicalion de la paracousie de WîlHs dans une exagération de la sensibilité auditive, sensibilité mise en é?eil par le bruit environnant.

Bruits auriculaires. — Un des symptômes les plus fréquents des affections de Torgane auditif est constitué par les bruits auriculaires. On les distingue en :

1. Bruits subjectifs, c'est-à-dire des impressions auditives, non allribuables à une source sonore objective". Elles sont dues à une action exercée sur le nerf ou les centres : acoustiques, produite soit par une modification de la circulation sanguine, soit par une action (telle par exemple que Tinflammation) exercée sur Tappareil nerveux. Des processus pathologi(|ues, surtout des processus qui conduisent à Tatrophie (Benedict) dans le nerf, ainsi que dans les centres acoustiques, produisent ces bruits. Tout ce qui augmente la pression de la platine de Tétrier sur la fenêtre ovale facilite leur production. Des causes mécaniques, telles que des secousses imprimées à la tête, des bruits intenses, des explosions, peuvent les provoquer d'une façon passagère, même permanente. Leur intensité peut être très variable. D'habitude on les localise dans l'oreille, ou dans la tête, plus rarement hors de la tête, jusqu'à ce qu'on se soit convaincu de leur caractère essentiellement subjectif. Ces bruits sont intermittents, et alors presque toujours irrégulièrement intermittents, ou continus. Une diminution de l'ouïe accompagne ou précède leur développement dans la très grande majorité des cas.

2. Bruits entotiques. — Ce sont des impressions auditives attribuables à une source sonore objective, située soit dans l'organe auditif, soit dans son voisinage. Elles sont dues soit au courant sanguin (bruit de diable, du au passage du sang du sinus latéral dans le bulbe de la veine jugulaire — Bondct), lors d'une dilatation de ce bulbe (Moos) ou de rarlèro de l'étrier (Ilyrtl), lors d'un anévrysme de la carotide, de l'artère occipitale ou de Tarière basilaire ; soit aux contractions musculaires (du tenseur du voile du palais, du tenseur de la membrane, du muscle do l'étrier) : soit aux mouvements de la niembrane du tympan ou des parois tubairos. Ils peuvent aussi être produits par déplacements d'un liquide contenu dans la caisse. Les éluts congeslifs de la tète, des eflbrts musculaires considérables les provoquent parfois ; on les observe dans certaines ancclions du cœur. Les bruits entotiques sont objectivement perceptibles, hirsqu'ils deviennent assez forts pour être entendus par des personnes auties que le malade.

Au point de vue de leur caractère, on distingue les bruits en : 1" Bruits à tonalité élevée (tintements), (|u'on observe dans le** hyperémies actives ou passives de l'organe auditif, surtout lorsqu'il y ;• participation du labyrinthe. On expli(|ue leur production par Texcitatioii dos libres terminales du n^rf auditif.

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2* Bruits à tonalité grave (hourdonneiiicnts, ronflements). Ce sont pour la plupart des bruits d'origine veineuse (aflections limitées du labyrinthe, ou dans lesquelles le labyrinthe participe).

Quelquefois cependant ces bruits sont entotiques ; — uniformes, lorsque leur origine est veineuse; pulsatiles, en cas d'origine artérielle, — les imlsations pouvant être objectivement sensibles.

Les bruits musculaires ont un caractère de ronflement (quelquefois perceptibles pendant la déglutition), ils peuvent exceptionnellement être produits à volonté par la contraction du muscle tenseur du tympan ou du muscle de Tétrier (lors de la contraction des muscles du voile du palais).

Certains bruits entotiques, variés comme caractère (crépitement, gargouillement), dépendent de la mise en mouvement d'un épanchement intra-tympaniquc différent, suivant la consistance de ce dernier.

Quelquefois, quoique rarement, il y a perception purement subjective de mélodies suivies, chez des personnes autrement saines. Cette perception provient probablement d'un état d'excitation du cerveau, surtout de sa partie corticale; c'est une sorte d'hallucination. Hallucination diflërente cependant du symptôme si fréquent des psychoses, — ces dernières donnant l'impression de voix humaines ou animales, de mots ou de phrases entières.

