ACTION DU FOIE SUR LES POISONS
profondément modifiés par le Foie : dans son parenchyme, l'indol, le phénol se sulfo-conjuguent et donnent naissance à de l'indoxyl ou à du phényl-sulfate, c'est-à-dire à des corps peu toxiques. Enfin le foie agit sui les autres poisons putrides, particulièrement sur les ptomaïncs et leur fait perdre leur action nocive.
L*action du foie sur les produits de la désassimilation n'est pas moins ifidente; elle se traduit par une formation d'urée aux dépens des corps organiques moins oxygénés et même de certains sels ammoniacaux. Si, par exemple, on injecte comparativement dans une veine périphérique et dans un rameau de la veine porte, différents sels ammoniacaux, on constate que, dans le deuxième cas, il faut, pour tuer l'animal, introduire une dose double : c'est du moins ce qui a lieu pour le carbonate et le lactite, car le foie ne modifie pas le chlorhydrate. L'expérience suivante confirme cette conclusion : du carbonate d'ammoniaque, injecté dans une veine périphérique, passe dans l'urine ; introduit dans une branche de la veine porte, il ne se retrouve plus dans ce liquide.
On peut démontrer encore le rôle uropoiétique du foie au moyen de eirculations artificielles (Schrœder), ou par l'extirpation de cette glande ehez les Oiseaux (Minkowski) et les Batraciens (Nehelthau). Dans ce dernier cas, l'urée disparait des urines et se trouve remplacée par de l'acide hciique et de l'ammoniaque. En transformant le carbonate ou plutôt le carbamate d'ammoniaque en urée, le foie joue un rôle protecteur important; car, pour un même poids d'azote, l'urée est 40 fois moins toxique que le sel ammoniacal; elle exerce, de plus, une fonction utile, car elle sert de diurétique physiologique; le foie devient ainsi le collaborateur de la sécrétion urinaire.
Signalons enfin quelques expériences qui établissent que le foie agit sur les poisons microbiens, notamment sur ceux qui prennent naissance dans les putréfactions, sur ceux qui se rencontrent dans l'intestin des typhoîdiques, sur ceux enfin que sécrètent certains microbes pathogènes.
Pour qu'on puisse se rendre compte de l'action du foie sur les poisons, nous avons réuni dans un tableau les principaux résultats obtenus en injectant comparativement les diverses substances toxiques par une veine périphérique ou par un rameau de la veine porte. Sauf indication contraire, toutes ces expériences nous sont personnelles.
LES nnoxicAnoNs.
Clilomre de pntuiîam
ChJonirB de sodium
Ladite de BOudii
SalÏFjlole de soude
UcUle de proUojde de Ter (■) , . . .
Albumjoate de miTra
NicolineC]
SuiriM neulrc d'itropine
Sulfoiiiiile de quinine
Sulrite de ttrychnlDe
CoMioeC)
ChlorbjiiriU demorptainc
AnlipiTino («)
llin'rBlicm de digitale
DigiUlÎDe
Alcool
Acétooe
Chcirino
Il«'plilol a Ci
Kildilol p (»)
Prôduila de d jdouhlemcnl de l'albumine
ChlorliTdrile d'
Carbonate
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Matières poucriei (ext. alcoolique) (°}. . Hitières l jplùqQM [eit. tI(»oliquB)(">).
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