INSPECTION ET PALPATION DU CŒUR
I existence chez les enfants dont les parois minces et élastiques enre* ^strent les ébranlements systoliques de la masse liquide contenue dans le péricarde.
fr. M. Jaccoud a décrit des mouvements ondulatoires dans certains cas de symphyse. Il leur attribue une valeur sémiologique. Ce sont : 1° un mouvement continu d'ondulation épigastrique signalé déjà par Sénac, lleim, Sanders, qui n'a de valeur diagnostique que s'il coexiste avec un retrait systolique de l'épigastre ; 2** un tnouvement de reptation systo* ligue précordial ou mouvement de roulis. Ce phénomène plus fréquemment observé que le premier est, pour M. Jaccoud, un signe certain d'adhérence généralisée du péricarde, avec ou sans adhérences extrapéricardiques.
D'après nos observations personnelles, ainsi qu'il a été dit plus haut, res divers mouvements sont loin d'avoir l'importance que les auteurs leur attribuent. Ils ne peuvent avoir aucune valeur diagnostique; ils indiquent seulement qu'il existe un rapport intime du cœur avec la paroi sur une grande étendue pendant les diverses phases de la révolution cardiaque ( voy. p. 282).
D. Vibrations transmises à la paroi ou bruits palpables. — Un certain nombre de bruits normaux et pathologiques donnent à la main appliquée au niveau de leur maximum d'intensité, coïncidant ordinairement avec leur foyer de production, des sensations tactiles qui rentrent encore dans le cadre de ce chapitre. Tous les bruits produits soit à l'intérieur du cœur, soit à sa surface, et engendrés par des vibrations de fréquence et d'intensité variables se propagent aux points avoisinants de la paroi, qui vibrent à leur tour à l'unisson; de la résultent pour la main appliquée sur ces régions des sensations variées désignées sous les noms de frôlements, frémissements, frottements, etc. Les modalités en sont fort nombreuses.
a. Choc TalTulaire. — Chez un certain nombre d'individus sains à paroi thoracique mince, la palpation |KTmet de percevoir la tension des valvules sous forme d'un choc court et nettement tranché. Si ce choc coïncide avec le pouls carotidien, il se rapporte à la mitrale et à la tricuspide: dans le cas contraire il est dû aux sigmoïdes aortiques et pulmonaires.
Le choc systolique a été surtout étudié par Traube ; d'après cet auteur, il n'aurait pas de signification diagnostique et s'observerait surtout quand une grande partie du cœur est en contact avec la paroi thoracique. On le recherche ordinairement, ainsi qu'il a été dit, dans la région de la pointe, où il se confond avec le choc de celle-ci. Son intensité varie naturellement suivant des circonstances multiples tenant à l'état anatomique des valvules et du cœur, à leur mode de fonctionnement et aux rapports de l'organe avec la paroi. Dans la plupart des circonstances pathologiques, le
choc est plutôt diminué, inai» il csl au contraire notablement augmenté dans le plus grand nombre des cas de rétrécissement mitral.
Le choc diastolique est fréquemment perçu. Quand il est net, on peut facilement se rendre compte du volume du cœur oo du moins de retendue de son grand diamètre. Le plus souvent son maximum de netteté est sous le sternum ou mieux près de son bord gauche, au niveau des 2* et 5' cartilages. Point n'est besoin pour le sentir de contractions ca^ diaques bien énergiques, ni de modifications dans la situation du bord du poumon (Eichhorst). Quand il est diffus, ce choc diastolique n'a pas de valeur diagnostique; quand il est localisé, il n'en est pas de même. Rarement on observe le choc diastolique limité au 2^ espace droit, c'està-dire en un point correspondant aux valvules aortiques. D'après Eidihorst^qui en a fait une étude spéciale, on ne le rencontrerait guère que dans rhypertrophie du cœur consécutive à la néphrite interstitielle. Nous ajouterons qu'on le trouve parfois dans la dilatation aortique, en même temps que l'inspection permet de découvrir l'existence d'un léger soulèvement systolique h ce niveau. Le choc est bien plus souvent perçu dans les '2' et 5' es|)aces gauches; il est dû, soit à des conditions de transmission favorable (bord du poumon recouvrant l'origine de l'artère {lulmonaire privé d'air pur une raison quelconque ou rétracté fortement et rendant ainsi |>ossible le contact direct de Tartère avec la paroi tboracique), soit à une tension exagérée des sigmoîdes pulmonaires (résistance anormale rencontrée par Faction du ventricule droit, comme dans les lésions de la mitrale ou les affections chroniques du poumon).
Ces considérations sont évidemment plus théoriques que pratiques. La condition essentielle à la propagation de ces chocs, comme d'ailleurs de tous les autres bruits normaux ou pathologiques, c'est qu'ils soient facilement transmis au stpielette de la région.
A pn>iHïs de ces chocs valvulaires, il convient de signaler que, dans nombiv de cas normaux et i^athologicpies, on perçoit en palpant la région de la |H>inte, et à coté de st>n cIuh\ une es[>èce de glissement qui ne fait que tnuluin* la K^romotion de cette |)artie du cœur. Ce phénomène se rcnoonliv surtout chez des sujets dont la |ian>i thoracique est mince; il faut en eohnaîtn* Texistence |HHir ne ps risipier de lui attacher une împor tance quil ne s;uirait avoir.
A ciUê de ces chiH*s valvulain*s il cimvienl enct>re de ranger le choc Siiocadê corivs|HMulant au bruit dit de dêiloublement du 2* temps dans le rvtnVissiMuent mitral.
Quand ce bruit de dêiloublement est tant soit peu prononcé, la palivition au niveau de la luse jvnuet as:k*i si^uvent d'en avoir la sensation. i>n t^Uient une impression analogue à un lé::er choc saccadé parfaitement eu rap|H*rt aviv ce bruit. C'est ilans les ,V et f* espaces gauches pK*s du sternum qu'on |vut le mieux le sentir. Le peu dVpaisseur de la |Mr\M thoracique est favorable à la pt*n-eption de ce choc qui est également plus facile [HMidant l'expiration. Il est dû à bprt>pagalioD à la main,