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HÉMORRAGIES NASALES

§ I. — SYMPTOMATOLOGIE

On les désigne sous le nom d'épistaxis. Lorsque rhémorragic tA minime, le sang extravasé peut, au lieu de se montrer immédiatement » dehors, séjourner un certain temps dans les fosses nasales et se mélanfier aux sécrétions normales : l'expulsion d'un mucus nasal mêlé de stries roses ou d'un rouge foncé est le seul indice de la rupture vasculaire. Le suintement sanguin mérite alors à peine le nom d'épistaxis.

Il n'en va pas toujours ainsi et, vu la richesse vasculaire de la pitnitaire, l'épistaxis est d'ordinaire assez abondante pour se manifester aussitôt par un écoulement de sang hors des narines. Tantôt cet écoulement est annoncé par des signes précurseurs, sensation de chaleur oa de chatouillement dans le nez, qui précèdent l'épistaxis de quelques instants; tantôt le sang sort si soudainement de la narine que le malade^ pris à l'improvisle, ne s'aperçoit de l'hémorragie qu'en constatant b présence des premières gouttes de sang sur son vêtement ou son mouchoir. Le sang s'écoule ordinairement par une seule narine à la fois, soit goutte à goutte, soit en un courant continu, soit encore en un jet pulsatile. Lorsqu'il est très abondant, il peut refluer en arrière, contourner le bord postérieur de la cloison et s'échapper par l'autre narine ou bien encore tomber dans le pharynx nasal : de là il est rejeté par la bouche ou bien passe dans le tube digestif, d'où il est expulsé par vomissement ou sous forme de mélœna.

C'est un sang liquide et rutilant, non spumeux; seules, les portionsdf celui-ci qui ne sortent pas immédiatement des fosses nasales s'y solidifient sous forme de caillots noirâtres que le malade rend ultérieurement en se mouchant ou en éternuant.

L'hémorragie cesse d'elle-même au bout d'un temps variable sous la double influence de rabaissement de la pression sanguine et de la formation de caillots obturateurs ; cette règle ne comporte que de bien rarc:^ exceptions. Toutefois cette guérison est souvent fragile : la chute (i(?* caillots, le relèvement de la tension sanguine sous l'influence d'un élernuement, d'un efl'ort, sont suivis du retour de l'hémorragie; celle-ci peu* ainsi se reproduire plusieurs fois de suite à de courts intervalles.

La quantité de sang perdue est en rapport à la fois avec la durée 4^ l'hémorragie et avec le degré de la pression artérielle. Elle varie de quel-

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