CHAPITRE SIXIÈME
Néoplasmes de la vessie.
Les néoplasies primitives se rencontrent assez rarement dans le réservoir urinaire. La plus fréquente de toutes c'est le cancer dit villeux^ qui est à proprement parler un fibrome papillaire pouvant atteindre la dimension d'une grosse noix et siégeant d'ordinaire dans le bas-fond de la vessie, au voisinage de l'entrée du canal de l'urèthre. Comme cette tumeur est le plus souvent gorgée de sang, il se produit parfois des hémorrhagies dans la cavité vésicale, ce qui fait que tfiématurie à répétition est un des signes les plus fréquents du papillome vésical. En même temps le sang en caillots prend à son passage â travers l'urèthre une forme vermiculairc allongée. En outre la miction est parfois accompagnée de souffrances violentes, quand des parties de la tumeur viennent se placer devant l'orifice du canal uréthral Le diagnostic formel d'une tumeur villeuse n'est possible que pour autant que des fragments s'en détachent et sont retrouvés dans l'urine émise. L'exploration de la vessie à l'aide du cathéter peut ainsi renseigner sur la présence et le siège de la tuméfaction.
\^ carcinome primitif A^L la vessie est rare. D'ordinaire il se propage d'une manière diffuse dans la paroi vésicale à laquelle il fait prendre une épaisseur telle, qu'on peut sentir la vessie à la main à travers la paroi abdominale. Au surplus, les symptômes sont identiques à ceux de la cystite chronique grave. L'urine est fortement chargée de pus, parfois aussi de sang. La cachexie cancéreuse généralisée s'est développée assez tard dans les cas que nous avons observés et dont l'un se rapportait à un individu passablement jeune encore. Le diagnostic n'est pas toujours facile. Abstraction faite de la marche morbide générale et de la formation éventuelle d'une tumeur vésicale accessible au palper, le diagnostic doit se baser surtout sur la démonstration de particules cancéreuses contenues dans l'urine.
122 Maladies du bassinet et de la vessie.
La transmission à la vessie de néoplasmes cardnomateux^^xXsxXàt. l'utérus, du rectum et du vagin se rencontre assez fréquemment
Le traitement ne saurait s'adresser qu'aux symptômes» attendu que l'intervention chirurgicale est rarement possible.