‹ Traité de pathologie générale v. 1 (volume 3)Chapitre 100 sur 152 · LES K)180NS PUTRIDES · texte numérisé non relu

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n. Putréfactions gastro-intestinales, — L'étude que nous ayons tûte des poisons putrides, et les faits que nous avons rapportés toudumtlear production en dehors de l'organisme, trouvent de nombreuses applications dans l'histoire des putréfactions gastro-intestinales. On a loiigtemps admis que Testomac, par sa sécrétion acide, combattait tssa efficacement les agents qui y sont introduits. Cette opinion ne peutplv être acceptée aujourd'hui. Minkowski a montré que l'estomac reofarme des microbes produisant des substances toxiques ou irritantes et des gaz. MM. Gilbert et Dominici ont reconnu que, dans la cavité gastrique, les bactéries n'étaient nullement détruites et s'y trouvaient en nombre plus considérable que dans le gros intestin. D'après les mêmes auteurs, c'est dans l'intestin grêle, et surtout dans les dernières portions de cet intestin que l'on trouve le plus de microbes. 11 semble en effet qa'à ce niveau toutes les conditions requises sont réunies pour favoriser k fermentations : l'alcalinité du milieu, l'abondance des matières putres- i cibles, la température élevée et constante facilitent la vie des agents parasitaires et leur permettent de produire des substances qui, élaborées dans une cavité servant à l'absorption, doivent facilement passer dans l'organisme.

Les microbes du tube digestif, provenant de l'extérieur et pénétruil avec les boissons et les aliments, doivent être évidemment les mêmes que ceux qui se rencontrent dans les putréfactions à l'air libre. Cae confirmation de cette hypothèse a été donnée le jour où il a été établi que le ferment lactique de Pasteur est identique au bacterium coli, qoi se trouve dans l'intestin du nouveau-né, dès qu'il a ingéré du lait.

Mais s'il est relativement facile, en dehors de l'organisme, de déterminer les transformations que les microbes font subir aux substances alimentaires, le problème est beaucoup plus délicat quand il s'agit d'étudier ce qui se passe dans l'intestin. C'est que les substances disparaissent rapidement par absorption, et d'un autre côté il est difficile de faire la part de ce qui appartient aux sucs digestifs sécrétés par l'organisme animal et aux fermentations dues aux bactéries. Pour ne prendre qu'un exemple, nous citerons les peptones qui se produisent en abondance dans les deux cas. Il serait donc injuste de considérer comme nuisibles tous les produits de nature microbienne: peut-être certains micro-organismes sont-ils utiles et doivent-ils être considérés comme les collaborateurs et les auxiliaires de l'individu qu'ils habitent. M. Dudaux se demande si les microbes ne font pas une digestion complémentaire, presque aussi importante que la digestion proprement dite. Il est certain, en effet, que plusieurs substances ne sont pas transformées sans l'intervention des microbes : c'est le cas notamment de la cellulose. On voit combien le problème est complexe, et combien il serait intéressant de

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