‹ Traité de pathologie générale v. 1Chapitre 24 sur 139 · ANALYSE SPECTROSCOPIQIE DE L'HÉMOGLOBINE · texte numérisé non relu

ANALYSE SPECTROSCOPIQIE DE L'HÉMOGLOBINE

Apparition des 2 bandes Epaisseui^ XSfJU

2 bandes égales Epaisseur 70/JL

) à la division CO, on voit d'abord apparaître la première l)ande a de 'oxyhémoglobine vers 3 mm., puis les deux bandes a et ^; celles-i'i leviennent phis foncées si l'on poursuit l'examen vers la partie plus épaisse, à droite, puis elles se confondent, et enfin la plajjje verte du spectre disparait et on ne voit plus que les rayons orangés, et rouges.

La simplicité de cette méthode m'a permis de faire un nombre considérable d'observations, et les résultats que j'en ai publiés comprennent plus de 2000 analyses spectroscopiques personnelles «luxquelles s'ajoutent celles de mes élèves parmi lesquelles je dois citer plus par Liculièrcment les doc teurs Baudouin, Porgc Tripet, Donatien Labbé Marcel Labbé, Yauthrin Lejard, Salle, Monjarras Masoin, Lagrange, etc

La quantité (Voxy hémoglobine, contenue Jans le sang de l'homme ï Vétat physiologique, rarie dans des conditions assez restreintes.

\a normale, chez l'homme de vingt à cinquante ans, varie entre 15 et 14 pour 100. chez la femme entre 12 et 15 pour 100; mais la plupart ks habitants des villes ne présentent pas au delà de 15 pour 100 et chez les médecins le chiffre 12 pour 100 est presque constannnent observé.

Chez les habitants de la campagne, les cultivateurs, quand ils sont robustes, la movenne peut même dépasser 14 pour 100 et atteindre 14,5 pour 100. '

Dans les hauts plateaux du Mexique, à l'Equateur, à 1890 mètres, la moyenne semble plus faible, 11 à 12 pour 100, avec un nombre de ^obules relativement plus élevé i\\\'\\ n'est en Europe pour cette mèni<^ |iiantité(^).

Conf\ision des 2 bandes . Epaisseur 200/jl

DisparilioD du vert Epaisseur 250^

Fig. 14. — Ph<''nomènes spectroscopiques de loxylirino^'lobine du sang chez rhonime.

('} J. ]|o»AMus, Communication au CongK's international de médecine de Rome, 1805

86 SPECTROSCOPIK DU SANG.

Chez la fominc, on peut observer 11,5 pour 1 00, sans qu'il y ait trouble notable dans Torganisme, la normale est de 13 à 12.

Chez les nouveau-nés, la quantité normale est habituellement très élevée 13. 14 et mémo davantage.

De cinq à dix ans la normale s'abaisse, elle oscille entre 11 et 12 pour 100; mais, de dix à quinze ans, elle se relève surtout chez les jeunes filles qui atteignent facilement 15 pour 100 à Fépoque des règles; au delà, la moyenne 12 à 14 pour 100 est atteinte.

La menstruation agit régulièrement sur la quantité d'osyhcmoglobine (Vauthrin, llénocque) (*). Il y a souvent, un ou deux jours avant l'apparition des règles, une augmentation de Toxyhémoglobine de 1 pour 100. suivie d'une diminution de 1 à 2 ou même 3,5 pour 100 pendant l'époque, et après la e(»ssation des règles une nouvelle augmentation de 1 pour 100 ou davantage, c'est-à-dire dans l'état physiologique, un retour à la quantité (|ui précédait la phase prémonitoire dite du < molimen hémorragique •. Les variations diurnes sont peu prononcées, Vierordt et Eichtenstein ont constaté une légère augmentation après le repas de midi, mes observations m'ont démontré que cette augmentation n'atteint pas 1 pour 100; mais j'ai noté, avec V analyseur chromatique^ des différences de 1/2 à 1/1- pour 100, entre les quantités d'oxyhémoglobine observées le matin à jeun et après un repas copieux à midi. L'usage des boissons aqueuses en excès ne modifie pas sensiblement la quantité d'oxyhémoglobine, non plus que le jeûne ni l'inanition ; au contraire, les sueurs répétées, une ibrle évacuation séreuse, l'abstention de boissons augmentent légèrement la quantité d'oxyhémoglobine de 1/2 à 1 pour 100 (Leichtenstem, Hénocque).

En résumé, les variations qu'on peut considérer comme physiologiques oscillent entre 11,3 et 14 pour 100 d'oxyhémoglobine soit, en prenant connue unité physiologique 14 pour 100, de 0,80 à 1 ou 1/5, ce qui correspondrait à des oscillations de 4 000 000 à 5 000 000 de globules rouges, en admettant qu'ils renfermeraient chacun une quantité approximativement égale d'oxyhémoglobine.

Les (Uvers états pathologiques, les traumatismes produisent dans la quantité d'oxyhémoglobine des variations fort importantes à constater, car la (juantité d'oxyhémoglobine peut descendre au-dessous de 4 pour 100 et rester quebpie temps à ce chiffre siuis que la mort soit inéluctable. J'ai observé plusieurs accouchées qui h la suite de métrorragies ne présentaient (pie 4 pour 100 pendant près d'une semaine, et j'ai même constaté la prolongation de la vie pendant plus de trois ans chez une petite fille atteinte de coxalgie avec suppurations multiples et qui présenta des oscillations entre 3,5 et 4, ou 4,5 pour 100. Néanmoins, on peut dire qu'à partir de 4 pour 100 la vie est compromise, et l'indication de la transfusion peut alors se présenter.

(1; L. VAUTiiniN. I)o»agc <ic l'iiémoglubiuc par la nuHiiodc spcctroscopique du D' Hénocque. Thèiie inaugurale tic la Faculté de méd. de Paris, 18S7.

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