ACTION DU FOIE SUR LES POISONS
e veine du système porte, on est forcé, dans le deuxième cas, dïntroire plus de poison, pour amener les mêmes effets ou pour tuer Tanimal : Déralement il faut employer une dose double (sels de cuivre) ou triple sis de fer). Le métal qui se dépose ainsi peut séjourner fort longtemps Bs la glande; Philippeaux a trouvé du cuivre dans le foie d^un lapin, un ois après qu'on eut cessé de lui faire ingérer ce métal. Orfîla avait iservé déjà des faits analogues.
Toutes les substances minérales ne sont pas également arrêtées ; c'est nsi que le foie est sans action sur les sels de soude ou de potasse, tels uele chlorure ou le lactate; par contre, il fixe les iodures (Cl. Bernard, (osier) et les bromures (Féré).
L'action du foie sur les alcaloïdes avait été signalée dès 1873 par éger('), puis étudiée par SchilT(') et par un assez grand nombre d'expémentateurs('). Les résultats obtenus n'ont d'abord été accueillis qu'avec le certaine réserve. Mais les derniers travaux publiés sur ce sujet (*) mblent avoir fini de convaincre les incrédules. Il est facile en effet de montrer l'action du foie sur les alcaloïdes ; on peut employer une de s trois méthodes : 1^ étudier comparativement la marche de l'intoxication lez un animal normal et chez un animal dont on a supprimé l'action du ie, soit en extirpant le viscère (Batraciens), soit en liant la veine porte bien, cobaye), ou ce qui est préférable, en établissant une fistule portoive (chien) ; 2^ empoisonner un animal et rechercher le poison dans ses Ksères et ses tissus ; 3*" injecter comparativement le poison par une veine riphérique et par une veine intestinale. Si l'on emploie cette dernière méthode, qui donne de bons résultats, il
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faut avoir soin de diluer la substance en tenant compte de son toxique; autrement dit, la dose reconnue mortelle quand on Tin une veine périphérique, devra être contenue dans 10 ou 20 a cubes de liquide, et celui-ci devra être introduit peu à peu et t ment; c'est pour avoir négligé ces précautions que plusieurs ej tâtcurs n'ont pas réussi à mettre en évidence Faction pi'oteclrice cette glande laisse passer les solutions concentrées, qu'il sa; poisons ou qu'il s'agisse du sucre. Nous avons montré, par exen le foie ne modifie pas la toxicité d'une solution de nicotine à 0.5 p que l'injection soit faite par une veine périphérique ou par la veir la dose mortelle est la même dans les deux cas; elle oscille a 0^%005. Mais si l'on emploie une dilution à 0,05 pour 100, les sont bien différents : pour tuer 1 kilogramme d^animal, il faut in 0*%007 par une veine périphérique et 0,014 par un rameau de porte.
En opérant dans des conditions bien déterminées, on arri?e naître que les alcaloïdes perdent généralement la moitié de leur en traversant le foie. Ce résultat explique en partie la différence des diverses substances (morphine, curare, etc.), suivant qu^on h duit par le tube digestif ou par la voie sous-cutanée. Mais Faction ne s'exerce pas indistinctement sur tous les alcaloïdes et n'esl mcme chez toutes les espèces animales; ainsi, d'après M. lleger, de la grenouille agit énergiqucment sur Fhyoscyamine; le foie d n'a que peu d'influence, celui du cobaye n'en a pas du tout.
L'action protectrice du foie, si elle ne s'exerçait que sur les introduits dans l'économie, n'aurait qu'un intérêt secondaire; ci une fonction intermittente n'ayant l'occasion de se manifester qui façon exceptionnelle. Il n'en est rien, en réalité, car le foie agit nombreuses substances toxiques qui se forment constanunent dans nisme, soit par suite de la vie cellulaire, soit par suite des fermen et des putréfactions intestinales.
Parmi les poisons d'origine alimentaire, la potasse n'est pas am le foie; la peptone, les albuminoïdes y subissent de profondes m* tions; l'acétone et la glycérine le traversent librement, tandis c savons y perdent leur toxicité (Munck).
L'action d'arrêt sur l'alcool admise depuis longtemps a été bie en évidence par GiolTredi (') : cet auteur a montré qu'on augmente la sensibilité de la grenouille à l'alcool en lui extirpant le cerreaa coup en lui enlevant le foie. Si l'on retire ces deux organes, de qui ne produisent aucun accident chez une grenouille saine ami une mort rapide.
Les produits de putréfaction qui naissent à côté des peptone
(^) GioFFREbi, Sul potere coihente del fcgate e del œireUo negli aTuelenamenti Giam, deW Aêtoc. napoletatia di med. e natur,^ 1899.