‹ Traité de pathologie générale v. 1Chapitre 88 sur 139 · DIVISION DU SUJET · texte numérisé non relu

DIVISION DU SUJET

Les différentes phases chronologiïpics que vient de nous montrer l'historique de la sémiologie des voi«»s respiratoires nous donnent Tordn: logique suivant lequel les différents symptômes doivent être examinés. Les anciens n'avaient à leur dis|)osition que l'interrogatoire du sujet et les troubles fonctionnels qu'il présentait. C'est ainsi, en effet, que doit débuter notre examen du malade ; c'est après nous être mis au courant de ses antécédents, après avoir constaté que les troubles fonctionnels

qu'il présente semblent se rapporter à une affection des voies respiratoires, après avoir remarqué qu'il est dyspnéique, qu'il tousse, qu'il crache, etc., que nous nous déciderons à rechercher par les diflëreota méthodes d'exploration les signes physiques qui nous révéleront leW exact des organes intra-thoraci(]ues. L'état général, Tanalyse des autres viscères et des sécrétions compléteront les renseignements que nous pourrons recueillir et établiront définitivement le diagnostic, la nature pathogénétique et le pronostic de la maladie. Tel est, énoncée en quelques lignes, la marche à suivre pour Texamen des afl'ections des Toies respiratoires.

Nous étudierons donc d'abord : V les renseignements fournis parTatti» tude du malade, sa constitution, le mode de début de la maladie, en un mot les anaîtinestiques ; 2° les troubles fonctionnels : la dyspnée, b douleur, la toux et l'expectoration, que nous étudierons complètcineat pour ne pas en scinder l'étude ; 5** les signes physiques fournis par l'inspection, la palpation, la percussion et l'auscultation. Sans oublier les derniers moyens d'investigation que les progrès de la mécanique et de l'antisepsie ont rendu d'usage courant à notre époque ; 4** enfin, l'examen de l'étiit général et des sécrétions dans leurs rapports avec l'affection des voies respiratoires, moyen d'investigation nécessaire pour le diagnostic éliologiquc et le pronostic de la maladie que nous ne ferons d'aifleuR qu'indiquer sommairement.

Page 1