La localisation de la perception de ces bruits est diverse, le plus souvent dans l'oreille même, plus rarement loin de l'oreille ou dans l'intérieur de la tcte. La pression sur l'apophyse mastoïde ou sur la première vertèbre cervicale (Turck), un bruit extérieur très fort (Lucas), l'influence d'un courant électrique, peuvent diminuer ou interrompre ces bruits.

Les bruits provoqués par une aflection périphérique de l'oreille peuvent aussi donner lieu à des hallucinations de l'ouïe, même aux psychoses, dites réflexes. Urbantschitsch, Kessel, Meyer, citent des cas de psychoses avec hallucinations auditives guéries par l'extraction d'un bouchon de cérumen.

Vertiges auriculaires. — Des symptômes de vertige, des troubles «réquilibre, compliquent fréquemment les maladies d'oreille, associés cl*habitude aux bourdonnements, aux nausées et vomissements. On les observe en cas d'affection des canaux semi-circulaires, des nerfs acoustique et facial et de diflërentes parties du système nerveux central, surtout du cervelet. Ils se développent aussi souvent par action réflexe.

Ces symptômes peuvent être provoqués par l'injection dans l'oreille d'eau, surtout d'eau trop froide, par la pression sur la membrane du tympan de corps étrangers (bouchons de cérumen, polypes, attouchements avec une sonde), même par riuq)ression produite par des bruits, un son puissant ou une détonation, d'autant plus par une blessure du labyrinthe v\ de ses nerfs, dont Tc^xcitiHion provoque par action réflexe des troubles lie Téquilibre, le vertige, des nausées et des vomissements.

[C BENNl.}

L'intensité de ces troubles est très variable, depuis un léger manque de stabilité dans la marche et la station, jusqu'aux chutes subites et violentes, souvent dans une direction déterminée, d'habitude du côté malade. Ces vertiges sont quelquefois précédés de sensations prémonitoires (Charcot), ils se développent cependant d'habitude sans prodromes aucuns. La durée des accès est variable, habituellement cependant très courte; leur fréquence varie depuis un accès unique jusqu'à même plusieurs accès par jour.

Le développement simultané de surdité, bourdonnements, vertiges, nausées et vomissements constitue l'ensemble de symptômes, connu sous le nom de maladie de Menière (surdité apoplectiforme de Knapp). L'accès dure habituellement quelques minutes, exceptionnellement des heures et des jours. La surdité ainsi qu'un certain manque d'équilibre peut persister plus ou moins longtemps. Si les accès se répètent, la surdité devient d'habitude progressivement plus intense et plus persistante. Du moment qu'elle devient défmitive, les accès de vertige cessent dans la majorité des cas.

Exceptionnellement la surdité n'est que partielle. La fréquence de ces accès est très diverse.

Ces symptômes se produisent par voie réflexe, dans le cours des affections de la caisse et disparaissent alors souvent graduellement, de même qu'ils peuvent aussi apparaître successivement et non simultanément.

Plus rarement ils sont liés a une affection du nerf acoustique ou des centres acoustiques (traumatismes, hémorragies labyrinthiques), on les rencontre encore dans la méningite cérébro-spinale, surtout de la première enfance. Ils constituent alors des symptômes distincts de fa maladie de Menière proprement dite.

Douleurs et anesthôsie. — La douleur peut être la conséquence d'un état inflammatoire ou revêtir le caractère d'un phénomène purement nerveux.

Les douleurs inflammatoires siègent principalement dans l'oreille externe et moyenne. Au pavillon de Toreille il y a douleur loi-s d'une inflammation phlegmoneuse ; douleur violente avec sensation de brûlure dans l'herpès.

Au conduit auditif externe, la douleur constitue un des symptômes les plus prononcés de toute inflammation, douleur généralement augmentée par tout mouvement de la mâchoire ; habituellement plus intense le soir que le matin.

L'inflammation de la membrane du tympan peut se développer d'une façon presque indolore, circonstance caractéristique dans les affections de nature tuberculeuse. Dans la myringite ordinaire cependant on observe des douleurs quelquefois violentes, toujours très violentes dans la myringite de l'influenza. Les douleurs sont très fortes lors de la pénétration d(^ masses parasitaires (par exemple l'aspergillus) dans le tympan.

