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HÉMORRAGIES NASALES

gouttes à un litre et plus. En générah elle est beaucoup moindre lie ne parait être au malade et ne dépasse guère les chiffres de 50 à grammes.

épislaxis retentit de façons fort variables sur l'ensemble de l'orgale. L'état général peut n'être en rien modifié: cest le cas le plus tuel. Chez quelques malades, au contraire, l'hémorragie s'accompagne làleur du visage, de vertiges, de bourdonnements d'oreilles, de petie du pouls, de sueurs froides, de défaillance, voire de syncope : ces lomcnes lipothymiques, qu'on a d'ordinaire tendance à attribuer à une nie aiguë, résultent le plus souvent en réalité de l'impressionnabilité iujet; c'est ce qui explique qu'on les voit parfois survenir des la sortie premières gouttes de sang. La syncope peut avoir un effet utile en risant l'arrêt de l'hémorragie. Exceptionnellement et seulement chez hémophiles ou des individus préalablement anémiés par une maladie e, l'épistaxis hâte ou entraîne la mort par son «ibondance et sa distance.

e qu'il est moins rare d'observer, ce sont des phénomènes d'anémie mique entretenue par la répétition fréquente de l'hémorragie; par cercle vicieux, cette anémie favorise à son tour la reproduction de istaxis.

ans certains cas, l'épistaxis peut avoir une action bienfaisante et proîr au malade un véritable soulagement: telles sont les épistaxis plémentaires et celles des individus pléthoriques, qui viennent mettre lerme à des symptômes pénibles de congestion céphalique, de pesan- •de tête, de chaleur et de rougeur du visage, de vertiges, de bournements d'oreilles.

§ II. — SÉMIOLOGIE

/épistaxis est l'indice de la rupture d'un ou de plusieurs vaisseaux de nuqueuse nasale. A l'inverse de ce qui se passe pour la plupart des res muqueuses, inaccessibles à nos moyens d'exploration, nous pous ici, grâce à l'examen rhinoscopique, constater de visu le siège de morragie et les causes locales qui la provoquent. C'est là un avantage i tout clinicien a le devoir de mettre à profit, car seul il donne le fen d'instituer une thérapeutitjue rationnelle.

^ussi croyons-nous pouvoir abandonner l'antique division des épistaxis hémorragies de cause locale et hémorragies de cause générale, pour substituer celle beaucoup plus pratique d'épistaxis en nappe et ►istaxis circonscrites.

Épistaxis en nappe. — Ce sont les hémorragies profuses qui sur- Hent dans les maladies dites hémorragipares (hémophilie, purpura, but, leucocythémie). Toute la surface, ou du moins une grande

étendue de la surface, de la muqueuse nasale saigne, sans qu^on distingne d'altérations localisées. Cette forme est exceptionnelle» et c'est presque toujours à la variété suivante que Ton a afiTaire.

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