IV. Poisons introduits dans l'organisme
Les deux premiers groupes représentent des phénomènes physiologiques, nécessaires, continus; les deux derniers, des phénomènes pathologiques, contingents, intermittents. Certes la division est loin d'être ali^lue. Dans le tube digestif, par exemple, nous trouvons des produits toxiques, versés par les sécrétions ; d'autres formés par les réactions de ces sécrétions sur les aliments ; d'autres attribuables aux micro-orgaûanes qui peuplent la cavité intestinale, et il est difficile d'établir une ligne de démarcation nette entre les fermentations normales et les putréfactions anormales qui confinent à l'état pathologique. Les phénonènes naturels se prêtent mal à nos groupements artificiels; nous •rojoDS néanmoins que notre classification, qui date de 1887 (*), est tssez simple et peut servir de base à une étude générale des intoxications.
(*) RoccR. Action du foie sur les poisons, p. ii. Thèie de Pariée 1887.
rATUOLOGIfi GÉNÉRALE. — I. \T)
Sans vouloir faire une critique des classifications proposées par les divers auteurs, nous croyons intéressant de rapporter celle qu'ont adoptée V. Jaksch(*) et Robert (•).
!Ie tube diffesUf i "^®^' boissons, etc. ^ } empoisonnements propraneat dib. Tappareil re^iratoire (gax méphitiques), la peau et les muqueuses, rhypoderme, les tissus profonds, les oi^ganes.
Iau ni?eau de la peau.
— de rintestin.
— de l'appareil respbaloire.
— de l'appareil nrinaire.
rsans contage TiTant (anto-intooci- Nosbtoxikoses . j tions).
( par contage Tirant.
Les intoxications exogènes rentrent dans nos groupes II et DI. Les toxikoses par rétention représentent une variété pathogénique et noe étiologique; les nosotoxikoses comprennent les auto-intoxications qm, relevant de la vie cellulaire, ne doivent pas, selon nous, en être séparées, et les empoisonnements par contage vivant, qui correspondent exactement à notre dernier groupe.
Malgré ces réserves, il faut reconnaître que cette classification a le grand mérite de mettre en vedette la division des intoxications en eii> gènes et endogènes.
Il nous semble seulement qu'on peut la simplifier de k façon suivante:
, I habituels.
exogènes . . { -j . .
' / accidentels.
Poisons . .{ / ^ie ceUulaire ^ »*^^»««-
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, normaux . . s , v désassimihtioii.
endogènes. . ; ( fermentations gastro-mteslinales.
morbides . . ™ "f^"^^/ .
I agents parasitaires.
Poisons exogènes. — L'alimentation introduit chaque jour dans le tube digestif une certaine quantité de substances qui sont toxiques ou qui le deviennent par suite des modifications que leur font subir les sucs ou les microbes des cavités gastro-intestinales. Ces modifications nécessaires et continues rentrent évidemment dans l'histoire des auto-intoxications. Mais en pratique il est souvent difficile de dire si le poison digestif préexistait dans l'aliment où s'il s'est formé dans le tube digestif. Aussi devrons-nous réunir dans un même chapitre l'histoire entière des intoxications alimentaires.
L'appareil respiratoire sert de porte d'entrée à des gaz délétères : nous
(*) V. Jaksch, Ueber den {^c^nwSrti^en klinischen Standpunkt der Lehre too dea Tofif' tungen. Wiener kliniêche Wochentchrift^ p. iOii, 1890. — NothnageTs êpedeUe PmAûkpf tiud Thérapie, I, p 5. Wien, 1894.
*) KoBTKT, Lehrbuch der Intoxikationcn, p. 30. Stuttgart, 1899.