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Des douleurs de la caisse, souvent térébranles, accompagnent l'otite moyenne et s'étendent fréquemment à la moitié correspondante de la tète. Quelquefois, quoique rarement, la douleur occupe des points circonscrits (le la tète, la sensation auriculaire étant relativement insignifiante. H y a d'habitude exacerbation nocturne et rémission matinale, quelquefois intermittence même complète. La déglutition, l'acte de se moucher, la douche d'air, augmentent la douleur.

La rétention d'un liquide (purulent ou séreux) dans la caisse, la pénétration d'un liquide dans cette région (pendant la douche nasale), provoquent des douleurs quelquefois très violentes.

La région de l'apophyse mastoïde devient très douloureuse lors de l'inflaramation, soit superficielle, soit profonde. Cette douleur s'exagère toujours notablement par la pression; la pointe de Tapophysc présente habituellement son maximum. Ces douleurs ne sont cependant pas nécessairement en proportion de l'intensité de l'affection. Ainsi quelquefois àes destructions centrales étendues (surtout de nature tuberculeuse) s'accompagnent de peu ou point de douleur; c'est l'empyème aigu des ce//u/es mastoïdéales qui en provoque les plus violentes.

Voialgie nerveuse dépend soit d'une affection des troncs nerveux, qui vont à l'oreille, soit d'une affection des nerfs sensitifs périphériques de I oreille externe et moyenne.

L'otalgie est fréquemment provoquée par la maladie d'un organe voisin, par exemple des dents, du lai'jnx. Pour le pavillon de l'oreille, la douleur se localise d'habitude dans un point circonscrit. C'est une affection rare, qui quelquefois se complique d'un point douloureux mastoïdien (Valleix).

L^otalgie du conduit auditif s'obser>'e, soit limitée à sa portion cartilagineuse, soit confondue avec l'otalgie de l'oreille moyenne, résultat d'une névi'algie du plexus tympanique.

C'est là la forme la plus fréquente, suite d'un refroidissement, de Thypcréinie, d'une pression exercée sur les troncs ou les centres ner>'eux, <^mplication de l'hystérie ou de la neurasthénie. Une des raisons fréquentes de Totalgie dans l'enfance est la carie dentaire (otalgia per odon- Mgiam).

Les accès sont d'habitude intermittents, quelquefois même à forme typique, observés comme complication d'une fièvre intermittente, d'ori- ^ne malarique.

'-'^nesthésie de l'organe auditif est relativement rare. Urbantschitsch 3 cependant constaté, relativement souvent, lanesthésie du pavillon de oreillç au cours d'une otite moyenne.

^ ^riesthésie du conduit auditif exteme peut se produire, soit à la suite ^^^ affection périphérique (par exemple après une otite exteme), soit ^^purs d'une affection centrale (par exemple l'hystérie, Lichtwitz). L. îtriesthésie de la membrane du tympan a été constatée par Cholewa "^^ la sclérose de l'oreille movenne.

[C. BENNi.J

Le canal de la trompe est quelquefois remarquablement peu impressionnable pour le cathéter ou même la bougie, lors d'une affection de l'oreille moyenne.

Écoulements auriculaires. — Les écoulements de l'oreille sont de nature et provenance diverses.

A. Écoulements muqueux, séreux et purulents. — Provenant de l'oreille externe, c'est le produit, soit d'un eczéma, soit d'une otite; ce n'est que très exceptionnellement qu'un écoulement, séreux ou séro-purulenl, proviendra de la membrane du tympan. La source habituelle de l'écoulement auriculaire est la caisse, et la voie qu'il suit, une perforation de la membrane du tympan. De quantité très variable, cette sécrétion peut être muqueuse, séreuse, purulente ou sanguinolente, son caractère étant le plus souvent mixte. Sa consistance (aqueuse, visqueuse, huileuse, gélatineuse, colloïde), ainsi que sa coloration (incolore, jamiàtre, brune, rougeâtre) sont très variables et dépendent de la prédominance de tel ou tel élément.

Quelquefois l'écoulement revêt une teinte bleuâtre (due au bacille pyocyanique), ou verdàtre (bacille fluorescent). L'odeur, d'habitude fade, peut devenir exceptionnellement fétide. Quelquefois cet écoulement exerce une action irritante sur le voisinage, qui va jusqu'à l'érosion.

