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DILATATION DE L'ESTOMAC. Ô

avec la phalangine ou deuxième articulation du doigt. Elle a Tapparence d*un renflement qui augmente plus ou moins les dimensions transversales de cette articulation, et qui porte le plus souvent sur Tépiphyse de la phalangine. Quand l'élargissement des lignes de contour du doigt se fait brusquement au niveau de l'articulation , Tapparence de celle-ci éveille ridée d'un nœud, d'une nouure, d'une nodosité: cette comparaison vient d'autant plus facilement à l'esprit que les sillons et les sinuosités dessinés par les plis de la peau rappellent vaguement l'aspect de l'écorce des branches d'arbres au niveau de leurs bifurcations. On voit habituellement les quatre doigts noueux chez les sujets qui présentent à un haut degré les déformations dites nodosités de Bouchard. Il n'est pas rare de ne voir que deux ou trois doigts ou même un seul, qui soient ainsi déformés. Les plus fréquemment atteints de la déformation à l'état isolé sont l'annulaire et l'auriculaire, puis vient le médius. La nodosité de l'auriculaire s'accompagne assez souvent, et surtout chez les femmes, d'une tendance générale de ce doigt à s'incurver vers Taxe de la main.

Au point de vue de leur structure, l'examen anatomique que j'en ai fait m'avait montré qu'il s'agissait d'une hyperostose simple. La radiographie Rœntgen le prouve aussi.

La conception de la dilatation gastrique, si large et si puissante telle que l'a présentée M. Bouchard, a rencontré, nul ne l'ignore, tour à tour l'incrédulité, puis un engouement excessif : les médecins en voyaient partout. Ensuite une réaction nouvelle s'est faite et, sous le prétexte qu'elle est très fréquente, on aflccte de la considérer comme un état banal et sans conséquence. Â la condition qu'on ne la confonde pas avec tous les états passagers d'atonie, je persiste à la considérer comme un fait d'une importance très grande dans la sémiologie et la pathogénie gastro-intestinales.

Les partisans du rôle prédominant et initial des troubles chimi<|ues ne voient dans la dilatation qu'une conséquence du spasme pylorique.

Ainsi voici Topinion que professe M. Ilayem sur la dilatation de l'estomac. Elle est fréquente et en quelque sorte banale. La palpetion, la percussion, la succussion, la recherche du bruit de clapotage suffisent à établir le diagnostic. Les distinctions d'Ewald en quatre degrés : grand estomac des gros mangeurs, mégastrie plus accentuée des grands buveurs, dilatation proprement dite et gastrectasie, sont trop théoriques. Il ne faut pas confondre la dilatation de l'estomac avec celle du côlon, méprise facile chez le nouveau-né, quelquefois chez les adultes, surtout chez les hémorrhoïdaires constipés.

M. Hayem n'admet pas, comme M. Debove, qu'il soit possible de confondre le clapotage gastrique avec le gargouillement intestinal, < bruit plus superficiel, à bulles plus petites, donnant parfois nettement, sous les doigts, la sensation d'un déplacement de liquide se faisant dans le sens d'une des portions du côlon. » Il divise les dilatations stomacales en trois classes, suivant leurs causes, qui peuvent être : les troubles évolutifs et

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sécréioires, — la dilatation paralytique ou parétique par afiaiblissement de la contractilité réflexe, par atonie, — les influences mécaniques ou statiques.

La dilatation par troubles évolutifs et sëcrétoires apparaît rapidement dans rhyperpepsie à forme hj^ersécrétante et digestion ralentie ; en rapport avec l'irritation sécrétoire et ferraentative, dans les cas qui procèdent par crises passagères, elle s'atténue beaucoup ou disparait dans les intervalles des crises.

La dilatation parétique ou par atonie comprend deux variétés : névrosique et organopathique. La première se voit chez certains sujets nerveux, hystériques, sans troubles du chimisme, ou chez des neurasthéniques; mais chez ceux-ci la dilatation est antérieure à la neurasthénie.

La dilatation parétique organopathique, liée aux altérations de la muqueuse stomacale, a une forme aiguë : elle s'accompagne d'état nauséeux ou de vomissements au cours de l'embarras gastrique, de l'indigestion, catarrhe aigu ou subaigu par écarts de régime ou libations copieuses chez les vieux gastropathes.

La forme chronique, dans laquelle Testomac descend à deux, trois ou quatre travers de doigt au-dessous de l'ombilic, survient chez les hj-popeptiques et plus rarement chez les hyperpeptiques au bout d'un asseï long temps ; l'atonie secondaire se révèle cliniquement dans ce cas par la prolongation de la phase d'acmé du processus et par l'évolution du processus en plusieurs temps successifs. Dans ce cas, l'évacuation par la sonde est imparfaite et nécessite l'aspiration, l'estomac ayant perdu sa contractilité réflexe ; mais cette perte peut exister aussi à la suite do Tabus des lavages chez des non-dilatés.

La dilatation d^ongine mécanique se produit quand il existe un obstacle au pylore ou sur un point quelconque de l'intestin, du duodénum surtout (cancer, cicatrice d'ulcère, induration d'origine inflammatoire, bride péritonéale, relâchement des ligîiments de l'estomac, abaissement, doplaceincnt, torsion de l'estomac). Ce sont les plus vastes dilatations: Testomac clapote dans les fosses iliaques, jusqu'au pubis même très lon^'teuips après les repas. Toutefois, la grandeur de la dilatation ne prouve pas rigoureusement qu'elle est de cause mécanique, puisqu'on en peut voii' de très grandes sans aucun obstacle.

Dans toutes les grandes dilatations on peut voir à intervalles variables des vomissements par trop-plein, et le liquide obtenu après lavage et repas d'épreuve ramène des débris d'aliments ingérés depuis plusieurs jt)urs et encore reconnaissables.

Le chimisme atteste une forte chlorurie et une très grande augmentation des chlorures ilxes, caractères qui se voient aussi dans la dilatation non inccanicpie avec gastro-succorrhée.

Quand il existe une dilatation d'origine statique, des modifications organopathiques atteignent au bout de quehpie temps la tunique nui-

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