LES POISONS PUTRIDES
acides, par formation d'acide lactique et non sarcolactique. Cette est inconstante, elle manque dans la putréfaction du poisson. Vers ième jour, la réaction est alcaline : alors commencent les véritables cnes de la putréfaction, caractérisés par un dégagement d'azote apparition de nombreux micro-organismes ; ceux-ci s'attaquent à ine en procédant par hydratation, dédoublent la molécule en deux le corps : les uns représentés par la formule CIP^^^AzO* (Schutzend'où dérivent les glucoprotéines et plus tard les leucines; les fort instables, donnent des acides carbonique, formique, acétique, \ei de l'ammoniaque. Mais de plus, et ici les phénomènes différent qui se passent quand on fait agir sur l'albumine les alcalis et la
on voit se former des composés ammoniacaux par hydratation des st de Tamylamine. Au bout d'un mois, la putréfaction est presque lent terminée; l'activité des germes semble paralysée par les :es antiseptiques auxquelles ils ont donné naissance, et notamment bénol.
er a repris complètement l'étude des ptomaïnes, et a rapporté un nombre de faits fort remarquables ('). Il suppose qu'au début de tréfaction, la lécithine, C^H^AzPhO', se dédouble en ses compo-
la base oxyéthylique, la choline C'H*'AzO% substance peu active, aissance à la base vinylique, la névrine C*H"AzO, corps extrémedque, qui se produit simplement par soustraction d'une molécule jà transformation de la lécithine s'explique facilement par la ragilité de sa molécule si complexe; mais il est plus difficile de I transformation de la choline est due aux propriétés réductrices s, qui acquièrent une grande énergie aussitôt après la mort, ou si iéjà l'œuvre des micro-organismes.
qu'il en soit, voilà une première base très toxique, qui prend e au début de la putréfaction. Les recherches de Brieger ont établi évrine est surtout active chez le chat qui succombe après en avoir Iques milligrammes, tandis qu'il faut en injecter jusqu'à 0''',04 par ime pour tuer un lapin. Les symptômes sont les mêmes chez tous mifcres : hypersécrétion nasale et buccale, salivation intense, respi- *équente, dyspnée, accélération puis ralentissement et affaiblisdes battements cardiaques; en même temps les pupilles sont &es; les membres se paralysent et la mort survient par arrêt ûre, après quelques convulsions terminales; le cœur reste en diastons encore que les animaux présentent un abaissement de la
sanguine; c'est un phénomène que Riemschneider avait déjà à la suite des injections de matières pourries. *oubles, qui rappellent un peu ceux que produit 1a musciirine, également neutralisés par le sulfate d'atropine, é de la névrine existent deux autres bases : l'une qui n'est pas
iut, l'ntcrttucliungc'ii ûber Ptoniaïnc (5 brochures). Berlin, 1885-1880.
toxique, la neuridine, C'H**Az% l'autre, la méthylguanidine (Brieger), qâ est tétanisante à dose assez élevée et arrête le cœur en diastole.
Signalons encore la parvoline, C'H"Az, que MM. Gautier et Êtird «A trouvée dans la viande de cheval putréfiée; la coUidine, l'hydroGolUfiK, deux bases isolées par M. Pouchet et ayant pour formule. Tune CH'^AiW, l'autre C*H"AzK)^; ces corps sont très toxiques.
On rencontre, en outre, des bases inoiïensives : la corindioe CffPki (Guareschi et Mosso) et deux substances découvertes. Tune par Guarodi C^HP'Az'O*, et l'autre par les frères Salkowski C»H"AzO*. U existe enh des corps qui ne sont connus que par leurs eiïets toxiques. Maas a ohm une base tétanisante au moyen de l'éther et, au moyen de ralcool amyliipe, deux corps différents, l'un qui, par ses propriétés stupéfiantes, se n^ proche de la morphine, l'autre qui provoque des convulsions et la dyspnée et tue par arrêt de la respiration ; enfin, avec le chloroforme, fl a pu extraire un poison tétanisant. On voit donc que ce sont les alcabida convulsivants qui dominent; c'est ce que nous avons mis en évideoee au moyen de la dialyse. Du 16 au 19 juin 1885» nous laissov putréfier à Fétuve à 37 degrés, 250 grammes de muscles de chien; le liquide obtenu est soumis à la dialyse, et les eaux du vase extérieur sont réunies et ramenées, par évaporation, à 170 centimètres cubes. Un lapiD de 1500 grammes reçoit dans les veines 3 centimètres cubes de oe liquide; aussitôt respiration rapide, exophtalmie» convulsions inteuef et mort.
Dans les cadavres humains, on retrouve un certain nombre de corpi déjà étudiés à propos de la putréfaction de la viande. Brieger a établi que les alcaloïdes qui y prennent naissance varient suivant le temps qui s'est écoulé depuis le moment de la mort. On rencontre tout d'abord la cholioe, qui apparaît le premier ou le second jour et disparait vers le septième; ta troisième jour se produit la neuridine qui disparaît vers le quatonième jour: en même temps on peut isoler la cadavérine qui augmente avec les progrès de la putréfaction, la putrescine qui devient très abondante vers le quinzième jour, enfin la saprine.
Toutes ces bases ne sont pas toxiques : seule, la choline, quand oo l'injecte à haute dose, produit quelques accidents rappelant ceux que détermine la muscarine.
Ce n'est que vers le septième jour que se montrent les substances véritablement actives. A ce moment, à côté de la triméthylamine, qui est encore peu toxique, se produisent deux bases vénéneuses, dont on peut recueillir de grosses quantités vers le quinzième jour. L'une, la moins active, provoque seulement des évacuations alvines; Tautre est extrêmement remarquable, c'est la mydaléine, dont la formule chimique n'est pas encore déterminée.
Injectée à des cobayes ou à des lapins, la mydaléine amène la salintion, le larmoiement; les pupilles se dilatent, les oreilles s'injectent; la température rectale s'élève de 1 à 2 degrés. Avec une dose de CfOOo