La sécrétion de l'oreille moyenne, au lieu de s'écouler par le tympan perforé et le conduit auditif externe, peut tout à fait exceptionnellement suivre la voie de la trompe d'Eustache.

Le pus rassemblé dans les cellules de l'apophyse mastoïdc se déverse habituellement dans la caisse, quelquefois il pénètre à travers la paroi supérieure et postérieure du conduit auditif directement dans ce dernier.

U peut encore se faire jour par un orificti fistulaire, à la surface de l'apophyse mastoïde. Des collections purulentes avoisinantes peuvent pénétrer dans Toreille externe ou moyenne et s'écouler de cette façon : tels un abcès de la parotide, un ganglion lymphatique suppuré, même un abcès intra-crànicn.

B. Ecoulements sangulnolents. — Ces écoulements proviennent rarement du conduit auditif. Citons comme causes possibles : Tinflammation du conduit et les néoplasmes (polypes), certains troubles vaso-moteurs (hémorragies vicariantes des menstrues), mais surtout les traumatisme;^ directs ou indirects.

La membrane du tympan n'est qu'exceptionnellement le point dt? départ d'un écoulement sanguin, provoqué alors d'habitude par un traumatisme. Mentioimons le contenu et Técoulement sanguin et séro-sanguinoient des bulles de la myringite de l'influenza.

La source habituelle des écoulements sanguins de l'oreille est la caisse, les polypes constituant la cause la plus fréquente de ces hémorragies.

SYMPTOMATOLOGIE GÉNÉRALE. 421

Citons encore les otites, surtout Fotite de Pintluenza, Totile moyenne hémorragique, la carie et la nécrose de la caisse.

Les hémorragies de Toreille moyenne se produisent au cours de la diphtérie, de la maladie de Bright, de la leucémie, du scorbut, du morbus maculosus Werlhoffii, comme anomalie menstruelle (plus fréquemment que dans le conduit auditif externe) ; elles peuvent encore être produites par stases veineuses pendant le vomissement, les eflorts de toux <le la coqueluche, la compression des vaisseaux du cou.

Le sang peut aussi provenir des vaisseaux avoisinants, soit en cas de traumatisme, soit par érosion des parois de la carotide, de la veine jugulaire, des sinus.

L'hémorragie du processus mastoïde s'observe lors de la carie ou de la nécrose de cette région, elle provient quelquefois des granulations polypeuses qui s'y trouvent. Le sang pénètre alors soit dans la caisse, soit dans le conduit auditif externe, par une lacune existant souvent au point de jonction de la portion osseuse avec la portion cartilagineuse.

C. ÉCOCLEMENT DE LIQUEUR CÉRÉBRO-SPLNALE. — C'ost UUC COnséqueUCC

d'une fracture du crâne, surtout du tegmen tympani. La quantité du liquide est quelquefois très considérable (dans un cas de TojTibee 100 grammes dans les vingt-quati'e heures). L'écoulement persiste habituellement pendant près d'une semaine, abondant surtout pendant les premiers jours. Le liquide suit ordinairement la voie d'une perforation du tympan, il s'écoule exceplionnellement par une fente du conduit xtuditif.

Fièvre. — Les affections phlegmoneuses de l'oreille externe et moyenne s'accompagnent fréquenmient d'un mouvement fébrile.

Dans l'inflammation aiguë de l'oreille moyenne, une fièvre intense occompagnée de délire et de vomissements peut simuler une affection des méninges ou du cerveau.

Le mouvement fébrile qui accompagne l'otite moyenne suppurative s»imple revêt d'habitude une forme paroxystique, à accès d'intensité variable et souvent tout à fait insignifiants.

Les complications septiqucs, qui ont pour point de départ l'oreille moyenne, présentent des variations de température extraordinaires, qui monte depuis 35 jusqu'à 41 degrés.

Les frissons qui accompagnent l'otite moyenne indiquent fréquemment une complication pyémique ou métastatique, l'invasion du processus mastoïde, une affection des sinus, ou une complication cérébrale.

[C BENNI.J

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