‹ Traité de pathologie générale v. 1Chapitre 58 sur 139 · SPHYGMOGRAPHIE · texte numérisé non relu

SPHYGMOGRAPHIE

Quand il s'^agit d'apprécier les qualités du pouls autres que la fréquence pt le rythme, les résultats obtenus par la palpation sont forcément très ipproximatifs et incertains. Ils varient avec l'éducation tactile de Pobserrateur, c'est-à-dire qu'ils sont empreints d'un caractère essentiellement Hiljjectif. Le sphygmographe donne souvent, au contraire, des résultats issez précis.

Nous ne voulons pas passer en revue tous les sphygmographes inventés, iH)us risquerions d'en omettre et peut-cire des meilleurs. Nous rappellerons simplement que la première réalisation pratique de l'idée qui présida à leur construction est due à Vierordl et à Buisson. M. Marey, en 1863, proposa son sphygmographe, qui, en raison de son application facile, acquit rapidement droit de cité même auprès des cliniciens étrangers. L'éminent physiologiste compléta bientôt son instrument dont le principe consiste dans la transmission du mouvement sanguin intra-artériel à un levier qui l'inscrit sur une bande de papier mise en mouvement par un mécanisme d'horlogerie.

Dans les applications cliniques du sphygmographe, on n'a pas toujours (les tracés de grande amplitude. Le pouls à forte tension, c'est-à-dire le pouls d'une artère fortement tendue, sous l'influence d'une pression sanguine élevée, ne saurait être qu'un pouls de faible amplitude. Le raisonnement contraire s'applique au pouls à faible tension, il ne peut être qu'un pouls à grande amplitude.

Co qu'il importe spécialement d'obtenir, ce sont des tracés reproduisant lidèlement la forme de l'onde pulsatile artérielle. A ce point de vue, le iphygmographe de M. Marey est supérieur aux nombreux autres instrunents similaires, c'est d'ailleurs celui qui est employé presque exclusivenent en France. Il est d'une grande exactitude; ce qui le prouve, c'est

(«) VTaller, Practitioner, 1880.

5iR

î;ÊMirîijK;jK hv vmrn. o ues VArssiLU x.

i[ii*(*n obtioiil j»vof vH instrument (le^* Imeée idcnliqiios à veux ijur donnent le^ a[ipart*ils héniatu^mphiques.

Puur îivoîr fies; résuUatî^ eoiiipanibles entre ûux, î( &st mdiiiiK^ de Iaik jours se servir dn inAnie insfrtnneiit npfilîqnA sur le nii^mc ^nis^eati ri

diuis In mèfue posilion du tronc el du membre. Gcnéralemenl, on plaiv riiïslrumenl sur Tartere mdialeD*

L« poi^itiiïii du membre a une influence nianifestf^t loutes choses éga[i*s

d^aiUeui^, sur la fomie du tracé. Les Iroîs tracés cî-joints, pris sur uij honnnn de treufenb^ux ùn^ bien portant « le prouvent nettement-

rig. 33. -^ Trîieé normal. ^ AvuiUKra^ duL» la pa^ition éloi'ôc.

Le tracé de la figure 51 p^ut être donné comme Ij^e de tracé mnml Le Iracé de bi liguie 52 est celui du même sujet le bras abaî^sé et [wn-

(I] Ad pri^lahle il v»t uUli' de délcmiimr sur li face in teneurs Hi^ r«Tazit-|jrto le poiiil 1«^ rc«|k^iictaril m rirliiis cl mr lequel on wni bica DcUiînii-nl la pribalion rfe l'irlcrc, y mHtre m ' triit i la ]i\\Jimi* iiu au cravott ilen Eïo^rmjiliîijyc pûor ivuir aiiui un poiul de rr'pèr^ utjlkabl^ J fi riiiflrtinii'»l 14? iJé(*l»v»il ■« cour* de l'esaioen.

tl esl tîu!isjït'îi«i1ilc qup l'ai»parçil *dt ^ilao^ contre un *»♦ car Tarière ni» tlcmoe uni* piilsïlwflj c\>st-À^liri* nue «cnwLkta de rlioc, de {ireAsioti au tloigt el au rcantri ifu fphjgmognçhUt que il ccUj* arlt^re *c trmiv« ciitn|irinii^ eontrt' uti plan rr-sisiariL non déprcMÎfaJe. On reomN |Miitr Tain.' foUlir l'adèrv radia ks de nï|Kii3t'r W ilrn du carp.- du maladr mr Un coiiaaint it« tetl^ TiÇiiri que la luain «lil lî''i|rêreiiii''nl nêchic tiir t'av^anl-liFas.

Si V sHie rpiU? imninhilL% le rassort du *f»ÎJv?fTiMJgraplif t'Iaut liit^n plttê an nireaii Je l'arten? et «inlJT îr radius, c't'sl que et* ri'ssi^ict c\eree uni* fin^^skui tPù|i faible ou troy* far(<* sur l'vli'rf. I Il fawi abm ulilistT U vis *ilutn* à reilrvinît** iiti? du i^s^u^-t vi qui pçrm«»l de faire larier rfttc j prr^m. Par «W* UUnuuMnt^nls itieçn«li oti arrive ainsi à ta pressiun ctinri^nable; ceili'<i duil I tarii^r iièet*^ai(vraent *uîiraut Tètat éé la Umston artérielle : fcitc pour nue fiirle teufioti, rllcj di*\ra iHre faible pour une ten^tm faible.

Iji eaii*lriiiitvn de lavanl^Ura* par li-* liens dtril Hre suffiMiilfi pour ÙM:r l*appareiU ricinl* 1 (dw5: olle ne *ïmt pts elfe adtseï forle potjr fijoutcr C4)nuiie valeur ooUMc à la firttsk» d*j* cxci\o*i «ur IVWrc par le re»ort de riiistmroeut.

SHIYGMOGRAHIIK.

Page 1