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CONSIDÉRATIONS PHYSIO-PATHOLOGIQUES

iOngtemps considéré comme ne remplissant d'autre fonction que celle Todorat, ce sens dont la perte nous est si légère à supporter, et tenu ime ici pour quantité négligeable par les cliniciens, le nez a pris leraenl de nos jours la place qu'il mérite d'occuper en pathologie : le place de premier ordre, il la doit à l'importance et à la multiplicité ses fonctions physiologiques, aujourd'hui mieux étudiées et mieux nues.

• Rôle physiologique du nez. — Le nez est avant tout un organe )iraloire, secondairement un organe olfactif. A ce double titre il iplit les fonctions suivantes :

• Rôle respiratoire. — Dans la respiration le nez joue le rôle : a. *gane introducteur de l'air, car il représente la porte d'entrée des !s respiratoires : b. d'organe modificateur de l'air, qu'il réchauffe et lidifie (*); c. d'organe protecteur, car il arrête au passage les penses inanimées, retient et neutralise les poussières animées (germes de es sortes (*), nous avertit de la présence dans l'air ambiant de gaz iibles ou toxiques; d. d'organe régulateur de la respiration, par l'inlédiaire des réflexes dont la nniqueuse est normalement le point de irtH.

' Rôle phonatoire, — 11 consiste à donner à certains sons un timbre cléristiciuc les difTérenciant de tous les autres et donnant aux idiomes emploi de ces sons est fréquent un c^ichet tout spécial.

• Rôle digestif. — Le nez intervient, comme organe de l'odorat, dans

AscHLNBKANDT, Dlc l{o<k'uliiii)( lU' Nast' fiii' iWv Atniiing. Wûrzimrg, 188(5. — Kayskr, Dïr

luup jj^.r >ost! uiul lier crslen Atniungi>w(>g(; fiir clic Respiration. Pflûgrrg Archive,

^'. 1887.. — Buh:ii, Vntersuchungcn ziir Plivsiologie dor >'ascnatmung. Zri7»rAri/ï /ïir

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-^xdmann, Alemreflexe von dcr Nascnschleimliaul. Arch. fir Phytiol.^ 1887.

le choix de nos aliments; il nous aide de plus à les apprécier soitannl leur introduction dans la bouche, soit immédiatement après leur ingesticm, chaque mouvement de déglutition étant suivi d^une expiration qui entraîne dans les fosses nasales les effluves des mets ingérés.

4" Rôle sensuel affectif. — Il est démontré par Tinfluence des odeurs sur Tappétit génital, sur la bonne ou mauvaise humeur, etc.

11. Rôle pathologique du nez. — Il présente à considérer Tinfluence du nez sur Torganisme et réciproquement celle de Torganisnie sur Icnei.

1" Influence du nez sur V organisme, — Toute modification apportée à l'exercice de Tune des fonctions que nous venons d'énumérer se traduit par un trouble correspondant. Nous passerons en revue les principaux de ces troubles. Ils retentissent sur les organes voisins et sur Fensemblede Téconomie par des mécanismes divers dont les plus communs sont, ici comme ailleurs, Taction mécanique, l'infection et les réactions nerveuses.

L'action mécanique est représentée par l'obstruction nasale qui provoque une si longue suite de troubles à la fois respiratoires, phonatoires, digestifs et sensoriels; à l'infection correspond le groupe si important des infections d'origine nasale (*), les unes ascendantes (voies lacrymales, sinus), les autres descendantes (pharynx, trompes et cavités de loreille moyenne, tube digestif, voies respiratoires inférieures); les réactions nerveuses enfin sont représentées par les réflexes pathologiques d'origine nasale.

2° Influence de V organisme sur le nez, — Cette influence peul s'exercer de deux façons : l'affection qu'on observe dans le nez relcfe tantôt d'une cause généi*ale telle que la syphilis, Tarthritisme, la neunsthénie, tantôt d'une cause locale, utérine, gastrique ou autre, retentissant sur les fosses nasales par le mécanisme d'un réflexe ou de toute autre façon.

Ces courtes considérations suffisent à montrer que, loin d'affecter aucune indépendance physiologique ou pathologique, le nez présente afec le reste de l'organisme les rapports les plus étroits et que, sous ce rapport, il peut être assimilé aux plus importants de nos organes.

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